Hanoï, 13 octobre (VNA) – À l’approche de la saison sèche, Hanoï renforce le contrôle de trois principales sources d’émissions – la circulation routière, les chantiers de construction et les brûlages à l’air libre – afin de lutter contre la pollution atmosphérique.
Nguyen Minh Tan, directeur adjoint du Département de l’Agriculture et de l’Environnement de Hanoï, a indiqué que la pollution atmosphérique dans la capitale était principalement liée aux particules fines PM2,5.
Les résultats de la surveillance au cours des neuf premiers mois de l’année montrent que la qualité de l’air à Hanoï s’est nettement améliorée par rapport à la même période de l’année dernière. Du 1er janvier au 29 septembre, la proportion de jours où la qualité de l’air était jugée bonne ou moyenne a atteint 74,42 %, soit un niveau proche de l’objectif annuel de plus de 75 %.
« Par rapport à la même période de l’année dernière, la qualité de l’air de la ville s’est considérablement améliorée. Toutefois, cela ne signifie pas que les objectifs fixés ont été pleinement atteints, car les données de surveillance montrent que les épisodes de pollution commencent généralement en octobre, notamment durant la saison sèche, qui s’étend de novembre à mars de l’année suivante », a précisé Nguyen Minh Tan.
Selon lui, cette période présente des risques élevés liés à trois principales sources d’émissions. La première est le trafic routier, notamment les poussières soulevées par les véhicules dans les zones à forte densité de circulation. Les activités de construction, de démolition et de transport de matériaux génèrent également des poussières lorsqu’elles ne sont pas correctement encadrées. Enfin, les brûlages à l’air libre pendant la saison des récoltes contribuent à la pollution par les fumées et les retombées de cendres.
« Nous avons identifié trois principales sources de pollution : la circulation, les chantiers de construction et les brûlages incontrôlés à l’air libre. Sur cette base, la ville élabore un plan d’action spécifique pour la période critique, afin de concentrer les efforts sur le contrôle de ces sources d’émissions », a déclaré Nguyen Minh Tan.
Pour lutter contre la pollution liée aux brûlages, la ville compte sur une vigilance accrue des habitants et des entreprises, ainsi que sur des inspections rigoureuses des autorités afin de sanctionner les infractions.
À cet effet, elle a mis en place des systèmes de surveillance des brûlages à l’air libre et renforcé les contrôles sur le terrain.
S’agissant des chantiers de construction, les investisseurs, les entreprises de construction et les organismes de gestion sont tenus de renforcer la surveillance et d’appliquer strictement les mesures de prévention, notamment en installant des systèmes d’arrosage et en lavant les véhicules à l’entrée et à la sortie des chantiers, afin de limiter la dispersion des poussières. Hanoï exige également de ses 126 communes et quartiers qu’ils intensifient le nettoyage, l’arrosage et le lavage des voies publiques pour réduire les concentrations de particules fines dans l’air.
Accélérer la transition écologique
Depuis le 1er juillet, le quartier de Hoan Kiem expérimente une zone à faibles émissions, une initiative qui a donné des résultats encourageants, tant pour les habitants que pour les urbanistes.
Cette mesure s’inscrit dans la transition de la capitale vers des modes de transport plus écologiques. Elle intervient notamment après le lancement, en mars dernier, des contrôles des émissions des automobiles. À ce jour, Hanoï compte plus de 2 300 sites équipés de bornes de recharge, totalisant 10 209 points de charge, ainsi qu’environ 1 650 stations d’échange de batteries.
Le réseau de transport par autobus de la capitale comprend 156 lignes desservies par 1 977 véhicules. Parmi eux, 875 utilisent des motorisations plus propres, soit 44,3 % du parc, un taux supérieur à l’objectif fixé pour l’année.
Toutefois, Nguyen Minh Tan a souligné que la transition du secteur des transports nécessitait encore des efforts considérables. À l’intérieur du premier périphérique, les deux-roues à essence représentent encore environ 94 à 97 % du parc, tandis que les voitures à essence en constituent entre 75 % et plus de 80 %.
« C’est une leçon importante en matière de transition écologique, d’organisation de la circulation et de gestion du parc automobile. La ville continuera à mettre en œuvre des solutions adaptées pour accélérer cette transition », a-t-il déclaré.
Hanoï s’attache également à maîtriser les émissions provenant des activités industrielles, des villages de métiers traditionnels et des sites de production. Une première évaluation a permis de recenser 53 sites polluants nécessitant des mesures correctives ou une délocalisation.
En mars dernier, les autorités ont inspecté sept établissements et ordonné à deux d’entre eux de cesser leurs activités et de déménager. L’un de ces établissements s’est déjà conformé à cette injonction. La capitale s’est par ailleurs fixé pour objectif de traiter la situation de l’ensemble des principaux sites polluants d’ici à la fin de 2030.
Selon Nguyen Minh Tan, la ville renforce également sa coordination avec le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement, ainsi qu’avec les autres provinces et villes de la région, afin de partager les informations et de lutter conjointement contre la pollution atmosphérique durant la saison sèche.
La capitale a également adopté des réglementations encadrant la coordination régionale en matière de gestion environnementale et créé un groupe de travail technique interrégional consacré à l’environnement. Le Département de l’Agriculture et de l’Environnement élabore actuellement un plan visant à renforcer les mesures de contrôle de la pollution atmosphérique et les capacités d’intervention. Un rapport sur ce plan est attendu ce mois-ci. -VNA
Hanoi s’attaque à trois sources majeures d’émissions à l’aube des jours secs
L’une des mesures notables mises en œuvre par Hanoi est le projet pilote de zone à faibles émissions dans le quartier de Hoàn Kiêm, lancé le 1er juillet. Après environ deux mois de mise en œuvre, les habitants et les entreprises ont globalement accueilli favorablement cette politique.