En août, le chiffre d'affaires àl'exportation du pays a atteint six milliards de dollars, soit unebaisse de 0,5% par rapport au mois de juillet, selon le Départementgénéral des statistiques.
Les cinq domaines d'exportationconnaissant la baisse la plus importante, qui se chiffre de 27 à 93millions de dollars, sont le riz, les sandales et chaussures, lesproduits aquatiques, les produits d'habillement, les véhicules etaccessoires.
Sur la même période, les importations onttendence à ralentir, chutant de 1,5% pour s'établir à 6,9 milliards dedollars en raison de la politique de rigueur des importations etd'encouragement à l'utilisation des matières premières produites sur leterritoire.
Avec une baisse des importations plusimportante que celle des exportations, le déficit commercial a étéramené en août à environ 900 millions de dollars, contre près de 980millions en juillet.
Bénéficiant de la hausse du prix deplusieurs produits d'exportation durant les premiers mois de l'année,les exportations nationales entre janvier et août ont dépassé les 44,5milliards de dollars, soit une hausse de 19,7% en rythme annualisé,alors que les importations ont atteint près de 52,7 milliards (+24,4%).
Ledéficit commercial s'est chiffré à 8,15 milliards de dollars, soit18,3% du montant total des échanges commerciaux du pays, demeurant ainsiinférieur au seuil fixé par l'Assemblée nationale (AN) pour 2010 (20%).
Malgré une baisse du chiffre d'affaires à l'exportation,le ministère du Plan et de l'Investissement a prévu que celui-ciatteindrait cette année 67,5 milliards de dollars, soit une hausse de16,3% sur un an, laquelle est donc largement supérieure à l'objectiffixé par l'AN (au dessus de 6%).
Ces prévisions s'avèrentréalisables étant donné qu'un certain nombre d'entreprises de textile etd'habillement, de produits aquatiques ont des commandes jusqu'au 1ertrimestre 2011 et que le besoin mondial en biens, dont le riz, afortement augmenté. -AVI
La politique monétaire doit concilier stabilité et croissance
Le Premier ministre Le Minh Hung a appelé le secteur bancaire à conduire une politique monétaire flexible et proactive, conciliant stabilité macroéconomique, maîtrise de l’inflation et soutien à la croissance.