Ca Mau (VNA) - Après plus d'une journée de procès, le Tribunal populaire de la province de Ca Mau a rendu le 12 août son verdict dans l'affaire de "violation des règles sur les appels d'offres entraînant de graves conséquences", liée au gonflement frauduleux des prix d'équipements de surveillance au sein de l'ancien Service des ressources naturelles et de l'environnement de la province de Bac Lieu, causant un préjudice de plus de 4,4 milliards de dôngs (près de 169 000 dollars) au budget de l'État.
L’enquête a établi que Nguyen Thi Thanh Nhan, ancienne présidente du conseil d’administration et directrice générale d’AIC, était à l’origine de l’affaire et avait ordonné la constitution de sociétés "de façade" pour participer aux appels d’offres à travers le pays, fausser la concurrence et permettre à AIC de remporter les marchés.
Afin de remporter le contrat de fourniture et d'installation de trois stations de surveillance à Bac Lieu, Nguyen Thi Thanh Nhan a mandaté ses adjoints, Tran Manh Ha et Le Thi Linh Nhung, pour manipuler les devis en utilisant l'écosystème de l'entreprise et falsifier les rapports financiers de l'année 2014, permettant ainsi à AIC de s'approprier indûment le marché au détriment des fonds publics.
Pham Quoc Nam, ancien directeur du Service des ressources naturelles et de l'environnement de Bac Lieu, a été reconnu coupable d'avoir abusé de son autorité pour favoriser AIC, tandis que son ancienne chef comptable, Bui Thi Kim Em, a activement aidé Pham Quoc Nam dans les infractions, causant à l’État un préjudice de plus de 4,4 milliards de dongs.
Ho Tan Manh, président du conseil d’administration et directeur général de la société Dong Nam A, et Nguyen Minh Tam, chef de groupe et expert chargé de l’évaluation, étaient tous deux responsables de la réalisation des activités d’évaluation conformément à la réglementation. Toutefois, lors de l’évaluation du marché portant sur trois stations de surveillance dans l’ancienne province de Bac Lieu, ils n’ont pas respecté les principes et procédures prévus par les Normes vietnamiennes d’évaluation.
Le Tribunal a condamné les accusés de la société AIC, Nguyen Thi Thanh Nhan à 10 ans de prison, Tran Manh Ha à 7 ans et Le Thi Linh Nhung à 3 ans et 6 mois ; les accusés représentant le maître d’ouvrage, Pham Quoc Nam à 4 ans et Bui Thi Kim Em à 3 ans et 6 mois ; et ceux du groupe chargé de l’évaluation des prix, Ho Tan Manh à 3 ans et 9 mois et Nguyen Minh Tam à 3 ans.
À ce jour, Nguyen Thi Thanh Nhan et Tran Manh Ha, toujours en fuite, font l'objet d'un mandat de recherche international émis par le ministère de la Sécurité publique. -VNA