Hanoi, 15 juin (VNA) - Le directeur de l'Institut d’études Ho Chi Minh de l'Université russe de Saint-Pétersbourg, Vladimir Kolotov, a analysé la loi sur la cybersécurité au Vietnam, récemment adoptée par l’Assemblée nationale, pour en souligner le bien-fondé.

Le professeur Vladimir Kolotov. Photo: VNA

Dans une interview accordée à l'agence de presse russe Sputnik, le professeur Vladimir Kolotov a estimé que le cyberespace faisait partie intégrante de la souveraineté de tout pays au même titre que la souveraineté territoriale, aérienne et maritime.

De plus, c'est dans cet espace que se produisent de nombreuses actions hostiles, pas beaucoup moins dangereuses que celles de la vie réelle, a-t-il dit.

Selon le professeur Kolotov, tous les pays ont deux options pour gérer cette situation: légiférer et intervenir directement ou confier cette tâche à des acteurs privés.

L'expert a par ailleurs souligné que l'Asie du Sud-Est abritaient plusieurs groupes terroristes actifs et que ceux-ci dépendent de la toile pour communiquer, recruter ou préparer des actions violentes.

Il a par ailleurs souligné le fait que le Vietnam occupait la 100ème place mondiale en termes de cybersécurité. Ce faible niveau de cybersécurité a conduit à des affaires regrettables, fragilisant la souveraineté nationale, a-t-il souligné.

L'adoption de cette loi ne viole pas ou n'interfère pas avec la liberté d'expression, a estimé l’expert russe, ajoutant que la loi sur la cybersécurité est liée à l'infrastructure d’Internet.

Cela ne concerne pas la question de l'information, mais la gestion des métadonnées, c'est-à-dire l'information sur l'information, a-t-il expliqué, assurant qu'après l’entrée en vigueur de cette loi, personne ne lira des informations privées échangées par ceux qui utilisent les réseaux d’ordinateurs, parce qu'ils n'ont tout simplement pas assez de mémoire électronique pour le faire.

L'adoption de la loi susmentionnée au Vietnam, intervenant dans le contexte de guerre cybernétique croissante dans le monde, ne viole pas les droits des citoyens, au contraire, elle protège ses propres intérêts, a-t-il dit.

En outre, il a souligné que des lois similaires avaient déjà été adoptées en Russie et dans d'autres pays.

La loi sur la cybersécurité a été adoptée le 12 juin par l'Assemblée nationale avec un large consensus, après de nombreux débats et la compilation des opinions des députés et des électeurs.

La Loi comporte 7 chapitres et 43 articles, réglementant les activités visant à protéger la sécurité nationale et à assurer l'ordre social et la sécurité sur le cyberespace, ainsi que les responsabilités des agences, organisations et individus concernés. -VNA