Le Vietnam prépare un projet d’exonération universelle des frais hospitaliers

Le ministère de la Santé élabore un plan de mise en œuvre de la politique d’exonération universelle des frais hospitaliers, conformément à une résolution récemment publiée par le Politburo sur les solutions innovantes pour protéger, soigner et améliorer la santé publique.

Des personnes venant consulter un médecin s'inscrivent à l'accueil. Photo: VNA
Des personnes venant consulter un médecin s'inscrivent à l'accueil. Photo: VNA

Hanoi (VNA) – Le ministère de la Santé élabore un plan de mise en œuvre de la politique d’exonération universelle des frais hospitaliers, conformément à une résolution récemment publiée par le Politburo sur les solutions innovantes pour protéger, soigner et améliorer la santé publique.

Le gouvernement affirme avoir calculé et sécurisé les ressources financières nécessaires à la mise en œuvre de la politique d’exonération universelle des frais hospitaliers à partir de 2026.

Dans le cadre de cette feuille de route, à compter de 2026, tous les citoyens auront droit à des examens de santé annuels gratuits, et un dossier médical numérique leur sera remis pour suivre leurs pathologies tout au long de leur vie. D’ici 2030, les citoyens seront exonérés des frais d’examens et de traitements médicaux de base dans le cadre de l’assurance maladie.

La résolution n°72-NQ/TW du Politburo sur certaines solutions de percée pour renforcer la protection, le soin et l’amélioration de la santé de la population est considérée comme stratégique, globale et à long terme. Elle témoigne de la profonde préoccupation du Parti et de l’État pour la santé de la population et vise à bâtir un Vietnam plus sain, plus juste et plus prospère.
Elle appelle à une réforme rigoureuse du financement des soins de santé et au développement durable de l’assurance maladie, fondement de l’exonération universelle des frais. Le financement proviendra principalement du budget de l’État, complété par la Caisse d’assurance maladie et des ressources sociales.

« L’exonération des frais hospitaliers de base à l’échelle nationale par le biais de l’assurance maladie d’ici 2030 est une politique profondément humanitaire, d’une importance capitale pour la sécurité sociale. Elle permet de détecter précocement les maladies, de réduire les coûts médicaux et d’affirmer le principe selon lequel la personne est au cœur de toutes les politiques de santé, a déclaré le 16 septembre le ministre de la Santé, Dào Hông Lan

La ministre a ajouté que l’État et la Caisse d’assurance maladie prendront en charge les dépenses médicales essentielles afin de minimiser les charges financières, en accordant la priorité aux bénéficiaires des politiques sociales, aux groupes vulnérables, aux ménages à faibles revenus et aux autres populations défavorisées.

Pour les services au-delà du forfait de base, les patients continueront de participer au financement afin d’encourager une utilisation rationnelle et une meilleure rentabilité.

«Cette politique doit aller de pair avec une couverture maladie universelle, garantissant un partage des risques où les personnes en bonne santé soutiennent les malades et les plus aisées les plus démunies. L’objectif ultime est que tous les citoyens, quelle que soit leur région ou leur revenu, puissent accéder aux services de santé essentiels sans souci financier», a-t-elle indiqué.

« La résolution ne vise pas la gratuité absolue des soins, mais plutôt la réduction des frais à la charge des patients, le renforcement de la couverture maladie, la réduction de la mortalité due au dépistage tardif des maladies et la construction d’un système de santé équitable, efficace et durable où personne n’est laissé pour compte», a souligné la ministre.

Selon le vice-Premier ministre Lê Thanh Long, le gouvernement a calculé et sécurisé les ressources financières nécessaires à la mise en œuvre de la politique d’exemption universelle des frais hospitaliers à partir de 2026.

Citant les chiffres du ministère de la Santé pour 2024, il a indiqué que le Fonds d’assurance maladie couvrait environ 140.000 milliards de dôngs, tandis que les patients payaient à leur charge environ 21.545 milliards de dôngs.

Si cette politique est appliquée à partir de 2026, la charge supplémentaire maximale pour le budget de l’État s’élèverait à environ 21.545 milliards de dôngs par an. Actuellement, le Fonds d’assurance maladie dispose d’un excédent de 49.000 à 50.000 milliards de dôngs, ce qui est suffisant pour couvrir les deux premières années.

À plus long terme, le Vietnam devra augmenter progressivement les cotisations d’assurance maladie pour assurer un équilibre durable, a expliqué le vice-Premier ministre Lê Thanh Long.

Le dirigeant a souligné qu’il s’agissait d’une solution humaniste et pratique pour alléger le fardeau financier des citoyens, réaffirmant l’engagement ferme du gouvernement à donner la priorité à la santé publique, à préserver la sécurité sociale et à bâtir un système de santé équitable, efficace et durable. – VNA

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