L’aéroport de Nôi Bài renforce la surveillance pour prévenir le chikungunya

Le Comité populaire de Hanoi a demandé au Département de la santé et aux agences concernées de renforcer la surveillance sanitaire, notamment à l’aéroport international de Nôi Bài afin de prévenir l’entrée potentielle du chikungunya, une maladie infectieuse transmise par les moustiques.

L’aéroport international de Nôi Bài renforce la surveillance sanitaire pour prévenir l’apparition du chikungunya. Photo : anninhthudo.vn
L’aéroport international de Nôi Bài renforce la surveillance sanitaire pour prévenir l’apparition du chikungunya. Photo : anninhthudo.vn

Hanoi (VNA) – Le Comité populaire de Hanoi a demandé au Département de la santé et aux agences concernées de renforcer la surveillance sanitaire, notamment à l’aéroport international de Nôi Bài afin de prévenir l’entrée potentielle du chikungunya, une maladie infectieuse transmise par les moustiques.

Le Département de la santé a été invité à surveiller étroitement la maladie à l’aéroport, dans les établissements de santé et au sein de la communauté, afin de détecter rapidement les cas suspects, en particulier ceux en provenance des régions touchées, et d’assurer l’isolement et le dépistage en temps opportun.

Le secteur de la santé local a été chargé de mener une surveillance vectorielle ciblant les moustiques Aedes à l’intérieur et autour de l’aéroport afin d’éviter des épidémies secondaires. La communication sanitaire auprès des passagers, les conseils de prévention de la maladie et la coordination de la prise en charge des cas suspects ont été renforcés.

Bien que le Vietnam n’ait enregistré aucun cas de chikungunya, le risque d’entrée de la maladie dans le pays reste élevé compte tenu de l’augmentation des voyages internationaux.

Par ailleurs, l’administration municipale a demandé au Département de la santé de fournir des conseils sur la prévention du chikungunya, en association avec la prévention de la dengue ; d’ordonner aux établissements médicaux de préparer des ressources humaines suffisantes afin d’éviter une surcharge du système ; et d’organiser les inspections, la surveillance et le reporting de la situation épidémique au ministère de la Santé.

En juillet 2025, l’OMS a alerté sur la transmission rapide du chikungunya, avec des épidémies majeures à La Réunion et à Mayotte qui s’étendent désormais à l’Afrique, à l’Asie du Sud et à l’Europe. Des rapports font également état d’une augmentation des cas au Guangdong (Chine) et à Singapour.

Le chikungunya est une maladie virale transmise par les moustiques Aedes, le même vecteur responsable de la propagation de la dengue. Le virus ne se transmet pas directement d’une personne à l’autre.

La saison des pluies actuelle dans de nombreux pays de l’hémisphère nord crée des conditions idéales pour la reproduction de l’insecte, augmentant leur densité de population et accélérant la propagation du virus. La haute saison estivale des voyages facilite également la transmission transfrontalière.

Le chikungunya est une maladie virale transmise par les moustiques Aedes, le même vecteur responsable de la propagation de la dengue. Le virus ne se transmet pas directement d’une personne à l’autre. Les moustiques sont plus actifs pendant la journée, avec un pic de piqûres en début de matinée et en fin d’après-midi.

Les symptômes du chikungunya apparaissent généralement quatre à huit jours (entre deux et douze jours) après la piqûre d’un moustique infecté. Ces symptômes peuvent inclure une forte fièvre soudaine et de fortes douleurs articulaires.

Les autres signes courants incluent raideur articulaire, arthrite, maux de tête, fatigue et éruption cutanée. Les symptômes ressemblent à ceux de la dengue, mais le chikungunya provoque souvent des douleurs et des gonflements articulaires plus prononcés, tandis que la dengue entraîne généralement des symptômes hémorragiques plus prononcés.

Bien que le Vietnam n’ait détecté aucun cas de chikungunya au sein de la communauté, le pic actuel de densité de population de moustiques Aedes et l’augmentation des voyages internationaux augmentent les risques. – VNA

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