Cedernier point n’est pas anecdotique. En effet, de 1966 à 1970, l’hôpitalK71.B situé dans le district de Tân Châu, province de Tây Ninh (Sud), adû faire face à 28 assauts des troupes adverses, et de nombreux ennemisont été tués par des médecins vietnamiens.
Lecolonel et le médecin du peuple Nguyên Sanh Dân, ancien directeur del’hôpital K71.B, rappelle que ce dernier était spécialisé dans letraitement des malades graves: «Durant cette période, notre hôpital aaccueilli environ 42.000 blessés, la plupart engagés dans de grandescampagnes».
«Du 21 au 28 novembre 1968, durantl’attaque des forces ennemies, les soldats en blouse blanche onttransféré près de 500 malades à la base, afin de les mettre en sécuritéet leur éviter le danger une deuxième fois», explique Nguyên Sanh Dân.
Pendant la campagne Hô Chi Minh, 34 hôpitaux ont étémobilisés (y compris des équipements sanitaires, lits, médicaments,etc.), pour s’occuper de près de 10.000 blessés.
Parmi ces établissements, seuls quelques-uns étaient spécialisés dans le traitement des blessés graves.
«Acheminer les médicaments était une tâche particulièrement péniblepour nous. Il fallait échapper à l’ennemi tout en assurant de lapréservation des médicaments durant le transport», souligne le médecindu peuple Nguyên Sanh Dân.
Cependant, «nousrecevions une assistance remarquable des gens vivant au Nord»,ajoute-t-il, sans oublier de souligner que «nos efforts ont contribuénotablement à limiter les décès, notamment lors de la fin de la campagneHô Chi Minh».
Mais, surtout, il faut perpétuer lamémoire de tous ces combattants en blouse blanche qui ont versé leursang pour la Patrie, et Nguyên Sanh Dân, évoquant ce point, estparticulièrement peiné car, «la guerre est finie depuis 39 ans déjà,mais nous ne savons toujours pas encore, à l’heure actuelle, où ilsgisent».
C’est d’ailleurs la raison pour laquelleune maison commémorative a été construite dans le district de Lôc Ninh,province de Tây Ninh, grâce aux donations des médecins militairesretraités. – VNA
Une magnate jugée pour le détournement d’un fonds public de stabilisation
Les accusés doivent répondre des accusations de détournement de près de 80 milliards de dôngs liés au Fonds de stabilisation des prix des carburants et d’achat et de vente illégaux de factures et de justificatifs de paiement au budget de l’État, caractérisés par l’émission fictive de 153 factures générant un profit illicite de plus de 20 milliards de dôngs.