Originalité du Têt traditionnel des Si La à Lai Châu

Le Têt traditionnel « cô tô co ô xi » des Si La du district de Muong Tè dans la province de Lai Châu (Nord) est célébré lorsque les fleurs de pêcher fleurissent partout sur le flanc des montagnes.
Originalité du Têt traditionnel des Si La à Lai Châu ảnh 1Les Si La dans la province de Lai Châu. Photo : danviet

Lai Chau (VNA) - Le Têt traditionnel « cô tô co ô xi » des Si La de la commune de Can Hô du district de Muong Tè dans la province de Lai Châu (Nord) est célébré lorsque les fleurs de pêcher s'épanouissent partout sur le flanc des montagnes. C’est également le moment où les familles ont achevé la récolte et où le paddy a été mis en dépôt.

Les Si La fêtent leur Têt traditionnel en trois jours: le premier jour « va si nhi » où l'on tue un porc pour la fête, le deuxième jour « chi xi tô nhi » au cours duquel il est coutume de boire de l’alcool et le troisième jour « chè cho nhi » ou jour de clôture.

Avant les jours du Têt « cù pha ha nhi », les Si La arrangent leur maison, nettoient les ustensiles de cuisine et préparent les aliments pour les journées du Têt. Les femmes vont au champ pour attraper des crabes et des poissons tout en cueillant des racines de riz gluant pour le culte des ancêtres.

Le premier jour du Têt, les familles se lèvent à minuit. Les chefs de famille prennent l’arquebuse et tirent en l’air pour annoncer l’arrivée du Têt. Les femmes pilonnent des graines de sésames et du riz gluant pour préparer des « banh day » (gâteau de riz rond). Lorsque le soleil émerge, les familles tuent le porc pour le Têt. Selon les coutumes, la famille du chef doit être la première à verser le sang.

Après avoir tué le porc, le chef de famille prend un filet de porc et le foie, les emballent dans des feuilles de bananier puis les place sur l’autel pour célébrer le culte des ancêtres.

Après la prière, les représentants des familles participent au repas chez le chef, après quoi celui-ci enseignera les règles au sein de la famille et le registre généalogique aux jeunes couples. À cette occasion, les familles discutent affaires, les gens riches transmettant leurs expériences dans les affaires à d’autres membres. Ils leur font connaître les produits à exploiter, en souhaitant qu’ils en profitent pour s’enrichir pendant la nouvelle année.

Le deuxième jour, les couples portent une bouteille d’alcool et un écureuil séché chez les parents de la femme pour souhaiter la bonne année, en mangeant et buvant toute la journée.

Le troisième jour, dès le matin, les familles préparent les « banh chung » (gâteau du Têt). Le chef de la famille en choisit ensuite un ou deux pour rendre hommage aux ancêtres en annonçant la fin du Têt.

Hormis les rites traditionnels, pendant les trois jours du Têt, les familles des Si La participent également à des jeux folkloriques comme la toupie, etc.

Étant une des 53 ethnies minoritaires du Vietnam, les Si La de la province de Lai Châu sont parvenus à conserver leurs mœurs et coutumes traditionnelles jusqu’à nos jours.-NDEL/VNA

Voir plus

Le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam et président vietnamien Tô Lâm (3e à partir de la gauche) lors de la cérémonie. Photo: VNA

Le Vietnam lance le chantier de conservation et de restauration du palais Kinh Thiên

Kinh Thiên était le palais principal de la cité interdite de Thang Long sous la dynastie des Lê. Selon le “Dai Viêt su ky toàn thu” (Annales complètes du Dai Viêt), sa construction débuta en 1428, sous le règne de Lê Thai Tô, et s’acheva sous celui de Lê Thanh Tông, sur les fondations des palais principaux des dynasties des Ly et des Trân.

L’œuvre puise sa source dans le reflet de la lune sur l'eau, capturant le paradoxe d'une image à la fois figée dans l'instant et animée d'un mouvement éternel. Photo : thethaovanhoa.vn

Quand l’ikebana japonais fait onduler la lune au cœur de Hanoi

Au Musée des beaux-arts du Vietnam, l’exposition Sazanami Vol. 1 («Vagues de lune») transcende la simple démonstration technique. En faisant dialoguer l’Ikebana avec le paysage culturel et créatif vietnamien, elle ouvre une voie d’une résonance universelle où l’humanité et la nature s’unissent par la grâce des fleurs.

Le spectacle « La Patrie dans nos cœurs » est organisé par le journal Nhan Dan en collaboration avec le Comité populaire de Ho Chi Minh-Ville. Photo : https://nhandan.vn/

Construire des marques nationales dans l'industrie culturelle

Le 7 janvier 2026, le Bureau politique a promulgué la Résolution n° 80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne dans la nouvelle ère. Celle-ci fixe notamment l’objectif de porter, d’ici 2030, la contribution de l'industrie culturelle à 7 % du PIB et de créer entre 5 et 10 marques nationales dans les secteurs culturels à fort potentiel, tels que le cinéma, les arts du spectacle, le tourisme culturel, le design et la mode.

De nombreux Japonais au festival. Photo : VNA

Premier Festival du banh mi vietnamien au Japon

Premier événement au Japon entièrement consacré au banh mi vietnamien, le festival organisé les 26 et 27 septembre à Tokyo invite le public japonais à découvrir, à travers la gastronomie, la culture vietnamienne et les liens qui rapprochent les deux peuples.

Colline de thé de Cau Da, dans la commune de La Bang, province de Thai Nguyen. Photo : VNA

Thai Nguyen, terre d’excellence du thé vietnamien

Réputée pour la qualité de son thé, Thai Nguyen compte parmi les grandes terres de thé du Vietnam. La province lui consacre plus de 22.000 hectares, répartis dans la plupart de ses communes et quartiers. Entre paysages verdoyants et savoir-faire transmis de génération en génération, Thai Nguyen offre aux visiteurs une belle immersion dans la culture du thé et ses saveurs typiques.

Au souffle Phan Dang Hoàng, 40 silhouettes marquent la Fashion Week de Milan 2027. Photo : Phan Dang Hoàng

Les éclats de Phan Dang Hoàng impressionnent à la Fashion Week de Milan 2027

S’inspirant d’un conte de fées profondément ancré dans la mémoire culturelle de générations de Vietnamiens, la collection explore le parcours de transformation de Tấm : d’une jeune fille douce subissant une profonde injustice, elle devient une figure en quête perpétuelle de redécouverte de soi et d’épanouissement personnel.