Le café vietnamien gagne du terrain face à l’espresso en France

Depuis longtemps, l’espresso est considéré comme un symbole de la culture du café en France et en Europe. Cependant, ces dernières années, un nouvel acteur affirme progressivement sa place : le café vietnamien.

Des Français se rendent chez “PHIN MI” pour déguster un café aux saveurs typiquement vietnamiennes. Photo: VNA
Des Français se rendent chez “PHIN MI” pour déguster un café aux saveurs typiquement vietnamiennes. Photo: VNA

Paris (VNA) - Depuis longtemps, l’espresso est considéré comme un symbole de la culture du café en France et en Europe. Cependant, ces dernières années, un nouvel acteur affirme progressivement sa place : le café vietnamien. Avec sa saveur unique, sa méthode de préparation particulière et une culture qui lui est propre, cette boisson conquiert peu à peu les consommateurs français, en particulier les jeunes.

Dans un article intitulé « Le café vietnamien est-il en train de tuer l’espresso ? », publié le 13 septembre, le quotidien 20Minutes – l’un des plus grands et populaires journaux en France – indique que le « cà phê sữa đá » devient un choix familier pour de nombreux consommateurs français.

cafe.jpg
Photo d'illustration: VNA

L’Agence vietnamienne d’Information (VNA) vous présente ci-dessous l’intégralité de cet article.

« Le café vietnamien est-il en train de tuer l’espresso ?

On est allé déguster une tasse de « Cà phê sữa đá », un café glacé au lait concentré, au coffee shop « PHIN MI » pour vérifier la hype autour de cette boisson.

L'essentiel

Le café vietnamien gagne en popularité en France grâce à sa culture unique et ses nouvelles saveurs, bien que le Vietnam soit déjà le 2e producteur mondial de café et le 1er producteur de Robusta, souvent « fondu dans des mélanges ou des capsules industrielles sans mention d’origine ».

La particularité du café vietnamien réside dans sa préparation avec du Robusta et la méthode du « phin ». Il s’agit d’une petite cafetière en métal où « l’eau chaude est versée sur une mouture moyenne à grossière, et le café s’écoule lentement, goutte à goutte, pendant 5 à 7 minutes » selon « une méthode lente, silencieuse, presque méditative ».

Les coffee shops vietnamiens contemporains proposent des versions modernes plus douces avec du lait concentré sucré, créant des boissons gourmandes.

Dans la grande vague de tendance des cafés froids type espresso tonic, le café vietnamien commence aussi à marquer ses points. Qu’est-ce qui le différencie d’un latte classique avec des glaçons ou de l’ube servi froid ?

Toute la culture derrière, sa méthode de fabrication, et évidemment ses nouvelles saveurs qui font son atout auprès des amateurs de café (ou pas d’ailleurs). A 20 Minutes, Kim nga et Marin, torréfacteurs et cofondateurs du coffee shop PHIN MI, ont raconté la success-story de cette boisson vietnamienne qui conquit les palais français.

Le café vietnamien, plus connu qu’il n’en a l’air

Certains surfent sur les tendances pour se faire un nom, mais ce n’est pas le cas du café vietnamien ! Le pays dont il est originaire est le 2e producteur mondial de café et le 1er producteur mondial de Robusta, souligne Kim nga, fondatrice du coffee shop.

« Bien qu’il soit largement exporté vers l’Europe, il reste méconnu, souvent fondu dans des mélanges ou des capsules industrielles sans mention d’origine », raconte Kim nga. C’est la raison qui lui a d’ailleurs donné envie, avec son binôme Marin, de mettre en lumière ce café omniprésent au Vietnam, consommé à chaque coin de rue, comme un véritable rituel quotidien.

Un Phin et du Robusta pour faire un bon café vietnamien

Le café vietnamien doit avant tout sa particularité à sa préparation, notamment pour le « Cà phê sữa đá » qui nécessite du café robusta et la méthode du « phin ». Il s’agit d’une petite cafetière en métal posée directement sur une tasse, inspirée de la cafetière filtre française pendant la période coloniale. Compact et cylindrique, il se compose d’un filtre perforé, d’une chambre à café, d’un petit couvercle et d’une soucoupe.

Comment ça marche ? L’eau chaude est versée sur une mouture moyenne à grossière, et le café s’écoule lentement, goutte à goutte, pendant 5 à 7 minutes. « C’est une méthode lente, silencieuse, presque méditative », décrit Kim nga. Le résultat en tasse est un café rond avec du corps, dont le profil peut varier selon le style du barista.

Un goût qui met tous les palais d’accord

« Au Vietnam, les recettes traditionnelles sont souvent plus concentrées et amères », avoue Kim nga. D’autant plus qu’on utilise du Robusta vietnamien, qui contient presque deux fois plus de caféine que l’Arabica. Mais chez Phin Mi comme dans de nombreux coffee shops vietnamiens contemporains, on privilégie une approche plus moderne, avec des extractions douces et équilibrées.

Les recettes contiennent du lait concentré sucré. Pas en excès mais suffisamment pour créer le fameux cà phê sữa đá (version glacée) ou sữa nóng (version chaude). Ce qui donne une boisson gourmande et chocolatée, qui séduit autant les amateurs exigeants que ceux qui pensaient ne jamais aimer le café ».-VNA

Voir plus

La légende française du patinage artistique Surya Bonaly échange avec de jeunes patineurs vietnamiens. Photo: VNA

La légende du patinage Surya Bonaly sur la glace vietnamienne

À Hanoï, la légende française du patinage artistique Surya Bonaly a encadré et échangé avec de jeunes patineurs vietnamiens, contribuant à élever leur niveau technique et à stimuler le développement d’une discipline encore émergente au Vietnam.

Cette œuvre a été imprimée en écriture vietnamienne Quoc ngữ en 1883. Photo: VNA

Francisco de Pina et le Quôc ngu : un pont culturel entre Vietnam et Portugal

L’Association pour la promotion de la culture vietnamienne (APCV), en partenariat avec la ville portugaise de Guarda, organise les 7 et 8 octobre une série d’événements rendant hommage à Francisco de Pina, pionnier du Quôc ngu, tout en renforçant les échanges culturels et la coopération bilatérale.

Numérisation de livres sur feuilles de latanier, financée par le Fonds canadien d'initiatives locales. Photo: VOV

Les sutras gravés sur feuilles de latanier entrent dans l’ère du numérique

Grâce à la numérisation et aux efforts de transmission, les sutras sur feuilles de latanier trouvent aujourd’hui de nouvelles voies pour être valorisés. Longtemps conservés dans les armoires en bois des pagodes, ces trésors de savoir et de spiritualité peuvent désormais être partagés avec un public plus large.

Des activités d'échange culturel ont lieu à l'Espace culturel Due Tam Tra. Photo: SGGP

Un échange culturel pour renforcer les liens entre les peuples de l'ASEAN à Ho Chi Minh-Ville

Un échange culturel intitulé "Connecter les peuples de l'ASEAN" s'est déroulé au sein de l'espace culturel Due Tam Tra, dans la commune de Chau Pha, où les convives ont été initiés à l'art ancestral du thé vietnamien. Les délégués ont pris part au rituel de l’invitation au thé dans un esprit d’amitié, et ont dégusté du thé ainsi que des pâtisseries traditionnelles.

L’ancien récif corallien de Hang Rai est reconnu par les scientifiques pour sa grande valeur géologique ainsi que pour son intérêt majeur dans l’étude de l’histoire naturelle de la région. Photo : VNA

À la découverte de Hang Rai, joyau naturel de Khanh Hoa

Situé dans la commune de Vinh Hai, dans la province de Khanh Hoa, le site de Hang Rai constitue l’un des joyaux naturels du parc national de Nui Chua, intégré à la Réserve de biosphère mondiale éponyme reconnue par l’UNESCO. Ce paysage d’exception se distingue par son ancien récif corallien fossilisé aux formes spectaculaires, façonné par le temps et les éléments, ainsi que par son relief grandiose mêlant falaises rocheuses escarpées et littoral sauvage. 

Andrey Tatarinov, ancien ambassadeur de Russie au Vietnam. Photo: VNA

Mise à l’honneur la langue vietnamienne à travers le 5e concours national de traduction en Russie

L’Institut d’État des relations internationales de Moscou (MGIMO) a accueilli à Moscou la finale de la 5ᵉ édition du concours national de traduction du vietnamien, un événement devenu incontournable qui témoigne de l’attrait croissant pour la langue et la culture vietnamiennes en Russie, tout en contribuant à former une nouvelle génération de spécialistes au service du rapprochement entre les deux pays.