La cérémonie de l’hâu dông, un patrimoine culturel

Au cours d’une cérémonie de l’hâu dông un médium entre en contact avec les divinités. Une pratique populaire qui obéit à de nombreux codes.

Hanoi (VNA) - Au cours d’une cérémonie de l’hâu dông un médium entre en contact avec les divinités. Une pratique populaire qui obéit à de nombreux codes.

Le rituel hâu dông, encore appelé hâu bong ou lên dông, rite religieux de la Déesse Mère (Dao Mâu), est une activité religieuse populaire à la dimension à la fois spirituelle et artistique.

La cérémonie de l’hâu dông, un patrimoine culturel ảnh 1Le rite de hâu dông est souvent réalisé dans les temples où les saints sont vénérés. Photo : Thuy Hà/CVN

C’est un rituel utilisé pour se connecter à l'esprit de la Déesse Mère et d'autres divinités, afin de leur communiquer ses préoccupations et ses prières pour être en bonne santé et ne pas manquer d’argent.

Les médiums ont le rôle d’intermédiaires. Ils sont censés être en mesure de communiquer directement avec les esprits pour que les participants de la cérémonie (le public) puissent entrer en contact avec les esprits et leur demander leur bénédiction.

Le médium entre en contact avec des divinités

«Le rituel du médium est une performance composée de musique accompagnée de paroles, de danses et de rites solennels. Ce rituel est censé aider les gens à communiquer avec les divinités par l'intermédiaire des chamans.», fait savoir le professeur Ngô Duc Thinh, directeur du centre de recherche et de préservation de la culture et des croyances vietnamiennes.

La cérémonie a souvent lieu dans des temples ou des palais. Des espaces religieux solennels pour adorer les êtres saints et leur faire des offrandes.

La cérémonie de l’hâu dông, un patrimoine culturel ảnh 2Le médium est considéré comme un intermédiaire entre le monde spirituel et réel. Photo: Ngoc Yên/CVN

Le médium se produit sur une scène devant l'autel de la Déesse Mère. Homme ou femme, il se maquille minutieusement à chaque rituel : poudre, fard à joue et rouge à lèvres font partie du costume. Les tenues portées et les gestes effectués sont propres à chaque divinité.

Le médium est toujours accompagné par deux ou trois assistants chargés de l’aider à effectuer les rituels et changer de costume. Des musiciens sont assis près de la scène et jouent de la flûte, du tambour et de la cithare à deux cordes. Ils sont accompagnés par deux ou trois chanteurs qui chantent quand l'esprit s’est incarné dans le médium.

À chaque cérémonie le médium entre en contact avec plusieurs divinités. Environ 36 divinités sont invoquées successivement.

Culture du Hâu dông est populaire

Chaque fois qu’une divinité «investit» le corps d’un chaman, un foulard rouge est mis sur la tête de ce dernier. Le médium effectue une danse spécifique pour chaque divinité, selon ses caractéristiques. S’il s’agit par exemple de l'esprit d’un mandarin, les danses sont inspirées des arts martiaux. Si c’est une déesse de la montagne, les danses sont accessoirisées d’éventails en plumes dont la couleur blanche, verte, rouge ou jaune, est adaptée à la décoration du palais de chaque déesse.

Plus qu’à travers ces cérémonies, la culture du hâu dông est transmise par des chansons, des danses et des contes philosophiques.

La culture du hâu dông est populaire. Par conséquent, la préservation de ce patrimoine culturel national doit s'appuyer sur la communauté. «Je suis confiant et je souhaite que ce rite perdure car il est profondément ancré dans le cœur des Vietnamiens», conclu M. Thinh. -CVN/VNA

Voir plus

La Résolution 80 définit une nouvelle vision pour une stratégie de développement culturel durable

La Résolution 80 définit une nouvelle vision pour une stratégie de développement culturel durable

« La Résolution n°80 a été adoptée à un moment particulièrement opportun, alors que le pays entre dans une nouvelle étape de son développement national. À l’ère de l’essor de la nation, cette résolution a posé un nouveau cadre idéologique, au sein duquel la culture est appelée à jouer de toute urgence un rôle transversal, en soutien à la science et à la technologie, à l’intégration internationale, à l’innovation, à la réforme institutionnelle, au développement de l’économie privée, ainsi qu’aux secteurs de l’éducation et de la santé.

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO lors de la 19e session du Comité intergouvernemental pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Photo diffusée par la VNA

Le Vietnam défend la mise en œuvre du traitement préférentiel pour les pays en développement

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO, a proposé de mettre l’accent sur le renforcement des capacités, le partage d’expériences, le renforcement de la coopération internationale et la mise en œuvre des recommandations adoptées en ce qui concerne l’article 16 de la Convention sur le «traitement préférentiel pour les pays en développement».

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Coutume ancienne apparue en Asie, les étrennes du Têt incarnent des vœux de paix, de chance et de prospérité pour la nouvelle année. Si les formes ont évolué avec le temps et le numérique, cette tradition demeure un symbole indissociable du Têt traditionnel vietnamien.

Des femmes khmères de la commune d’An Cư, province d’An Giang, s’emploient à préserver et à valoriser le métier traditionnel de tissage de brocart de leur communauté. Photo : VNA

An Giang : le brocart khmer, un patrimoine vivant au service du tourisme culturel

Au pied de la chaîne des Sept Monts, le village de tissage de brocart khmer de Van Giao, province d’An Giang, illustre une dynamique réussie de valorisation du patrimoine culturel associée au développement du tourisme communautaire, contribuant à créer des moyens de subsistance durables et à promouvoir l’identité culturelle des minorités ethniques du Vietnam.

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le « Têt Nguyên Dan », également connu sous le nom de fête du Nouvel An lunaire ou plus simplement « Têt », est la célébration la plus significative et la plus attendue du calendrier vietnamien. Il s’agit de la fête à ne pas manquer, où chaque détail des préparatifs est soigneusement exécuté selon des rituels transmis de génération en génération.
Le Têt symbolise le début d’une nouvelle année, et les événements qui se produisent ce jour-là sont traditionnellement considérés comme annonciateurs des fortunes et des défis pour les mois à venir.

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Pour les Vietnamiens, le Nouvel An lunaire est la plus grande et la plus attrayante de toutes les fêtes. De nombreux us et coutumes sont transmis de génération en génération.

Huynh Công Ly (chemise blanche) et sa famille perpétuent la tradition d’ériger le mât rituel depuis plus de 50 ans. Photo : CVN

Le gardien du cây nêu dans le Delta du Mékong

Dans le Delta du Mékong, la famille de Huynh Công Ly perpétue depuis plus d’un demi-siècle la tradition d’ériger le cây nêu, perche rituelle du Têt, symbole ancestral chargé de sens spirituel et culturel.