Des chants Vi et Giam pour apprendre l’anglais

Dang Thi Anh Phuong enseigne l’anglais au lycée Nghi Xuân. Elle utilise les chants Vi et Giam dans la langue de Shakespeare pour faire progresser ses élèves.
Des chants Vi et Giam pour apprendre l’anglais ảnh 1Dang Thi Anh Phuong (2e à gauche), avec à ses côtés des membres du club de Vi et Giam du lycée Nghi Xuân, dans la province de Hà Tinh (Centre). Photo: LD/CVN

Hanoi (VNA) - Dang Thi Anh Phuong enseigne l’anglais au lycée Nghi Xuân. Elle utilise les chants Vi et Giam dans la langue de Shakespeare pour faire progresser ses élèves, et pour éviter que ces chants populaires ne tombent dans l’oubli.

Depuis près d’un demi-siècle, les chants Vi et Giam accompagnent les habitants des provinces de Nghê An et de Hà Tinh (Centre). Reconnus par l’UNESCO en 2014, ils évoquent la vie quotidienne des paysans. Ces chants traditionnels peuvent aussi se transformer en un spectacle à part entière.

Après un diplôme obtenu au Département anglais de l’Université pédagogique de Dà Nang, Dang Thi Anh Phuong est devenue enseignante du lycée Nghi Xuân, Hà Tinh, sa terre natale. Puis, elle a traduit les paroles des chants Vi et Giam en anglais pour les transmettre à ses élèves.

Bercée par les chants de sa grand-mère

«Quand j’était petite, mes parents étaient toujours occupés à faire des travaux. Donc, je restais chez moi avec ma grand-mère qui chantait les Vi et Giam pour m’aider à m’endormir. À chaque fois que j’étais stressée, j’écoutais une mélodie, et ensuite j’allais beaucoup mieux», confie Anh Phuong.

Soucieuse de voir ce genre musical et scénique disparaître, elle a donc décidé d’agir pour préserver ce patrimoine culturel. Elle a profité des activités parascolaires pour tenter de transmettre sa passion. Les élèves étaient ravis de pratiquer des chants traditionnels dans une langue étrangère. Un exercice qui permet d’apprendre tout en s’amusant.

Dang Thi Anh Phuong a ensuite fondé un club dédié à ces chants au lycée Nghi Xuân. Un an après sa création, ce repère de passionnés de ces musiques traditionnelles a connu une vraie réussite. Il compte dans ses rangs 60 membres qui se réunissent une fois par mois. «J’ai lancé ce groupe afin de leur donner l’opportunité de s’améliorer en anglais», partage-t-elle.

En janvier dernier, les efforts de Anh Phuong ont été récompensés. Son club a en effet remporté le deuxième prix du Festival de compétition de la créativité scientifique et technique au niveau provincial grâce à son œuvre «Préservation et valorisation des chants folkloriques Vi et Giam de Nghê Tinh via des activités du club du lycée Nghi Xuân».

Ce concours, organisé par le Service d’éducation de Hà Tinh, a mis à l’honneur les efforts de cette enseignante. «Phuong a fait revivre les airs Vi et Giam. Grâce à son travail, elle a contribué à préserver cet art traditionnel. Ces chants populaires ne sont pas prêts de tomber dans l’oubli», annonce Vu Minh Thiên, proviseur du lycée Nghi Xuân. -CVN/VNA

Voir plus

Une performance de don ca tai tu. Photo: VNA

Le don ca tai tu, levier du développement touristique à Tây Ninh

Reconnu par l’UNESCO comme patrimoine culturel immatériel représentatif de l’humanité, le don ca tài tu (chant des amateurs du Sud) du Vietnam n’est pas seulement une forme d’art populaire, mais aussi la quintessence de la vie spirituelle, de l’identité et du caractère des habitants méridionaux.

Hanoï érige la culture en pilier de son développement

Hanoï érige la culture en pilier de son développement

Après la promulgation par le Bureau politique de la Résolution n°80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne, la capitale Hanoï s’emploie progressivement à concrétiser les objectifs et orientations qui y sont définis.
Au-delà des déclarations d’intention ou des actions de façade, l’ambition de faire de la culture un pilier du développement est désormais traduite en mesures concrètes, mises en œuvre de manière plus efficace et appelées à produire un large rayonnement.

La pièce «Thi Mâu voyage à travers le temps». Photo : hanoi.gov.vn

À Hanoi, l’automne aux couleurs des arts de la scène

Le festival mettra en lumière des œuvres reflétant la richesse culturelle et historique de Hanoi, de son peuple et de son identité, avec des productions exceptionnelles dans un large éventail de genres théâtraux, notamment le cheo (théâtre populaire), le cai luong (théâtre rénové), le théâtre, les comédies musicales, le cirque, le théâtre de marionnettes et le tuông (théâtre classique).

Les vastes plaines alluviales qui bordent la rivière Cà Lô sont un lieu idéal pour camper le week-end. Photo : VNP

La dynamique de développement des villages d’artisanat

Au cœur des profondes mutations de notre époque, où le développement ne se mesure plus seulement à la vitesse de croissance mais aussi à la richesse de l’identité, la Résolution n°80-NQ/TW ouvre une nouvelle perspective : la culture ne suit plus le mouvement, elle l’accompagne et en devient un moteur d’impulsion.

Contrairement aux estampes polychromes, la peinture de Sinh utilise la matrice uniquement pour imprimer les contours, la coloration étant ensuite réalisée à la main, ce qui rend chaque œuvre unique. Photo : VNA

Les derniers gardiens de l'art des estampes populaires du village de Sinh à Hue

Ancré depuis plus de quatre siècles dans la vie spirituelle des habitants de l’ancienne cité impériale, l’art des estampes populaires du village de Sinh (quartier de Duong No, ville de Hue) a longtemps été au bord de l’extinction. Aujourd’hui relancé, ce savoir-faire ancestral ne survit pourtant encore qu’à travers les gestes d’une poignée d’artisans, posant avec acuité la question de la préservation d’un patrimoine populaire intimement lié aux croyances et à l’identité culturelle locale.

Des délégués et des citoyens visitent l'espace d'exposition du Musée de Hanoï. Photo : VNA

Pour faire de la culture un moteur du décollage touristique

Portée par la Résolution n°80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne, Hanoï accélère la valorisation de son immense patrimoine afin de faire de la culture un moteur de croissance durable, de dynamisme touristique et de créativité urbaine, malgré des défis persistants liés à la numérisation, aux infrastructures et à l’attractivité des produits culturels.

Dans le processus d’intégration internationale, la culture joue un rôle essentiel, contribuant à préserver l’identité nationale face aux influences extérieures et façonnant l’image du Vietnam dans le monde. Photo: VNA

Culture vietnamienne à l’ère numérique : entre valorisation et nouveaux défis

À l’ère du numérique, la promotion et la protection de l’identité culturelle vietnamienne sur Internet deviennent un enjeu stratégique. Si la technologie offre un second souffle aux valeurs traditionnelles, elle impose également de nouveaux défis face aux contenus inappropriés et à la nécessité de renforcer la « résistance culturelle » des citoyens.

Pagode Cuong Xa : record asiatique de murs gravés de svastikas

Pagode Cuong Xa : record asiatique de murs gravés de svastikas

La pagode Cuong Xa, connue sous le nom de Quynh Khau Tu (« Monticule de Jade »), située dans le quartier de Tan Hung à Hai Phong, a reçu, le 3 mai, un record asiatique pour son vaste ensemble de murs de pierre gravés du symbole bouddhiste du svastika.