​Hanoï (VNA) - Les entreprises vietnamiennes de produits aquatiques se sont engagées à n’acheter et n’importer que des produits de la mer dont la traçabilité est clarifiée et légitime.

Clients devant un rayon de fruits de mer au supermarché Co.opXtra, dans le 7e arrondissement de Hô Chi Minh-Ville.

"À l’heure actuelle, 73 entreprises vietnamiennes spécialisées dans la production, la transformation et l’exportation de produits aquatiques se sont engagées à n’acheter et n’importer que des produits de la mer dont la traçabilité est clarifiée et légitime", a annoncé Nguyên Hoài Nam, secrétaire adjoint de l’Association de transformation et d’exportation des produits aquatiques du Vietnam (VASEP), à propos des actions du Vietnam suite au carton jaune de la Commission européenne sur la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN).

Afin de dire non à la pêche illicite, la VASEP a demandé de créer une banque de données sur la pêche pour faciliter la gestion de l’origine des produits. De même, le Département général de l’aquaculture a coopéré avec la Garde-maritime du Vietnam dans la mise en œuvre de programmes de respect des réglementations requises par l’EU sur la pêche, pour s’orienter vers une pêche responsable et respectueuse de l’écosystème maritime.

Malgré des obstacles internes et externes, la filière est parvenue à ses fins grâce à l’adoption de nouvelles technologies pour améliorer la qualité des produits et diversifier les marchandises destinées à l’exportation.

Selon le Département général de la douane, la valeur d’exportation des produits aquatiques du Vietnam est estimée à 8,4 milliards de dollars cette année, soit une hausse de 15% en glissement annuel.

Suite aux informations non vérifiées de médias de certains pays occidentaux qui ont porté atteinte à l’image des pangasius du Vietnam, le gouvernement et la communauté des entreprises du Vietnam ont lancé nombre de programmes notamment en ce qui concerne la réorganisation de la production et l’élaboration d’une meilleure traçabilité de ce poisson. De plus, plusieurs entreprises ont invité des experts et des organismes internationaux à inspecter sur place les zones d’élevage.

Selon Nguyên Ngô Vi Tâm, directrice générale de la société par actions Vinh Hoàng, basée dans la province d’An Giang (Sud), face à la taxe anti-dumping imposée par les États-Unis, son entreprise a travaillé étroitement avec des éleveurs locaux pour procéder correctement à la sélection des races, améliorer les politiques d’embauche et de paiement des salariés…. afin de rassurer ses partenaires américains.  Son entreprise a aussi élargi ses débouchés vers la Chine et le Japon.

Selon la VASEP, en 2017, la Chine a abaissé de 5 à 2% la taxe d’importation des crevettes, soit l’équivalent de celle des pangasius. Etant donné la proximité du marché chinois, les produits aquatiques du Vietnam seront plus compétitifs que ceux d’autres marchés plus lointains. -CPV/VNA