Hanoi, 10 janvier (VNA) - La plupart des accusés de détournement de biens ont reconnu les faits lors du 2e jour du procès de l’affaire survenue à PetroVietnam et à PetroVietnam Construction Joint Stock Corporation (PVC).
 
L'accusé Trinh Xuân Thanh répond aux questions des avocats au Tribunal populaire de Hanoi. Photo: VNA

Trinh Xuân Thanh, ancien président du Conseil d’administration de PetroVietnam Construction Joint Stock Corporation (PVC), a cependant plaidé "non coupable" des accusations de détournement de biens portées contre lui.

Il est poursuivi pour "actes volontaires contraires aux réglementations de l’Etat relatives à la gestion économique, causant de graves conséquences" et "détournement de biens".

Selon l’accusation, Trinh Xuân Thanh a donné instruction à Vu Duc Thuân, ancien directeur général de PVC, de signer le contrat EPC N°33 pour que PVC puisse recevoir de PetroVietnam une avance de 6.607.500 dollars et plus de 1.312 milliards de dôngs. 1.115 milliards de dôngs ont été utilisés à d’autres fins que celles prévues.

Il a donné instruction à Nguyên Anh Minh, ancien directeur général adjoint de PVC, et à Luong Van Hoà, ancien directeur du comité de gestion du projet Vung Ang-Quang Trach appartenant à PVC, de créer un dossier fictif pour retirer et s’approprier plus de 13 milliards de dôngs dudit comité de gestion.
 
Poursuivi pour "actes volontaires contraires aux réglementations de l’Etat relatives à la gestion économique, causant de graves conséquences", Dinh La Thang, ancien président du Conseil des membres de PetroVietnam, a reconnu sa responsabilité en tant que personne à la tête de PetroVietnam.​
 
L'accusé Dinh La Thang répond aux questions des avocats au Tribunal populaire de Hanoi. Photo: VNA
 
Il a dit avoir donné des instructions trop rigoureuses et hâtives aux subalternes, avant de se justifier par le contexte d’il y a dix ans dans lequel PetroVietnam, grand groupe économique, devait mener simultanément de nombreux projets clés, et des problèmes de mise en conformité avec une réglementation juridique alors insuffisante.

PVC est toujours en train de mettre en œuvre le projet de centrale thermique Thai Binh 2 et elle s’avère un entrepreneur principal suffisamment capable malgré une violation des obligations relatives à la marche des travaux, a-t-il dit.

Dinh La Thang a également affirmé qu’il n’avait pas reçu de rapport faisant état de base juridique insuffisante du contrat EPC (ingénierie, approvisionnement et construction) N°33 dudit projet.

Le Parquet populaire suprême a déclaré que les actes commis par Dinh La Thang et les autres coaccusés ont causé des préjudices de près de 120 milliards de dôngs à l’Etat.

Ouvert lors des premiers jours de 2018, le procès a attiré une attention particulière de l’opinion publique du fait de la gravité des conséquentes causées par les actes délictueux et du profil des accusés.

Cadres, membres du Parti communiste du Vietnam, intellectuels ont estimé qu’il manifestait l’équité de la loi, la volonté du Parti communiste du Vietnam, de la population et du système politique entier dans la lutte contre la corruption. – VNA