Plusieurs races de cochons rares du Vietnam risquent de disparaître.
Photo: CVN/VNA

Hanoi (VNA) - Plusieurs races rares de cochons du Vietnam telles que le lợn ỉ (vietnamese pot-bellied pig en anglais), le porc de Man ou celui de Muong… sont soignées et entretenues afin d’éviter de les voir disparaître.

La ferme du groupe Dabaco à Bac Ninh (Nord) dispose de fermes de cochons spéciales. Il s’agit en effet du lieu où sont soignées et protégées ces races de cochons rares, mis en place par l’Institut de l’élevage (relevant du ministère de l’Agriculture et du Développement rural). Les porcs sont séparés et élevés avec attention dans chaque porcherie .

Selon l’ingénieur en élevage Nguyên Van Hùng de Dabaco, les lon ỉ étaient une des espèces largement élevées dans les années 1990. À ce moment, le pays recensait près de deux millions de porcs. Cette race n’exige pas beaucoup de soins. Mais, la partie grasse représente 50-60% du poids d’un porc ỉ. De plus, un cochon de ferme peut augmenter de 800gr par jour contre 190 gr chez le porc ỉ. De ce fait, sa valeur économique demeure assez modeste.

D’autres races autochtones se voient également concurrencées par celles exotiques. ''Ces dernières années, l’Institut de l’élevage a déployé des projets pour protéger et multiplier les sortes de cochons autochtones telles que le cochon de Mong Cai, celui de Vân Pa (Quang Tri, Centre), celui de Ha Lang (Cao Bang, Nord) ou encore le porc de Man… au service du développement des espèces rares'', a fait savoir le Docteur Vo Van Su de l’Association de l’élevage du Vietnam.

Nécessité du soutien de l’État

Selon M. Su, depuis quelques années, les habitants locaux ont réussi à multiplier certaines races autochtones qui deviennent produits d’élevage clés des provinces comme le porc de Muong ou de Man… Pourtant, pour que les porcs vietnamiens gagnent le terrain du marché domestique, des mesures de soutien de l’État aux foyers-éléveurs sont nécessaires.

En ce qui concerne la protection des sources génétiques des espèces rares, l’ingénieur Nguyên Van Hùng ajoute que ''nous préservons ces races pour que les habitants puissent élargir leur élevage. Les lon ỉ de Mong Cai en est un exemple. Autrefois, le groupe Dabaco avait réussi à soigner et à développer cette espèce. Puis les techniques d’élevage ont été transmises aux habitants par la suite''.

À présent, les habitants peuvent facilement élargir et développer l’élevage de ce genre de cochon eux-mêmes. ''La préservation des espèces de cochons autochtones joue un rôle important permettant à celles-ci de mieux s’adapter aux changements climatiques. La multiplication répond aux besoins du secteur d’élevage, de consommation des habitants ainsi qu’au service des recherches scientifiques en la matière'', a conclu le Docteur Vo Van Su. -CVN/VNA