L'atelier ''Renforcer la limitation de l’usage du tabac dans les œuvres théâtrales et cinématographiques'', le 12 décembre à Hô Chi Minh-Ville. Photo : CTV/CVN
 
 
Hanoï (VNA) - La présence et l'usage du tabac se voient limiter dans les œuvres théâtrales et cinématographiques, conformément à la circulaire du ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme. Circulaire qui doit être adaptée à la réalité afin de faire effet tout en gardant un espace créatif pour les artistes. 

Un atelier intitulé "Renforcer la limitation de l’usage du tabac dans les œuvres théâtrales et cinématographiques" s'est tenu mardi 12 décembre à Hô Chi Minh-Ville.

Selon le Pr-Dr Trân Luu Kim, ancien président de l’Association du cinéma du Vietnam, les deux circulaires limitant l’usage du tabac dans les œuvres artistiques promulguées par le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme en 2014 et 2015 sont parfaitement adaptées à la prévention des méfaits du tabac. Cependant, certaines dispositions de ces circulaires sont encore assez rigides et ne laissent pas ou peu de place à la créativité de l'artiste.

La circulaire N°02 datant de 2014 dudit ministère énonce : l’utilisation d’images d'acteurs fumant dans des œuvres de théâtre n’est autorisée que dans les cas suivants : l’incarnation de personnages historiques réelles, la représentation d’une période historique précise ou encore la critique de l'usage du tabac. 

En tant que producteur de films, Nguyên Tiên Phong, directeur général de HK Film, a déclaré que les circulaires du ministère sur la lutte contre le tabac avaient été établies de manière très spécifique et claire, en accord avec la production afin de propager les méfaits du tabac au public.

Cependant, dans le domaine des arts, les artistes aiment se baser sur la vie dite réelle pour leur création. Par conséquent, les règlements sur la lutte contre les méfaits du tabac dans les œuvres d'art doivent être classés en fonction de chaque objet spécifique afin que la propagande soit plus efficace.

En outre, selon certains participants au colloque, il existe encore des ''failles'' dans l'importation de films télévisés. Lê Van Thi, directeur général de la société Bach Viêt, a déclaré que les films importés au Vietnam n'étaient pas encore entièrement contrôlés en termes de contenu et d'images avant la projection au public.

Alors, d'après Hoàng Minh Thái, chef du Département de la législation, du ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme, en 2018, il faudrait continuera à perfectionner la circulaire actuelle pour une meilleure adaptation à la réalité, créant également des conditions favorables pour que les artistes puissent avoir davantage d'espace créatif adapté à chaque auditoire.-CVN/VNA