Le Vietnam va se relancer dans l’aventure du Mondial féminin 2023

Les footballeuses vietnamiennes ont la possibilité d’aller vivre la Coupe du monde féminine 2023 en Australie et en Nouvelle-Zélande. C’est la première fois que le tournoi réunira 32 équipes.
Hanoi (VNA) – Les footballeuses vietnamiennes ont la possibilité d’aller vivre la Coupe du monde féminine 2023 en Australie et en Nouvelle-Zélande. C’est la première fois que le tournoi réunira 32 équipes, contre 24 précédemment, pour encore plus de popularité de la discipline.
Le Vietnam va se relancer dans l’aventure du Mondial féminin 2023 ảnh 1Les Vietnamiennes fêtent leur titre de championnes des SEA Games 30 disputés fin 2019 aux Philippines. Photo : VNA


Après le succès de la Coupe du monde féminine 2019 en France, la FIFA a décidé de faire évoluer la compétition. Pour participer au "développement du football féminin", le Mondial 2023 se jouera à 32 équipes contre 24 auparavant.

C’est la première fois qu’une Coupe du monde féminine est organisée par deux pays. Concrètement, l’édition 2023 se disputera en juillet et août dans sept villes australiennes et cinq néo-zélandaises. La finale est prévue à Sydney. Ainsi, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, les deux pays d’accueil, sont automatiquement qualifiés pour le Mondial 2023.

Redoubler d’efforts

L’édition 2023 élargie à 32 équipes donnera plus d’opportunités au Vietnam. En effet, la répartition des places sera de 8,5 pour la zone Asie, au lieu de 5 habituellement.

"La décision de la FIFA d’augmenter le nombre d’équipes participantes et le quota pour la zone Asie donnera plus d’opportunités aux pays où le football est en voie de développement. Elle contribuera également à favoriser l’essor du football féminin dans le monde, en Asie notamment", insiste Mai Duc Chung, entraîneur de la sélection nationale féminine de football.

Et de poursuivre : "La porte est ouverte plus grand que jamais et la possibilité d’aller plus loin est réelle. Cependant, la concurrence sera plus rude. Afin de saisir cette belle opportunité, la sélection nationale devra redoubler d’efforts dans la phase de préparation".

En 2014, le Vietnam n’a pas pu concrétiser son rêve de se qualifier pour la Coupe du monde féminine 2015 suite à sa défaite face à la Thaïlande lors des éliminatoires. Situation identique aux éliminatoires du Mondial 2019, où la sélection nationale s’est confrontée à la "poule de la mort" regroupant Australie, Japon et République de Corée.
 
Cette année, en raison de la pandémie de COVID-19, le dernier classement des équipes de football féminin dans le monde reste le même qu’au premier trimestre. Le Vietnam est toujours classé au 6e rang en Asie, derrière l’Australie, la République populaire démographique de Corée, le Japon, la République de Corée et la Chine. Comme ces pays constituent toujours les grands favoris en Asie, "le Vietnam pourrait concurrencer Taïwan (Chine), la Jordanie, l’Ouzbékistan, la Thaïlande et la Malaisie pour l’une des trois dernières places de la finale. La concurrence sera rude, car ces adversaires ont aussi des atouts à faire valoir", réaffirme Mai Duc Chung.

Toujours selon lui, la sélection nationale conservera la plupart des joueuses présentes au 3e tour et au barrage intercontinental des éliminatoires des Jeux olympiques de Tokyo tenus début 2020. Quelques filles de l’équipe nationale des moins de 19 ans (U19) seront aussi convoquées. "J’ai sélectionné neuf nouvelles joueuses : sept du Club de Hanoï et deux de celui du charbon et des minerais du Vietnam", dévoile Mai Duc Chung.

"Évoluer au sein de la sélection nationale permettra aux membres de l’équipe nationale U19 d’acquérir de l’expérience. Mai Duc Chung et moi ne fixons pas de critères stricts en matière d’âge et de taille. Nous nous efforçons juste de choisir les meilleurs éléments", ajoute le Japonais Ijiri Akira, entraîneur de la sélection nationale U19.

La Fédération du Vietnam de football (VFF) a élaboré un plan d’entraînement et de rencontres pour la sélection nationale. "Elle fera tout pour composer une équipe de qualité", souligne Mai Duc Chung.

Stages à l’étranger

Afin de donner les moyens à la hauteur des ambitions des instances sportives, une décision a été prise par la direction de la VFF : envoyer l’équipe de football féminin du Vietnam en Europe pour suivre des stages à la fin de cette année, quand la pandémie de COVID-19 sera, nous l’espérons tous, maîtrisée. Elle participera à des compétitions internationales et matchs amicaux pour emmagasiner de l’expérience et progresser.

En 2021, la sélection nationale s’entraînera au Japon avec un double objectif à la fin de l’année : remporter le Championnat de football d’Asie du Sud-Est et des 31es Jeux d’Asie du Sud-Est (SEA Games). Il s’agira d’une rampe de lancement en vue du Championnat d’Asie 2022 prévu en Inde, qui est aussi connu comme éliminatoire de la Coupe du monde 2023.

"J’ai exprimé au ministre de la Culture, des Sports et du Tourisme, Nguyên Ngoc Thiên, mon souhait d’avoir davantage de préparateurs physiques et d’experts en récupération pour la sélection nationale. Le docteur Choi sera chargé des soins médicaux et physiques", partage Mai Duc Chung.

Sur le site web de la Confédération asiatique de football (AFC), la capitaine vietnamienne Huynh Nhu souligne : "Se mesurer avec des adversaires plus forts sera la clé du développement de la sélection nationale. J’espère donc que l’équipe aura plus d’opportunités de faire des stages à l’étranger pour se frotter à plus fort qu’elle. Je crois que la VFF et les entraîneurs choisiront les meilleures orientations afin de décrocher ce billet pour la Coupe du monde 2023. Ce rêve est à portée de main, à nous de faire en sorte qu’il devienne réalité !". – CVN/VNA

Voir plus

La Résolution 80 définit une nouvelle vision pour une stratégie de développement culturel durable

La Résolution 80 définit une nouvelle vision pour une stratégie de développement culturel durable

« La Résolution n°80 a été adoptée à un moment particulièrement opportun, alors que le pays entre dans une nouvelle étape de son développement national. À l’ère de l’essor de la nation, cette résolution a posé un nouveau cadre idéologique, au sein duquel la culture est appelée à jouer de toute urgence un rôle transversal, en soutien à la science et à la technologie, à l’intégration internationale, à l’innovation, à la réforme institutionnelle, au développement de l’économie privée, ainsi qu’aux secteurs de l’éducation et de la santé.

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO lors de la 19e session du Comité intergouvernemental pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Photo diffusée par la VNA

Le Vietnam défend la mise en œuvre du traitement préférentiel pour les pays en développement

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO, a proposé de mettre l’accent sur le renforcement des capacités, le partage d’expériences, le renforcement de la coopération internationale et la mise en œuvre des recommandations adoptées en ce qui concerne l’article 16 de la Convention sur le «traitement préférentiel pour les pays en développement».

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Coutume ancienne apparue en Asie, les étrennes du Têt incarnent des vœux de paix, de chance et de prospérité pour la nouvelle année. Si les formes ont évolué avec le temps et le numérique, cette tradition demeure un symbole indissociable du Têt traditionnel vietnamien.

Des femmes khmères de la commune d’An Cư, province d’An Giang, s’emploient à préserver et à valoriser le métier traditionnel de tissage de brocart de leur communauté. Photo : VNA

An Giang : le brocart khmer, un patrimoine vivant au service du tourisme culturel

Au pied de la chaîne des Sept Monts, le village de tissage de brocart khmer de Van Giao, province d’An Giang, illustre une dynamique réussie de valorisation du patrimoine culturel associée au développement du tourisme communautaire, contribuant à créer des moyens de subsistance durables et à promouvoir l’identité culturelle des minorités ethniques du Vietnam.

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le « Têt Nguyên Dan », également connu sous le nom de fête du Nouvel An lunaire ou plus simplement « Têt », est la célébration la plus significative et la plus attendue du calendrier vietnamien. Il s’agit de la fête à ne pas manquer, où chaque détail des préparatifs est soigneusement exécuté selon des rituels transmis de génération en génération.
Le Têt symbolise le début d’une nouvelle année, et les événements qui se produisent ce jour-là sont traditionnellement considérés comme annonciateurs des fortunes et des défis pour les mois à venir.

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Pour les Vietnamiens, le Nouvel An lunaire est la plus grande et la plus attrayante de toutes les fêtes. De nombreux us et coutumes sont transmis de génération en génération.

Huynh Công Ly (chemise blanche) et sa famille perpétuent la tradition d’ériger le mât rituel depuis plus de 50 ans. Photo : CVN

Le gardien du cây nêu dans le Delta du Mékong

Dans le Delta du Mékong, la famille de Huynh Công Ly perpétue depuis plus d’un demi-siècle la tradition d’ériger le cây nêu, perche rituelle du Têt, symbole ancestral chargé de sens spirituel et culturel.