Le métier de confection des galettes de riz de Thuân Hung fleure bon la tradition

Personne ne sait à quand remonte cette tradition artisanale, mais chacun s’accorde à lui donner au moins deux siècles d’ancienneté. Le fait est qu’à Thuân Hung, c’est vraiment l’activité numéro un.

Hanoi (VNA) –  La notion de patrimoine culturel immatériel s’applique à un certain nombre de métiers artisanaux qui, au-delà du produit ou de l’objet fabriqué, constituent en eux-mêmes un véritable art de vivre…

Le métier de confection des galettes de riz de Thuân Hung fleure bon la tradition ảnh 1Des deux côtés de la route, des galettes opaques, étendues sur des claies en bambou, sèchent au soleil. Photo: VOV

Ainsi en va-t-il de la confection des galettes de riz, des banh trang, telle qu’elle se pratique à Thuân Hung, un village situé à une quarantaine de kilomètres du centre-ville de Cân Tho. Ce métier séculaire a été récemment inscrit sur la liste des patrimoines culturels immatériels de la nation...

Une fois à Cân Tho, et pour peu que l’on soit amateur de galettes de riz, le village de Thuân Hung est une destination à ne surtout pas manquer.

Sur place, on est immédiatement saisi par les arômes de farine de riz et de noix de coco. Des deux côtés de la route, des galettes opaques, étendues sur des claies en bambou, sèchent au soleil.

Personne ne sait à quand remonte cette tradition artisanale, mais chacun s’accorde à lui donner au moins deux siècles d’ancienneté. Le fait est qu’à Thuân Hung, c’est vraiment l’activité numéro un. Les fabricants de galettes, eux, rivalisent d’astuces pour donner à leurs produits un goût unique, inimitable… Témoin Trân Thanh Tâm, qui, outre qu’il est aujourd’hui à la tête d’un établissement de confection de galettes de riz, fait partie d’une véritable lignée de fabricants.

«L’ingrédient principal, c’est bien sûr le riz. Il faut le plonger dans de l’eau puis le moudre immédiatement… Ensuite, on râpe de la noix de coco pour en faire du lait de coco, qu’on ajoute à la préparation, et la pâte est prête…», explique-t-il.    

Le village de Thuân Hung compte actuellement 75 foyers qui vivent de la confection des galettes de riz toute l’année durant et 41 autres, pour lesquels c’est une activité d’appoint au moment du Têt.

Dans la plupart des cas, ce sont de bons vieux fours artisanaux qui sont mis à contribution, mais certains fabricants ont choisi de miser sur les technologies modernes afin d’accroître leur productivité. Et lorsqu’il s’agit de faire la promotion de leurs galettes, beaucoup d’entre eux n’hésitent pas à participer aux nombreux festivals gastronomiques qui sont organisés un peu partout dans le pays. 

C’est par exemple ce que fait régulièrement Hà Thi Sau, qui était encore tout récemment à Cân Tho, pour le festival des gâteaux traditionnels du Sud…   

«Depuis 2015,  je participe tous les ans à ce festival. C’est un moyen très efficace de faire connaître davantage notre village», dit-elle.

Ce village, que Hà Thi Sau tient tant à faire connaître, ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui sans les efforts cumulés de plusieurs générations, qui ont fini par y créer une tradition artisanale digne de ce nom. Une tradition en outre tout à fait bénéfique puisqu’en 2022, Thuân Hung a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 68 milliards de dôngs (près de 3 millions de dollars).

Prisés par les consommateurs domestiques, les galettes de riz de Thuân Hung s’exportent désormais vers le Cambodge. Elles rencontrent en outre un succès grandissant auprès des touristes.

Le fait que la confection des galettes de riz, façon Thuân Hung, soit désormais un patrimoine culturel immatériel national montre bien à quel point le Vietnam tout entier est soucieux de préserver les fleurons de son artisanat, qui contribuent d’ailleurs pour une part importante au développement économique et touristique, comme l’a souligné Dào Thi Thanh Thuy, directrice adjointe du Département municipal de la culture, des sports et du tourisme de Cân Tho.

«Nous allons continuer à oeuvrer à la préservation et au développement de l’artisanat traditionnel. Tous ces métiers ancestraux peuvent très bien devenir de véritables leviers pour le développement économique, au moins au niveau des localités», fait-elle remarquer.     

À Thuân Hung, «patrimoine» n’est pas synonyme de «pièce de musée»… Les fabricants de galettes, eux, comptent bien continuer à se développer pour en palper, et des grosses!... – VOV/VNA

Voir plus

Dà Nang renforce la recherche et le sauvetage d’un bateau de pêche porté disparu

Dà Nang renforce la recherche et le sauvetage d’un bateau de pêche porté disparu

Le bateau de pêche a quitté le port d’An Hoa, dans la commune de Nui Thanh, le 29 juillet avec 49 membres d’équipage à son bord. Sa dernière position se situait à environ 17,6 milles marins de la frontière maritime dans les eaux vietnamiennes, à 540 milles marins au sud-sud-est de la péninsule de Son Tra et à 35 milles marins à l’ouest de l’île d’An Bang, dans la zone spéciale de Truong Sa (province de Khanh Hoa).

Une atmosphère d'effervescence règne à la gare routière Nuoc Ngâm, à Hanoi, le 29 août. Photo : VNA

Les gares routières de Hanoi prises d’assaut au début des congés de la Fête nationale

Pham Manh Hung, directeur de la Compagnie par actions des gares routières de Hanoi, a indiqué que les congés de la Fête nationale 2026 étaient relativement longs et coïncidaient avec la fin de la saison des vacances d’été ; par conséquent, une forte hausse de la demande était attendue pour les déplacements vers les lieux d’origine, le tourisme, les visites et les trajets interprovinciaux.

Le secrétaire général de l’Association de promotion de la coopération économique Vietnam-Japon (VJECPA), Trân Trung Kiên. Photo : VNA

La diaspora peut servir de pont économique entre le Vietnam et le Japon

Les ressources des compatriotes d’outre-mer ne se limitent pas aux capitaux d’investissement ou aux envois de fonds mais comprennent également les connaissances, la technologie, l’expertise en gestion, les réseaux d’affaires, les capacités d’accès aux marchés internationaux et surtout une compréhension tant du Vietnam que des pays de résidence.

Le Premier ministre Le Minh Hung s'exprime lors de la conférence. Photo: VNA

Le Premier ministre appelle à une véritable rupture dans l’éducation dès l’année scolaire 2026-2027

Le Premier ministre Le Minh Hung a demandé, le 27 août à Hanoi, que l’année scolaire 2026-2027 marque une véritable rupture dans l’éducation et la formation, avec un renouvellement de la pensée, des changements profonds et des résultats substantiels, notamment en matière de qualité de l’enseignement, d’enseignants, d’infrastructures et de ressources humaines.

Le ministre de l’Éducation et de la Formation, Hoàng Minh Son. Photo : VNA

L’éducation nationale vise des percées grâce à des réformes internes approfondies

Plusieurs mesures majeures ont commencé à entrer en vigueur, notamment l’exonération des frais de scolarité et les préparatifs en vue de l’adoption de manuels scolaires communs. La construction de 108 internats inter-niveaux dans les communes frontalières a également été lancée ; la première phase devrait permettre d’ajouter 4.396 salles de classe pour près de 113.000 élèves.