La jarre, un objet indispensable dans la vie des Ede

Les Ede, une communauté polythéiste des Hauts plateaux du Centre, sont fiers de leurs jarres en céramique. La valeur spirituelle de cet objet dépasse largement son utilité quotidienne.
La jarre, un objet indispensable dans la vie des Ede ảnh 1Le jarre en céramique des Ede


Hanoi (VNA) - Les Ede, une communauté polythéiste des Hauts plateaux du Centre, sont fiers de leurs jarres en céramique. La valeur spirituelle de cet objet dépasse largement son utilité quotidienne.

Dans leur vie de tous les jours, les Ede utilisent la jarre pour contenir de l’alcool. Mais s’ils en font l’acquisition, c’est surtout pour l’utiliser dans les cérémonies spirituelles, pour l’offrir à quelqu’un de très important ou pour augmenter leur fortune.

«Certaines jarres valent entre sept et dix buffles. Le nombre de gongs et de jarres dont dispose une famille traduit son degré de richesse», nous explique H’Be, conservatrice au musée de la province de Dak Lak. «Le nombre de buffles, de bœufs et d’éléphants en constitue une autre indication».

Y Bhiâo Mlô est une grande fortune de Buôn Hô, dans la province de Dak Lak. Il dispose d’une collection de jarres. Certaines ont été héritées de sa famille, mais la plupart ont été rachetées un peu partout. Leur valeur varie entre quelques centaines de milliers de dôngs (quelques dizaines d’euros) à des dizaines de millions de dôngs (mille euros et plus). Les jarres précieuses se raréfient, nous dit Y Bhiâo. Pour cause, la périclitation des rites traditionnels et le trafic d’antiquités.

«Je dispose d’une bonne vingtaine de jarres de quatre types différents. Les plus précieuses proviennent d’acquisitions récentes. Mes parents m’avaient légué aussi de très belles jarres mais malheureusement elles ont été détruites lors d’un incendie en 1973», raconte-t-il. «Maintenant, il est très difficile de trouver des jarres précieuses. Moi, je suis prêt à payer le prix fort car j’éprouve un grand besoin de conserver ce patrimoine de notre communauté ethnique, non seulement pour les rites traditionnels, mais aussi pour conserver de l’alcool».

Les Ede distinguent quatre types de jarres: les Tuk, les Tang, les Ba et les Bô. Plus elles sont anciennes, plus elles sont précieuses et susceptibles d’abriter des forces surnaturelles. Les jarres sont de sortie lors de toutes les fêtes, toutes les cérémonies spirituelles. Après avoir fait l’acquisition d’une jarre et avant d’en vendre, les Ede organisent une cérémonie, respectivement pour l’adopter en tant que membre de la famille puis pour lui dire adieu. Si par malheur, la jarre se brise, ils organisent une autre cérémonie pour s’en excuser auprès des divinités. -VOV/VNA

Voir plus

Dans l’après-midi du 26 janvier, à Hanoï, une rencontre avec la presse dans le cadre du programme « Xuân Quê hương » 2026 a été organisée. Photo: VNA

Renforcer le lien entre la diaspora et la Patrie

Le programme Xuân Quê hương 2026, organisé à Hanoï et dans la province de Ninh Binh, proposera de nombreuses activités culturelles et symboliques, affirmant le rôle de la communauté vietnamienne de l’étranger comme une composante indissociable et une ressource importante de la nation.

Le garde-corps et la structure en acier arborent les deux couleurs emblématiques, le bleu et le jaune. Photo : VNA

Accélération des travaux de rénovation du site historique des deux rives de Hien Luong - Ben Hai à Quang Tri

Après plus de cinq mois de travaux, le projet du Parc de Thong Nhat, situé au sein du site historique national spécial des deux rives de Hien Luong - Ben Hai dans la province de Quang Tri, entre dans la dernière phase d’achèvement. Ce lieu emblématique, incluant le pont Hien Luong et la rivière Ben Hai sur le 17e parallèle, a servi de ligne de démarcation divisant le pays durant 21 ans, de 1954 à 1975. Il demeure un symbole de l’aspiration à la réunification nationale.