La gastronomie vietnamienne à l’heure de la mondialisation

La gastronomie est un trait original du Vietnam. C’est pourquoi il est impératif de valoriser cette culture gastronomique, dans la double optique d’attirer les touristes et de promouvoir l’image du Vietnam.
La gastronomie est un traitoriginal du Vietnam. C’est pourquoi il est impératif de valoriser cetteculture gastronomique, dans la double optique d’attirer les touristes etde promouvoir l’image du Vietnam.

La gastronomie estl’un des points forts du Vietnam pour attirer les touristes étrangers.Dans ce contexte, il est temps que le Vietnam soit déterminé à devenirun label de la «cuisine du monde», une idée soutenue par Philip Kotler,professeur et conseiller marketing de renommée internationale.

Lestouristes étrangers, c’est bien connu, raffolent de la cuisinevietnamienne. Les mets vietnamiens figurent d’ailleurs dans la liste desmeilleurs plats du monde et de l’Asie sur le site web spécialisé dansle tourisme, lonelyplanet.com. Ce site répertorie également les classesd’apprentissage de cuisine de Hôi An dans son top 10 en la matière. Lesrestaurants et festivals gastronomiques du Vietnam à l’étranger attirentde plus en plus de monde, et le nombre de touristes étrangers venant auVietnam pour apprendre à cuisiner augmente. Le restaurant Câu Do, dansla ville de Hôi An, province de Quang Nam (Centre), a ouvert des classesspécialisées pour les habitants mais aussi et surtout pour lestouristes, aujourd’hui très demandeurs. Quelques-uns s’y inscrivent mêmepour ouvrir ensuite un restaurant vietnamien. C’est dire !

À la recherche des meilleures spécialités

Depuisle début de l’année, l’organisation des records du Vietnam a diligentéplusieurs enquêtes pour rechercher les meilleures spécialités du pays,promouvoir ainsi la qualité de la cuisine vietnamienne et les proposer àl’organisation des records d’Asie, mais aussi à l’organisation Guinness World Records. 

Le pho bo (pho au bœuf).

À la fin du moisd’août, douze spécialités vietnamiennes ont été validées parl’organisation des records d’Asie : le pho de Hanoi, le bun cha deHanoi (hachis de porc grillé au vermicelle), le bun thang de Hanoi(bouillon au vermicelle servi chaud), le banh da cua (galette souffléede crabe) de Hai Phong , le com chay (gratin de riz) de Ninh Binh, lemiên luon (vermicelle à l’anguille des marais) de Nghê An, le bun bo(vermicelle au boeuf sauté façon Huê) de Huê, le mi Quang (soupe deTourane), le pho sec de Gia Lai… 

Dans l’avenir, cinqautres spécialités seront présentées à l’organisation des recordsd’Asie, une fois que l’organisation des records du Vietnam aura fournisuffisamment de documents et images. Il s’agit du cha ca La Vong(poisson frit mangé avec la pâte de crevette) de Hanoi, du bun ca rôdông (vermicelles de riz aux anabas) de Hai Duong (Nord), du cha muc(hachis de seiche) de Ha Long, du banh canh (soupe de nouilles) deTrang Bàng (province de Quang Nam, Centre) et du gâteau cong de SocTrang (delta du Mékong).

Le mi Quang (soupe de Tourane). Photo : CTV/VN

Plusieurs pays ont réussi à valoriserleur image par le biais de la gastronomie. Par exemple, l’Italie estconnue pour ses spaghettis et pizzas, la Thaïlande pour sa fondue, laFrance pour sa baguette et ses fromages… Les restaurants de Chine, de Thaïlande, du Japon,d’Italie, de France… sont présents dans lemonde entier. Et, de fait, la culture de ces pays est mondialementconnue. 

Pour faire connaître l’art culinaire vietnamien

Lesambassades du Vietnam à l’étranger ont souvent présenté les platsvietnamiens comme le nem et le pho auprès des amis internationaux.Le Vietnam fascine les touristes non seulement pour ses sitespittoresques, mais aussi pour son art culinaire. Nombreux sont lestouristes étrangers qui qualifient le Vietnam de «paradis de lagastronomie». Cependant, le pays doit présenter davantage sa cuisine àl’étranger et chercher à protéger ses spécialités culinaires.

Denombreux ingrédients et épices utilisés dans la préparation sont trèsbons sur le plan nutritionnel et pour la santé. La sauce est de même unfacteur essentiel, indispensable aux plats vietnamiens. C’est bien sûrle nuoc mam ou la sauce de soja, mais il y en a beaucoup d’autres. Lagastronomie vietnamienne est actuellement présentée dans les médiasétrangers. Le pho et le goi cuôn ont été établis dans le top 50 desmeilleurs plats du monde par la chaîne américaine CNN. 

Eneffet, les spécialités vietnamiennes ont contribué à valoriser l’imagedu pays auprès des amis internationaux. Elles contribuent à préserverl’identité nationale, les us et coutumes que peut revendiquer avecfierté le peuple vietnamien.

Pourtant, ces dernières années,peu d’événements gastronomiques de taille régionale et internationaleont été organisés dans l’optique d’attirer les visiteurs, de présenterl’image du Vietnam et de son peuple aux amis du monde entier. Lagastronomie a désormais sa place dans les programmes de promotiontouristique. Il est temps d’élaborer des stratégies, d’édifier un labelnational pour faire connaître au monde entier la gastronomievietnamienne, à l’heure de l’intégration internationale du pays et de lamondialisation en général. - VNA

Voir plus

Une performance de don ca tai tu. Photo: VNA

Le don ca tai tu, levier du développement touristique à Tây Ninh

Reconnu par l’UNESCO comme patrimoine culturel immatériel représentatif de l’humanité, le don ca tài tu (chant des amateurs du Sud) du Vietnam n’est pas seulement une forme d’art populaire, mais aussi la quintessence de la vie spirituelle, de l’identité et du caractère des habitants méridionaux.

Hanoï érige la culture en pilier de son développement

Hanoï érige la culture en pilier de son développement

Après la promulgation par le Bureau politique de la Résolution n°80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne, la capitale Hanoï s’emploie progressivement à concrétiser les objectifs et orientations qui y sont définis.
Au-delà des déclarations d’intention ou des actions de façade, l’ambition de faire de la culture un pilier du développement est désormais traduite en mesures concrètes, mises en œuvre de manière plus efficace et appelées à produire un large rayonnement.

La pièce «Thi Mâu voyage à travers le temps». Photo : hanoi.gov.vn

À Hanoi, l’automne aux couleurs des arts de la scène

Le festival mettra en lumière des œuvres reflétant la richesse culturelle et historique de Hanoi, de son peuple et de son identité, avec des productions exceptionnelles dans un large éventail de genres théâtraux, notamment le cheo (théâtre populaire), le cai luong (théâtre rénové), le théâtre, les comédies musicales, le cirque, le théâtre de marionnettes et le tuông (théâtre classique).

Les vastes plaines alluviales qui bordent la rivière Cà Lô sont un lieu idéal pour camper le week-end. Photo : VNP

La dynamique de développement des villages d’artisanat

Au cœur des profondes mutations de notre époque, où le développement ne se mesure plus seulement à la vitesse de croissance mais aussi à la richesse de l’identité, la Résolution n°80-NQ/TW ouvre une nouvelle perspective : la culture ne suit plus le mouvement, elle l’accompagne et en devient un moteur d’impulsion.

Contrairement aux estampes polychromes, la peinture de Sinh utilise la matrice uniquement pour imprimer les contours, la coloration étant ensuite réalisée à la main, ce qui rend chaque œuvre unique. Photo : VNA

Les derniers gardiens de l'art des estampes populaires du village de Sinh à Hue

Ancré depuis plus de quatre siècles dans la vie spirituelle des habitants de l’ancienne cité impériale, l’art des estampes populaires du village de Sinh (quartier de Duong No, ville de Hue) a longtemps été au bord de l’extinction. Aujourd’hui relancé, ce savoir-faire ancestral ne survit pourtant encore qu’à travers les gestes d’une poignée d’artisans, posant avec acuité la question de la préservation d’un patrimoine populaire intimement lié aux croyances et à l’identité culturelle locale.

Des délégués et des citoyens visitent l'espace d'exposition du Musée de Hanoï. Photo : VNA

Pour faire de la culture un moteur du décollage touristique

Portée par la Résolution n°80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne, Hanoï accélère la valorisation de son immense patrimoine afin de faire de la culture un moteur de croissance durable, de dynamisme touristique et de créativité urbaine, malgré des défis persistants liés à la numérisation, aux infrastructures et à l’attractivité des produits culturels.

Dans le processus d’intégration internationale, la culture joue un rôle essentiel, contribuant à préserver l’identité nationale face aux influences extérieures et façonnant l’image du Vietnam dans le monde. Photo: VNA

Culture vietnamienne à l’ère numérique : entre valorisation et nouveaux défis

À l’ère du numérique, la promotion et la protection de l’identité culturelle vietnamienne sur Internet deviennent un enjeu stratégique. Si la technologie offre un second souffle aux valeurs traditionnelles, elle impose également de nouveaux défis face aux contenus inappropriés et à la nécessité de renforcer la « résistance culturelle » des citoyens.

Pagode Cuong Xa : record asiatique de murs gravés de svastikas

Pagode Cuong Xa : record asiatique de murs gravés de svastikas

La pagode Cuong Xa, connue sous le nom de Quynh Khau Tu (« Monticule de Jade »), située dans le quartier de Tan Hung à Hai Phong, a reçu, le 3 mai, un record asiatique pour son vaste ensemble de murs de pierre gravés du symbole bouddhiste du svastika.