La fabrication des feuilles d’or dans le village de Kiêu Ky, à Hanoï

Le métier ancestral de dorure de Kiêu Ky, un village suburbain de Hanoï, a été reconnu "Patrimoine culturel immatériel national du Vietnam" en 2021.
La fabrication des feuilles d’or dans le village de Kiêu Ky, à Hanoï ảnh 1Le métier de dorure qui produisait de l’or en feuilles minces afin de dorer des objets de culte, des panneaux transversaux, des sentences parallèles… Photo: VietnamPlus

Le métier ancestral de dorure de Kiêu Ky, un village suburbain de Hanoï, a été reconnu "Patrimoine culturel immatériel national du Vietnam" en 2021. 

À une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Hanoï se trouve Kiêu Ky (district de Gia Lâm), un ancien village du delta du fleuve Rouge renommé depuis près de quatre siècles pour la fabrication de feuilles d’or et d’argent. Malgré les vicissitudes de l’histoire, ce village artisanal est parvenu à maintenir les techniques traditionnelles, transmises de génération en génération.

La tradition veut que sous le règne du roi Lê Canh Hung (1740 - 1786), le jeune Nguyên Quy Tri, originaire de la province de Hai Duong, réussit au concours suprême national (tenu à la cour du Palais royal) avant d’être élu membre permanent de l’Académie nationale. Lors d’une mission en Chine, il apprit le métier de dorure qui produisait de l’or en feuilles minces afin de dorer des objets de culte, des panneaux transversaux, des sentences parallèles…

La fabrication des feuilles d’or dans le village de Kiêu Ky, à Hanoï ảnh 2À l’approche du village, retentissent les bruits particuliers - ceux des marteaux battant les feuilles quy (faites de papier do très tenace) placées en couches. Photo: VietnamPlus

De retour au pays, Nguyên Quy Tri choisit de transmettre ce métier original aux paysans du village de Kiêu Ky, dans la banlieue de Thang Long (Hanoï actuelle), souhaitant son développement au Vietnam. Une fois son souhait accompli, le maître partit sans laisser de traces. Reconnaissants envers lui, les artisans de Kiêu Ky décidèrent de le vénérer comme l’ancêtre du métier.

Ce village compte actuellement une cinquantaine de familles artisanes dont plusieurs pratiquent une production d’envergure. Hormis le marché national, les articles de Dông Ky s’exportent aussi à l’étranger, notamment en Asie et en Europe.

Un processus de production méticuleux

La fabrication des feuilles d’or dans le village de Kiêu Ky, à Hanoï ảnh 3La production d’or en feuilles extrêmement minces pour la dorure s’avère compliquée, avec de multiples maillons de travail méticuleux. Photo: VietnamPlus

À l’approche du village, retentissent les bruits particuliers - ceux des marteaux battant les feuilles quy (faites de papier do très tenace) placées en couches. La production d’or en feuilles extrêmement minces pour la dorure s’avère compliquée, avec de multiples maillons de travail méticuleux. Imaginez qu’à partir d’un “chi” (unité de mesure équivalant à 3,6 grammes d’or), on doit obtenir, à l’aide d’un marteau spécifique, une superficie totale d’un mètre carré.

Tout d’abord, il faut fabriquer des diêp (carrés d’or chacun d’un cm²). Grâce aux coups de marteau, on étire la petite barre d’or, avant de la couper en diêp. Ensuite, ceux-ci sont mis chacun sur une feuille quy (en forme de carrés de 4 cm de côté). Placées une à une en couches, jusqu’au nombre de 500 unités, ces feuilles quy sont ensuite emballées dans une pièce d’étoffe. Les préparatifs achevés, l’artisan met le tout sur un bloc de pierre plat (sorte d’enclume) avant de procéder à son battage à coups de marteau. Pour la première tranche de battage, l’objectif est que le diêp (carré d’or d’un cm²) soit étendu petit à petit jusqu’à ce qu’il couvre la feuille quy entièrement (4 cm²).

La fabrication des feuilles d’or dans le village de Kiêu Ky, à Hanoï ảnh 4Avec les fines feuilles d’or de Kiêu Ky, on peut dorer les articles en bois, en céramique, en métal, ou en laque poncée… Photo: VietnamPlus

Ceci fait, l’artisan coupe chaque feuille quy (déjà couverte d’une fine couche d’or) en douze, puis pratique le même procédé : mettre chacune de ces parties sur une nouvelle feuille quy (de 4 cm²), emballer quelque 500 feuilles quy dans une pièce d’étoffe, puis entamer la 2e tranche de battage.

Selon l’artisan, avec les fines feuilles d’or de Kiêu Ky, on peut dorer les articles en bois, en céramique, en métal, ou en laque poncée … La dorure est, elle aussi, un travail des plus méticuleux. Pour sa pratique, le doreur ne peut utiliser qu’un outil très mince en bambou pour enlever la fine couche d’or de la feuille quy, avant de la déposer avec soin sur l’article. -VietnamPlus

Voir plus

L'Italie confirme son rang de champion avec une prestation magistrale qui captive le public du DIFF. Photo : Sun Group

La magie des feux d’artifice allemands et macanais va enchanter Dà Nang

La soirée programmée samedi 20 juin sur le thème «Créativité» mettra en scène deux compagnies pyrotechniques de renom, l’une allemande et l’autre macanaise (Chine), représentant des styles artistiques contrastés d’Europe et d’Asie. Elle promet des expériences artistiques inédites, où feux d’artifice tissent des liens entre culture, technologie et imagination.

L'élément récurrent de la collection est l'image du bouton – un petit détail qui apparaît dans les créations emblématiques de la marque comme symbole de connexion. Photo: VietnamPlus

Que sera sera, mélodie et pure mode à Hô Chi Minh-Ville

La soirée d’ouverture de la Semaine internationale de la mode du Vietnam était un véritable voyage, porté par une nouvelle génération de créateurs aux personnalités uniques, mais aussi par des visages familiers et des marques internationales aux identités bien distinctes.

Des bénévoles de l’Association des Vietnamiens et de l’Association d’amitié Nagasaki–Vietnam participent à une visite commémorative et au nettoyage de la tombe de la princesse Ngoc Hoa, également connue au Japon sous le nom de "Princesse Anio". Photo : VNA

D’une union historique à un symbole de l’amitié vietnamo-japonaise

Quatre siècles après l’union de la princesse vietnamienne Ngoc Hoa et du marchand japonais Araki Sotaro, leur histoire continue d’incarner les liens d’amitié entre le Vietnam et le Japon. À Nagasaki, le lancement du projet de comédie musicale "Princesse Anio" met à l’honneur cet héritage historique et culturel partagé, symbole du rapprochement entre les deux peuples.

Inauguration du Village de la céramique vietnamienne à Da Nang. Photo: VNA

Le Village de la céramique vietnamienne ouvre ses portes à Da Nang

Développé par DHC Ceramics, le projet allie un espace d'exposition culturelle à des ateliers pratiques autour du patrimoine potier vietnamien. L’une des particularités du site réside dans la reproduction en céramique de plusieurs sites emblématiques de Da Nang tels que la pagode Linh Ung, les montagnes de Marbre, les collines de Ba Na ou encore le parc thermal de Nui Than Tai.

Poèmes et textes littéraires sur l’architecture de la Cité impériale de Huê : un « musée de la poésie » unique au monde

Poèmes et textes littéraires sur l’architecture de la Cité impériale de Huê : un « musée de la poésie » unique au monde

Les inscriptions littéraires ornant l’architecture de la Cité impériale de Huê regroupent poèmes, textes en prose, sentences parallèles et inscriptions monumentales en caractères chinois. Issues d’une sélection d’œuvres composées par les empereurs de la dynastie des Nguyen, elles constituent un exceptionnel « musée de la poésie », unique au monde par son ampleur et son intégration à l’espace architectural.

La consule générale du Vietnam à Busan, Doàn Phuong Lan, s’exprime lors de la cérémonie, à Daegu, en République de Corée. Photo : baoquocte.vn

Le Vietnam et la République de Corée élargissent leurs échanges culturels

Le consulat général du Vietnam à Busan s’est engagé à collaborer étroitement avec le KVCC afin d’organiser davantage d’activités culturelles, tandis que les autorités locales ont exprimé leur soutien aux programmes visant à aider les familles et les enfants vietnamo-sud-coréens à mieux comprendre la culture vietnamienne.

Colloque scientifique international intitulé « Collection photographique de l’EFEO : un potentiel patrimonial ». Photo: VNA

Près de 40.000 photographies de l’EFEO révèlent un précieux patrimoine documentaire

Réunis à Hanoï lors d’un colloque scientifique international, des chercheurs vietnamiens et étrangers ont souligné la valeur historique, scientifique et culturelle exceptionnelle de la collection photographique de l’École française d’Extrême-Orient (EFEO). Riche de près de 40.000 clichés réalisés entre la fin du 19e siècle et le début du 20e siècle, ce fonds documentaire pourrait constituer un candidat de premier plan à une inscription au registre du patrimoine documentaire mondial de l’UNESCO.

Visiteurs à l'exposition intitulée « Hoang Sa, Truong Sa – Mers et îles sacrées ». Photo : VNA

Une exposition d’archives sur Hoàng Sa et Truong Sa s’ouvre à Da Nang

Une exposition intitulée « Hoang Sa, Truong Sa – Mers et îles sacrées » a été inaugurée le 15 juin dans la ville centrale de Da Nang, à l’occasion de la Journée mondiale des océans (8 juin) et de la Semaine vietnamienne de la mer et des îles 2026. Réunissant près de 200 documents d’archives, cartes et photographies, l’événement vise à mettre en valeur les preuves historiques et juridiques liées à la souveraineté maritime du Vietnam, tout en sensibilisant le public au patrimoine documentaire national.