Hanoï : à la découverte des 36 rues et corporations

Le vieux quartier de Hanoï ou le «Hanoï des 36 rues et corporations» est considéré comme l’âme de la capitale vietnamienne.

Hanoi, 19 juillet (VNA) - Le vieux quartier de Hanoï ou le «Hanoï des 36 rues et corporations» est considéré comme l’âme de la capitale vietnamienne. Chaque quartier est spécialisé dans un métier traditionnel. Aujoud’hui, Hanoï a beaucoup changé. Elle est devenue une ville dynamique avec de nombreux complexes urbains modernes. Mais la beauté des 36 rues et corporations est immuable, en dépit des vicissitudes de l’histoire.

Traits historiques

Hanoï : à la découverte des 36 rues et corporations ảnh 1Les 36 rues et corporations sont très connues, liées étroitement à l'histoire millénaire de Hanoï.

Les 36 rues et corporations sont très connues, liées étroitement à l'histoire millénaire de Hanoï.

En 1010, un an après être monté sur le trône, le roi Ly Thai Tô transféra la capitale de Hoa Lu, terre nichée dans des montagnes, vers la citadelle de Dai La, située dans une plaine fertile, qu’il décida de rebaptiser Thang Long (Dragon prenant son vol). Dans son édit royal justifiant ce déplacement de la capitale, le monarque qualifia Thang Long de «lieu de convergence des quatre points cardinaux, capitale idéale des rois de tous les temps».

Les 36 rues et corporations de Hanoï ont fait leur apparition au XVe siècle, lorsque les commerçants et des artisans en provenance de partout y sont venus de plus en plus nombreux pour tenter leur chance à la capitale Thang Long.

Situé dans l’arrondissement de Hoàn Kiêm et couvrant 100 ha, le Vieux quartier de Hanoï comporte 76 rues, dont environ 47 ont conservé leur dénomination ancienne qui commence par le mot Hàng, signifiant «marchandises». Chaque quartier porte les traces de son histoire. Les noms des rues rappellent toujours les marchandises qui y étaient produites ou qui le sont toujours : la rue Hàng Dào (rue des teinturiers de la soie rouge), la rue Hàng Duong (la rue du sucre), la rue Hàng Thiêc (rue des Ferblantiers), la rue Hàng Ma (rue des objets votifs)...

Aujourd’hui, le Vieux quartier a beaucoup changé. Il profite du développement économique et de l’arrivée d’un nombre grandissant de touristes : des cafés, des restaurants, des magasins de souvenirs artisanaux... Mais certaines rues sont restées fidèles au métier ancestral.

Par exemple, Hàng Bac est toujours la rue des orfèvres, Hàng Ma, celle des objets votifs, Tô Tich, celle où l’on fabrique des tampons encreurs et Hàng Thiêc, celle des ferblantiers. Découvrez ci-dessous «Hanoï les 36 rues et corporations» !

Hàng Ma (rue des objets votifs)

Hanoï : à la découverte des 36 rues et corporations ảnh 2Les lanternes colorées dans la rue de Hàng Ma (rue d'objets votifs).

La rue de Hàng Ma, d’une longueur de 339m, s’étire du carrefour Hàng Duong (rue du sucre) à la rue Phùng Hung. Les habitants de la rue Hàng Ma sont les descendants de familles originaires du village de Tân Khai, district de Tho Xuong, Thang Long.

Celles-ci ont ouvert des boutiques de vente de papiers et d’objets de décoration à base de papier comme fleurs, lanternes, objets votifs... au service des événements festifs comme le Têt traditionnel ou la fête de la Mi-automne.

Hanoï : à la découverte des 36 rues et corporations ảnh 3À l'heure actuelle, Hàng Ma maintient encore son métier ancestral.


Hàng Chiêu (rues des nattes en jonc)

Hanoï : à la découverte des 36 rues et corporations ảnh 4
La rue de Hàng Chiêu (rue des nattes en jonc).


La rue de Hàng Chiêu (rue des nattes en jonc ou rue Jean Dupuis, du nom du commerçant-explorateur du fleuve Rouge qui s’y installa en 1871), de 275 m, se situe dans l’arrondissement de Dông Xuân. Elle relie la porte O Quan Chuong au carrefour de Hàng Duong (rue du sucre) et Dông Xuân.

Aujourd’hui, elle est une rue très animée, spécialisée dans la commercialisation de diverses marchandises. Mais une partie de Hàng Chiêu maintient encore son métier traditionnel : la vente des nattes en jonc.

Hàng Giây (rue des chaussures)

Hanoï : à la découverte des 36 rues et corporations ảnh 5Aujourd'hui, Hang Giây (rue des chaussures) est la rue des confiseries.

Hàng Giây (rue des chaussures) est une rue longue de 230 m dans l’arrondissement de Hàng Buôm. Aux XVIIe-XVIIIe siècles, c’était la rue des bottiers qui provenaient du village de Cham, dans la province de Hai Duong (Nord). Aujourd’hui, les boutiques ont laissé la place à des confiseries qui étalent devant les yeux des enfants en extase des bonbons et des biscuits de toutes les couleurs et pour tous les goûts.

Hàng Duong (rue du sucre)

Hanoï : à la découverte des 36 rues et corporations ảnh 6Une boutique d'O mai (fruits confits) au carrefour de Hàng Duong et Ngo Gach. 

La rue de Hàng Duong (rue du sucre) a conservé une spécialité qui est devenue l’élite de la gastronomie de Hanoï : la transformation et la vente de toutes sortes de sucreries. Chaque année, à l’occasion du Têt ou de la Fête du mi-automne, la rue Hàng Duong devient très animée.

Hanoï : à la découverte des 36 rues et corporations ảnh 7Une vendeuse ambulante devant une boutique d'O mai à Hàng Duong.

À l’heure actuelle, à côté des confiseries, nombreux autres produits sont vendus comme vêtements, accessoires de mode, souvenirs...


Hàng Thiêc (rue des ferblantiers)

Hanoï : à la découverte des 36 rues et corporations ảnh 8Le magasin des outils de la pâtisserie au No 21, rue de Hàng Thiêc.

Hàng Thiêc (rue des ferblantiers ou rue des Étainiers) est une des rares rues du Vieux quartier de la capitale où les habitants pratiquent encore leur métier ancestral, à savoir la fabrication d’objet en étain ou fer-blanc. Elle fait 136 m de long et relie les rues Thuôc Bac et Hàng Non.

Hanoï : à la découverte des 36 rues et corporations ảnh 9

Découpe mécanique d’une feuille de tôle ondulée.

Dans le passé, les habitants y fabriquaient divers objets tels que lampes à huiles, cassolettes, pots à thé au service des activités de la vie quotidienne. Actuellement, plusieurs familles de Hàng Thiêc vivent encore du métier transmis de père en fils. Outre les ustensiles en étain, on trouve aussi dans leurs ateliers des outils pâtissiers, des étagères en inox... - CVN/VNA

Voir plus

La Résolution 80 définit une nouvelle vision pour une stratégie de développement culturel durable

La Résolution 80 définit une nouvelle vision pour une stratégie de développement culturel durable

« La Résolution n°80 a été adoptée à un moment particulièrement opportun, alors que le pays entre dans une nouvelle étape de son développement national. À l’ère de l’essor de la nation, cette résolution a posé un nouveau cadre idéologique, au sein duquel la culture est appelée à jouer de toute urgence un rôle transversal, en soutien à la science et à la technologie, à l’intégration internationale, à l’innovation, à la réforme institutionnelle, au développement de l’économie privée, ainsi qu’aux secteurs de l’éducation et de la santé.

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO lors de la 19e session du Comité intergouvernemental pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Photo diffusée par la VNA

Le Vietnam défend la mise en œuvre du traitement préférentiel pour les pays en développement

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO, a proposé de mettre l’accent sur le renforcement des capacités, le partage d’expériences, le renforcement de la coopération internationale et la mise en œuvre des recommandations adoptées en ce qui concerne l’article 16 de la Convention sur le «traitement préférentiel pour les pays en développement».

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Coutume ancienne apparue en Asie, les étrennes du Têt incarnent des vœux de paix, de chance et de prospérité pour la nouvelle année. Si les formes ont évolué avec le temps et le numérique, cette tradition demeure un symbole indissociable du Têt traditionnel vietnamien.

Des femmes khmères de la commune d’An Cư, province d’An Giang, s’emploient à préserver et à valoriser le métier traditionnel de tissage de brocart de leur communauté. Photo : VNA

An Giang : le brocart khmer, un patrimoine vivant au service du tourisme culturel

Au pied de la chaîne des Sept Monts, le village de tissage de brocart khmer de Van Giao, province d’An Giang, illustre une dynamique réussie de valorisation du patrimoine culturel associée au développement du tourisme communautaire, contribuant à créer des moyens de subsistance durables et à promouvoir l’identité culturelle des minorités ethniques du Vietnam.

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le « Têt Nguyên Dan », également connu sous le nom de fête du Nouvel An lunaire ou plus simplement « Têt », est la célébration la plus significative et la plus attendue du calendrier vietnamien. Il s’agit de la fête à ne pas manquer, où chaque détail des préparatifs est soigneusement exécuté selon des rituels transmis de génération en génération.
Le Têt symbolise le début d’une nouvelle année, et les événements qui se produisent ce jour-là sont traditionnellement considérés comme annonciateurs des fortunes et des défis pour les mois à venir.

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Pour les Vietnamiens, le Nouvel An lunaire est la plus grande et la plus attrayante de toutes les fêtes. De nombreux us et coutumes sont transmis de génération en génération.

Huynh Công Ly (chemise blanche) et sa famille perpétuent la tradition d’ériger le mât rituel depuis plus de 50 ans. Photo : CVN

Le gardien du cây nêu dans le Delta du Mékong

Dans le Delta du Mékong, la famille de Huynh Công Ly perpétue depuis plus d’un demi-siècle la tradition d’ériger le cây nêu, perche rituelle du Têt, symbole ancestral chargé de sens spirituel et culturel.