COVID-19 : Le Vietnam durcit le contrôle des personnes venant de République de Corée

Le vice-Premier ministre Vu Duc Dam a présidé lundi matin 24 février une réunion pour déployer des mesures contre l’épidémie de COVID-19.

Hanoi (VNA) – Le vice-Premier ministre Vu Duc Dam, également chef du Comité national de pilotage de la prévention et de la lutte contre l’épidémie de COVID-19, a présidé lundi matin 24 février une réunion pour déployer des mesures dans la situation actuelle.

COVID-19 : Le Vietnam durcit le contrôle des personnes venant de République de Corée ảnh 1Le vice-Premier ministre Vu Duc Dam préside la réunion. Photo: VNA

Selon un rapport du ministère vietnamien de la Santé, le nombre de cas infectés en République de Corée a fortement augmenté pour atteindre le chiffre de 602, notamment à Daegu et dans le Gyeongsang du Nord, les deux villes comptant le plus de personnes infectées dans le pays. Actuellement, 26.787 Vietnamiens habitent dans ces deux villes.

Lors de la réunion, le vice-ministre des Transports et des Communications, Lê Anh Tuân a déclaré que jusqu’à présent, 4 compagnies aériennes nationales (Bamboo Airways, Vietjet Air, Jetstar Pacific Airlines et Vietnam Airlines) et 8 compagnies aériennes sud-coréennes exploitent 24 lignes reliant le Vietnam et la République de Corée.

Actuellement, toutes les compagnies aériennes ont réduit à 60% les vols à destination de Daegu en particulier et de la République de Corée en général. Selon les prévisions du secteur aérien civil du Vietnam, aucun vol ne sera effectué en provenance et vers Daegu à partir du 25 février.

Les passagers en provenance de République de Corée doivent faire des déclarations médicales obligatoires à toutes les portes frontalières à partir de 15 heures du 23 février. Le Vietnam place en quarantaine pendant 14 jours les passagers arrivant de Daegu.

Le vice-ministre du Travail, des Invalides et des Affaires sociales, Le Van Thanh a déclaré que le Comité de gestion des travailleurs vietnamiens en République de Corée s'est connecté avec des organes partenaires sud-coréens tels que les ministères de l’Emploi et du Travail, de la Justice, le Service d'immigration de la République de Corée…pour mettre à jour les informations sur les politiques et réglementations relatives aux travailleurs étrangers dans ce pays.

Des organes compétents vietnamiens surveillent constamment les évolutions de l’épidémie afin de fournir des informations exactes aux ressortissants vietnamiens par l’intermédiaire du bureau du Comité de gestion des travailleurs vietnamiens en République de Corée, des centres de soutien aux travailleurs étrangers, le portail électronique et des antennes de l’Association des Vietnamiens dans ce pays.

Ils se sont connectés avec des organes à Daegu et dans d’autres localités du Gyeongsang du Nord pour recueillir des informations et mis en place une ligne téléphonique d’urgence pour déployer des mesures de soutien si  nécessaire.

Selon le ministère sud-coréen de la Justice, environ 200.000 Vietnamiens vivent, font des études ou travaillent en République de Corée, dont 26.787 à Daegu et dans le Gyeongsang du Nord. À ce jour, aucun  n'a été confirmé infecté du SARS-CoV-2.

Des experts vietnamiens ont déclaré que des restrictions à l'entrée et l'isolement des personnes venues des zones touchées à Daegu et dans le Gyeongsang du Nord étaient nécessaires en ce moment.

Ils ont conseillé aux ressortissants vietnamiens en République de Corée de respecter les mesures de précaution recommandés par les autorités locales.

Partageant le même point de vue, des représentants du ministère des Affaires étrangères, de celui du Travail, des Invalides et des Affaires sociales ont précisé qu’ils ont demandé à l'ambassade du Vietnam et aux services compétents du Vietnam en République de Corée de demander aux travailleurs et citoyens vietnamiens vivant dans ce pays de respecter strictement les instructions des services sud-coréens.

Avec des expériences dans la prévention et la lutte contre des épidémies dangereuses, dont  MERS-CoV en 2018, les membres du comité ont demandé aux citoyens vietnamiens de ne pas revenir au pays ce moment. Ceux qui retournent doivent être placés en quarantaine pendant 14 jours, conformément aux règlementations du ministère vietnamien de la Santé.

Lors de cette réunion, les membres du comité ont affirmé que pour l’heure, le Vietnam était en train de bien contrôler la situation, de rester vigilant, d’être très actif dans la lutte contre SARS-CoV-2.

Depuis le 13 février jusqu’à présent, le Vietnam n’enregistre aucun cas positif au COVID-19. Au 23 février, les 16 cas touchés par l’épidémie ont été guéris. Pour l’heure, le pays a mis en quarantaine 32 cas suspects, réalise des tests auprès de 1.263 cas et surveille la santé de 6.470 autres  ayant eu de proches contacts et de retour des régions épidémiques.

Selon le ministère vietnamien de la Santé, le 24 février, il y a 78.856 cas positifs au COVID-19 dans 33 pays et territoires. Rien qu'en Chine, il y a 76.936 cas dans 31 villes et provinces.-VNA

Voir plus

Le pourcentage de personnes pratiquant régulièrement une activité physique a augmenté de 10 %. Photo : Vietnamplus

Le Vietnam place le sport au cœur de sa stratégie de santé publique

Le Vietnam renforce sa stratégie de santé publique en mettant l’accent sur la prévention et la pratique sportive. Objectif : améliorer la condition physique, prolonger l’espérance de vie en bonne santé et construire une société plus dynamique, au service d’un développement durable.

"Dans une ferme de vaches laitières à Gia Lai. La fièvre aphteuse est une maladie virale très contagieuse qui touche les animaux à onglons, notamment les bovins, les porcins, les ovins, les caprins et diverses espèces sauvages. Photo: VNA

Les mesures se renforcent pour empêcher l’entrée du virus de la fièvre aphteuse

Bien que le Vietnam n’ait pas encore enregistré de cas de SAT1, les autorités mettent en garde contre un risque élevé d’introduction, notamment par le biais du commerce illégal d’animaux transfrontalier. Les vaccins nationaux existants ne protègent que contre les sérotypes O, A et Asia1, laissant le bétail vulnérable à la souche SAT1, ce qui pourrait entraîner des pertes importantes, en particulier dans les élevages de bovins et de buffles.

Un médecin de l'Hôpital pour enfants n°1 de Hô Chi Minh-Ville examine un enfant atteint du syndrome pieds-mains-bouche. Photo : VNA

Hô Chi Minh-Ville renforce la surveillance face au syndrome pieds-mains-bouche

Selon le Centre de contrôle des maladies de Hô Chi Minh-Ville (HCDC), la ville a enregistré 1.394 cas de syndrome pieds-mains-bouche entre le 6 et le 12 avril, soit une hausse de 36,8 % par rapport à la moyenne des quatre semaines précédentes. Depuis le début de l’année, la ville a recensé 11.925 cas.

Un médecin de l’Hôpital pour femmes et enfants de Dà Nang traite un enfant atteint du syndrome pieds-mains-bouche. Photo : baodanang.vn

Dà Nang renforce la prévention de la maladie pieds-mains-bouche en flambée

Selon le Centre de contrôle des maladies de Dà Nang (CDC Dà Nang), la ville a enregistré 483 cas de syndrome pieds-mains-bouche depuis le début de l’année, soit près de 1,5 fois plus qu’à la même période l’an dernier. Les enfants de moins de trois ans représentent près de 90 % des cas.

Le professeur associé Le Thuong Vu (à gauche) effectue une bronchoscopie avec échographie endobronchique (EBUS) à visée de biopsie. Photos: NDEL

La médecine "ne consiste pas seulement à soigner, mais aussi à préserver l’espoir"

Après plus de trente ans de carrière, le docteur Vu conserve une foi intacte dans les progrès de la médecine. Pour lui, chaque nouvelle technique représente une opportunité supplémentaire pour les patients. Ce qui le rattache à son métier reste ce moment où un patient retrouve la santé et le sourire, preuve que la médecine ne se limite pas à soigner, mais qu'elle permet aussi de préserver l’espoir.

Flavie Goutard, vétérinaire épidémiologiste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) de France. Photo : VNA

Le Vietnam reconnu pour son approche intégrée de prévention des épidémies

Plusieurs experts internationaux participant au Sommet « One Health » (Une seule santé) en cours à Lyon, en France, ont estimé que le Vietnam figurait parmi les pays pionniers dans la mise en œuvre d’une approche intersectorielle visant à contrôler les épidémies et à protéger la santé humaine, animale et environnementale.