Hanoi maîtrise les maladies infectieuses malgré la hausse de la rougeole et de la maladie MPB

Les cas de rougeole et de syndrome pieds-mains-bouche (MPB) ont fortement augmenté cette année, mais les autorités affirment que la surveillance accrue et les campagnes de vaccination ont permis d’éviter des épidémies plus importantes.

Une agente de santé administre le vaccin contre la rougeole à un enfant à Hanoi. Photo d'illustration: VOV
Une agente de santé administre le vaccin contre la rougeole à un enfant à Hanoi. Photo d'illustration: VOV

Hanoi (VNA) - Les maladies infectieuses restent globalement sous contrôle à Hanoi malgré une augmentation de plusieurs maladies cette année, ont déclaré les autorités sanitaires de la ville, soulignant l’intensification de la surveillance, les efforts de vaccination et les campagnes de santé publique.

Selon le Département de la santé de la ville, les cas de syndrome pieds-mains-bouche (MPB) et de rougeole ont sensiblement augmenté par rapport à la même période en 2024, même si les autorités ont indiqué qu’aucune épidémie de grande ampleur n’avait été constatée.

Depuis le début de l’année, la ville a enregistré 6.262 cas de dengue dans 125 de ses 126 quartiers et communes, soit une baisse de 28% par rapport à l’année précédente. Les autorités sanitaires attribuent cette diminution aux campagnes de démoustication menées avec constance et au dépistage précoce des cas.

En revanche, le syndrome pieds-mains-bouche a connu une forte augmentation, avec 6.015 cas, soit plus du double du chiffre de l’année dernière, bien qu’aucun décès n’ait été signalé. Les cas de rougeole ont également fortement progressé par rapport à 2024, avec 4.484 cas et un décès.

D’autres maladies infectieuses ont également été signalées en plus petit nombre, notamment 34 cas de coqueluche, 27 cas de tétanos, neuf cas d’infection streptococcique d’origine porcine (dont un mortel), quatre cas de méningite et trois cas d’encéphalite japonaise.

Les autorités sanitaires ont annoncé avoir renforcé la surveillance dans les hôpitaux et les communautés, en particulier concernant la dengue et le syndrome pieds-mains-bouche, afin d’assurer une identification et un confinement rapides des cas et des foyers épidémiques.

Les mesures de lutte contre les moustiques ont été étendues aux zones à haut risque, notamment par des campagnes d’élimination des larves et des pulvérisations ciblées pour tuer les moustiques adultes, la ville s’efforçant de prévenir la dengue et le chikungunya.

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Un agent de santé pulvérise de l'insecticide pour lutter contre les moustiques dans un parc de Hanoi.

Le Centre de contrôle des maladies de la ville continue de surveiller la densité des moustiques et les indices de reproduction sur les sites où des cas sont actifs, dans les anciens foyers épidémiques et dans d’autres zones à haut risque, permettant ainsi aux autorités de réagir rapidement en cas de hausse des risques.

Le secteur de la santé travaille également en étroite collaboration avec les services vétérinaires pour suivre l’évolution des maladies animales et renforcer la prévention des zoonoses – maladies transmissibles de l’animal à l’homme.

La communication publique a été intensifiée afin d’informer les habitants sur les risques de maladies et les mesures préventives. Les autorités exhortent la population à coopérer avec les autorités sanitaires lors des enquêtes et des interventions en cas d’épidémie.

La vaccination demeure un pilier central de la stratégie de la ville. Les services de santé et d’éducation examinent conjointement les carnets de vaccination et organisent des campagnes de rattrapage pour les élèves de tous âges.

Les vaccinations sont effectuées par les centres de santé de quartier et de commune, qui, selon les autorités, fonctionnent efficacement.

Au moins 90% des enfants non vaccinés ou insuffisamment vaccinés contre la rougeole, la rubéole-rougeole, la poliomyélite et l’encéphalite japonaise devraient recevoir des doses de rattrapage. À l’approche du printemps, les autorités sanitaires se préparent aux maladies saisonnières telles que la grippe, la rougeole, la coqueluche et la varicelle, tout en maintenant les mesures de contrôle des autres menaces infectieuses.

Une attention particulière est portée à la paralysie flasque aiguë, en raison des inquiétudes suscitées par les cas signalés au Laos et le risque de transmission transfrontalière. Les autorités ont indiqué avoir intensifié la surveillance des cas suspects, étendu la couverture vaccinale contre la poliomyélite et préparé des équipes d’intervention rapide en cas de détection.

Il est conseillé aux habitants de limiter leurs contacts avec les personnes infectées, d’adopter de bonnes pratiques d’hygiène personnelle et alimentaire, d’utiliser de l’eau potable, de gérer correctement leurs déchets, de veiller à ce que leurs enfants soient entièrement vaccinés et de consulter rapidement un médecin en cas d’apparition de symptômes.

Les autorités locales ont reçu pour instruction de renforcer la surveillance au niveau local, de mener des enquêtes épidémiologiques en cas de suspicion de cas et de s’assurer que les échantillons sont correctement prélevés et envoyés au Centre de contrôle et de prévention des maladies pour analyse. — VNA

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