Une campagne au Tonkin

En Indochine comme ailleurs, la période coloniale a eu sa littérature, une littérature assez peu lue de nos jours, mais qui suscite tout de même un certain intérêt.
Une campagne au Tonkin ảnh 1"Une campagne au Tonkin" chez Nha Nam. Photo : laodongthudo.vn
Hanoï (VNA) - EnIndochine comme ailleurs, la période coloniale a eu sa littérature, unelittérature assez peu lue de nos jours, mais qui suscite tout de même uncertain intérêt, notamment de la part des historiens. Il faut dire que lesouvrages écrits à l’époque nous apportent une véritable mine d’informations etqu’ils peuvent être abordés désormais avec tout le recul nécessaire. C’est lecas de "Une campagne au Tonkin", de Charles Édouard Hocquard, qui, signe de savaleur documentaire, a même été traduit en vietnamien.

Une campagne auTonkin a été traduit par trois maisons d’édition différentes: Dông A Books,Omega Book et tout récemment, Nha Nam.

Il s’agit en faitdu journal de bord du médecin militaire et photographe français Charles ÉdouardHocquard.

Nous sommes à lafin du XIXe siècle. La France cherche à établir son protectorat sur le Tonkin(région septentrionale du Vietnam) et lance des expéditions militaires à ceteffet. C’est ce que les historiens français appelleront la «pacification».Charles Édouard Hocquard, lui, passe 26 mois en Indochine, entre 1884 et 1886,et participe à ces expéditions, mais il n’a rien d’un soudard, et le récitqu’il nous en livre témoigne avant tout d’une véritable d’une soif dedécouverte.

C’est EmmanuelCerise, représentant de la région Ile-de-France à Hanoi, qui a écrit la préfacedu livre. Pour lui, il s’agit bien plus d’un ouvrage ethnologique que desmémoires d’un quelconque baroudeur.  

«Ce que l’onretiendra de sa jeunesse, c’est qu’il a un engagement patriotique, au départ.Mais il y a un autre trait caractéristique de son engagement, qui est trèsimportant, c’est le fait qu’il s’engage, non pas comme militaire, mais commemédecin militaire. Et ça, ça donne une dimension particulière à son récit. Onvoit qu’il a un intérêt bien marqué pour le genre humain, pour les hommes, etc’est quelque chose qui durera tout au long de sa carrière», note-t-il.
Une campagne au Tonkin ảnh 2"Une campagne au Tonkin" de la maison d’édition Dông A Books. Photo : zing.vn


Le récit deCharles Édouard Hocquard est d’abord paru dans la revue Le Tour du Monde encinq épisodes. Il s’intitulait alors 30 mois au Tonkin. Il faudra attendre 1892pour qu’il soit publié sous sa forme définitive, celle que nous lui connaissonsaujourd’hui. Il couvre donc le séjour en Indochine du docteur Hocquard depuisson départ du port de Toulon le 11 janvier 1884 jusqu’à son rapatriement le 19avril 1886. Le médecin militaire se fait à la fois observateur, conteur etanalyste, comme le relève Truong Quoc Toàn, l’un des traducteurs.

«Ma premièreimpression, en tant que traducteur, c’est que le docteur Hocquard est un hommeaux talents multiples», nous dit-il. «Sans parler de son vrai métier qui estcelui de médecin, il excelle aussi dans son rôle d’explorateur et dephotographe. Mais ce qui le différencie, aussi, des autres Français qui ontécrit sur l’Indochine à l’époque, c’est qu’il a un regard plutôt neutre sur larégion. Ça peut expliquer par le fait qu’il y est resté très peu de temps etqu’il nous livre des impressions à l’état brut. C’est ce qui rend le livreintéressant, je pense.» 
Une campagne au Tonkin ảnh 3La tour Hoa Phong. Photo : zing.vn


Avec plus de 200photos, Une campagne au Tonkin emmène les lecteurs de Hanoï à Huê, en passantpar Bac Ninh, Tuyên Quang, Lang Son, ou encore Dà Nang… Durant son séjour,Charles Édouard Hocquard rencontre des gens issus de toutes les couchessociales: des marchands, des travailleurs, des mandarins, et même Dông Khanh,le Fils du Ciel en personne! Les images et les récits qu’il rapporte luivaudront une médaille d’or à l’Exposition universelle d’Anvers de 1885.

Ils lui valentaujourd’hui l’intérêt de Le Hoai An, une lectrice.

«Ce sont lesphotos qui me frappent le plus. Elles nous montrent un Vietnam totalementdifférent de celui que je connais.  Jesuis passée des centaines  de fois devantla tour Hoa Phong, à Hanoi… Mais je ne l’avais jamais vue comme ça : aussigrande, aussi belle» , nous confie-t-elle.

La dernièreédition en date, celle de Nha Nam, comporte une annexe avec 44 photos prisespar l’auteur, qui n’apparaissent pas dans l’original, et qui permettent aulecteur de se faire une idée de ce qu’était le Vietnam à l’époque del’Indochine française.-VOV/VNA

Voir plus

Cérémonie de lancement du clip « Song From A Secret Garden – Secret Garden in Vietnam ». Photo : Nhan Dan.

Secret Garden tourne un clip pour promouvoir le tourisme vietnamien

Le journal Nhân Dân, en coordination avec IB Group, a présenté le 6 février à Hanoï, le clip musical ''Song from a Secret Garden – Secret Garden in Viet Nam'', mettant en scène les prestations du célèbre duo international Secret Garden dans plusieurs sites emblématiques de la province de Ninh Binh.

Une convergence de programmes artistiques remarquables à la Foire de Printemps

Une convergence de programmes artistiques remarquables à la Foire de Printemps

En participant à la Foire du Printemps 2026, le public ne découvrira pas seulement des espaces d’exposition et des activités commerciales dynamiques : il pourra également assister à une série de programmes artistiques de grande qualité, présentés tout au long de l’événement par les principaux théâtres et ensembles artistiques professionnels du pays.

La tireuse Trinh Thu Vinh. Photo : VNA

Le Vietnam se pare d’argent aux Championnats d’Asie de tir 2026

Dans l’épreuve par équipes féminine de pistolet à air comprimé 10 m, Trinh Thu Vinh s’est qualifiée pour la finale et a terminé cinquième avec 177,2 points. La tireuse Triêu Thi Hoa Hông a pris la sixième place avec 154,7 points. Malgré l’absence de médailles individuelles, le Vietnam a remporté la médaille d’argent par équipes.

Le Sud du Vietnam abrite de nombreux villages horticoles et jardins spécialisés dans les plantes ornementales, dont l’histoire remonte à plusieurs décennies. Parmi eux, le village de Sa Dec, dans la province de Dông Thap, qui est considéré comme la plus vaste région de culture florale dédiée au Têt dans le delta du Mékong. Fort d’un passé centenaire, Sa Dec voit, en fin d’année, ses jardins s’animer afin d’ajuster les cycles de floraison et d’assurer un approvisionnement conforme aux besoins du marché du Têt. Photos: VNP

Dans le Sud règne l’effervescence florale à l’approche du Têt

La décoration intérieure à base de fleurs fraîches et de plantes ornementales pendant le Têt constitue une tradition culturelle vietnamienne ancestrale et précieuse. Elle symbolise les vœux de retrouvailles familiales, de prospérité et d’un nouveau départ empreint de sérénité. Dans le Sud du Vietnam, la culture florale du Têt bat son plein, les provinces et les villes mobilisant leurs productions afin de répondre à la demande croissante à l’approche du Nouvel An lunaire 2026.

Présentation de produits OCOP. Photo: VNA

À Hanoï, des espaces culturels et commerciaux au service du Tet 2026

Selon Nguyen The Hiep, directeur adjoint du Service municipal de l’industrie et du commerce, ces initiatives s’inscrivent dans la mise en œuvre de la directive n°05-CT/TU du Comité municipal du Parti de Hanoï relative à l’organisation des activités d’accueil du Nouvel An lunaire 2026.

Distribution de l’étrenne du Nouvel An aux représentants des personnes âgées et aux enfants au Mozambique. Photo : Ambassade du Vietnam au Mozambique

Un avant-goût du Têt vietnamien au Laos et au Mozambique

L’école bilingue lao-vietnamienne Nguyen Du a réuni ses élèves, Lao et Vietnamiens, le 3 février pour un atelier traditionnel de confection de bánh chưng (gâteau de riz gluant carré), à l’approche du Nouvel An lunaire (Têt) 2026.

La Semaine de l’"áo dài" London 2026 (Ao Dai Fashion Week London 2026) se tiendra du 19 au 21 septembre 2026 à Londres. Photo: VNA

Ao Dai Fashion Week London : l'"áo dài" sur les catwalks de Londres fin 2026

Placée sous le thème évocateur « A Runway of Heritage, A Future of Style » (Un podium du patrimoine, un avenir de style), l'événement Ao Dai Fashion Week London ambitionne de promouvoir l’"áo dài" comme un élément vivant du patrimoine vietnamien, tout en construisant un écosystème reliant culture, communauté, créativité et commerce entre le Vietnam et le monde.

Une représentation dans le cadre du programme politico-artistique intitulé « Duong lên phia truoc » (La voie à suivre), à Hanoi, le 4 février. Photo : VNA

La voie à suivre, une symphonie artistique pour les 96 ans du Parti

Ce programme visait à revisiter les traditions révolutionnaires de la nation et à réaffirmer le rôle prépondérant du Parti tout au long du processus révolutionnaire, de la lutte pour l’indépendance nationale à la construction et au développement du pays durant la période de renouveau et d’intégration internationale.

Croustillant à l’extérieur, savoureux à l’intérieur : le nem, rouleau frit emblématique du Vietnam, incarne à lui seul la richesse et la convivialité de sa gastronomie. Photo : VNA

Les artisans de la cuisine, vecteurs de l’image des destinations vietnamiennes

Dans un contexte où de nombreux plats vietnamiens sont régulièrement distingués dans des classements gastronomiques internationaux prestigieux, la professionnalisation du métier de cuisinier et la valorisation des talents d’exception apparaissent comme des leviers essentiels pour renforcer l’attractivité du tourisme vietnamien.