Hô Chi Minh-Ville (VNA) – Un échange littéraire vietnamo-sud-coréen s’est tenu dimanche 18 novembre à Hô Chi Minh-Ville (Sud), donnant un aperçu des littératures des deux pays.
 
Couvertures de "L’oiseau Joong vole de A à Z" et "Le Cadeau de l’oiseau". Source: qdnd.vn

Cet événement a réuni l’écrivain vietnamien Dô Tiên Thuy avec son roman intitulé "L’oiseau Joong vole de A à Z" et sa consoeur sud-coréenne Eun Hee-kyung, qui a signé "Le Cadeau de l’oiseau". Les deux écrivains ont partagé leurs vues sur la vie, en particulier dans l’après-guerre.

Le roman "L’oiseau Joong vole de A à Z" de Dô Tiên Thuy, cohérent et entraînant, se raconte à travers le récit de l’oiseau et de la mitrailleuse. Une histoire intense et vive avec des conflits embrouillés dans l’après-guerre, et des cris de désespoir de la nature.

À travers le récit d’un oiseau Joong égaré, l’histoire du passé et les conflits d’une famille multi-générationnelle ont été reproduits. Au lendemain de la guerre, des hommes se sont égarés dans le chaos des visées et les corrompus devront en supporter les conséquences.

Eun Hee-kyung, née en 1959, publie en 1996 un premier roman, "Le Cadeau de l’oiseau ", prix Munhakdongne de la fiction. Elle fait paraître ensuite une dizaine de livres et obtient d’autres prix importants venant couronner une reconnaissance critique et un grand succès populaire.

"Le Cadeau de l’oiseau" est le journal d’une adolescente qui voit le monde de l’enfance se briser et découvre une réalité désenchantée. C’est aussi le roman de la Corée des années soixante qui prend conscience, au contact du monde extérieur, que la priorité donnée au développement économique ne se fait pas sans contrepartie.

Abordant la vérité de la vie à travers une description méticuleuse et subtile des banalités quotidiennes, Eun Hee-kyung combine un cynisme sophistiqué avec une prose légère et teintée d’ironie. Elle éclaire avec lucidité tout ce qui ébranle la possibilité d’une vraie communication entre deux êtres.

S’exprimant lors de l’échange, Eun Hee-Kyung a déclaré que les lecteurs sud-coréens  avaient du mal à accéder à la littérature vietnamienne car il existe peu d’œuvres littérales vietnamiennes traduites en coréen.

Les écrivains ont exprimé leur espoir que les secteurs de la littérature vietnamien et sud-coréen se rapprocheront dans les temps à venir grâce à l’échange d’expériences. – VNA