Table ronde "Le passé vivant" et présentation du livre d'art Linh Nam chich quai

La table ronde "Le passé vivant" a ue lieu à l'Espace à Hanoï, avec comme invité le peintre Ta Huy Long, auteur du fameux livre d'art Linh Nam chich quai, paru en janvier 2017.
Table ronde "Le passé vivant" et présentation du livre d'art Linh Nam chich quai ảnh 1«Linh Nam chich quai» de la Maison d’édition Kim Dông, le livre d’art phénomène de l’année 2017. Photo : CVN
 

Hanoï (VNA) - Le soir du 20 septembre à l'Espace - Institut français de Hanoï, de nombreux lecteurs ont assisté à la table ronde "Le passé vivant", avec comme invité le peintre Ta Huy Long, auteur du fameux livre d'art Linh Nam chich quai, paru en janvier 2017.

L'auditorium de l'Espace était rempli majoritairement de jeunes. Une véritable surprise. Même si l'histoire ne passionne plus les foules, cette table ronde "Le passé vivant" a attiré un public nombreux et passionné.

Le livre d'art Linh Nam chich quai, de la Maison d'édition Kim Dông, illustré par le peintre Ta Huy Long, est paru en janvier 2017. Il est rapidement devenu un best-seller dans le pays.

Linh Nam chich quai (Les mystères à Linh Nam, en français) est une collection très réputée de la littérature du pays, rédigée à la fin de la dynastie des Trân au XIVe siècle. Le livre d'art de Ta Huy Long, qui illustre ces mystères avec 200 bandes-dessinées de style gravures sur bois, présente une nouvelle manière d'approcher le sujet.

Une petite exposition s’est également ouverte dans la mezzanine de l'Espace.

Table ronde "Le passé vivant" et présentation du livre d'art Linh Nam chich quai ảnh 2Exposition des illustrations du livre dans la mezzanine de l’Institut français de Hanoï. Photo : CVN

La table ronde a accueilli le directeur de la Maison d'édition Kim Dông, Pham Quang Vinh, et le directeur de l'Institut français de Hanoï, Emmanuel Labrande.

Comme autres invités citons la Docteur en histoire Tô Lan, le peintre Ta Huy Long, et l'écrivain Luu Son Minh, qui ont présenté différentes approches de l'histoire, et de la culture vietnamienne en général.

Redonner à l’histoire la place qu’elle mérite

"Je suis surpris de voir un public aussi jeune, avec même des enfants de maternelle. Cela me plaît de voir que l'histoire peut susciter l'intérêt des enfants !", s'est exclamé l'écrivain Luu Son Minh.

Les invités ont partagé des expériences et souvenirs relatifs à l'histoire. "Je me rappelle que dans mon enfance, j'adorais l'histoire et souhaitait devenir un héros. J'ai lu avec passion puis je me suis mis à dessiner. L'amour pour l'histoire peut commencer d’une manière très simple, a raconté le peintre Ta Huy Long. L'histoire n'est pas une matière poussiéreuse. Elle est au contraire très vivante. Il faut simplement changer les méthodes d'enseignement à l'école pour la rendre plus attractive".

Table ronde "Le passé vivant" et présentation du livre d'art Linh Nam chich quai ảnh 3De gauche à droite : la Docteur Tô Lan, le peintre Ta Huy Long et l’écrivain Luu Son Minh. Photo : CVN

Les invités ont suggéré aux parents présents dans la salle d’encourager leurs enfants à s’intéresser à l'histoire, une discipline qui peut aussi offrir des opportunités d'emploi, comme le montrent les invités présents : une Docteur en histoire, un peintre et un écrivain-historien.

Ils ont chaleureusement remercié la Maison d'éditons Kim Dông d'avoir réalisé ce projet extraordinaire, qui a fait revivre avec des illustrations colorées une des plus fameuses œuvres du pays. Ils ont estimé que cela pourrait attirer les jeunes vers l'histoire, et vers la culture vietnamienne plus globalement.

Ta Huy Long, le peintre favori des amoureux des BD

Né en 1974, Ta Huy Long a été étudiant de l’Université des beaux-arts industriels de Hanoï. Peintre pour la Maison d’éditions Kim Dông, il est lauréat de plusieurs prix internationaux de bandes-dessinées, et est devenu un des artistes favoris des enfants.

Ses illustrations concernent de nombreuses périodes de l’histoire du Vietnam. Récemment, il a même réalisé certains projets autour de la vie quotidienne des gens du Vieux Quartier de la capitale, dans l’ouvrage Cua sô (La fenêtre).-CVN/VNA

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