Régime plus sévère du crédit en devises

Depuis le 1er avril 2016, les banques commerciales ont arrêté l’octroi de crédits en devises aux entreprises domestiques de fabrication et de commerce de produits d’export par les portes frontalières
Régime plus sévère du crédit en devises ảnh 1Depuis le 1er avril 2016, les banques commerciales ont arrêté l’octroi de crédits en devises aux entreprises domestiques de fabrication et de commerce de produits d’export par les portes frontalières. Photo: VNA

Hanoi (VNA) - Depuis le 1er avril 2016, les banques commerciales ont arrêté l’octroi de crédits en devises aux entreprises domestiques de fabrication et de commerce de produits d’export par les portes frontalières du pays.

La Banque d’État du Vietnam (BEV) est désormais plus stricte dans ce segment du crédit avec l’entrée en vigueur le 1er avril 2016 d’une circulaire 24 du gouverneur de la BEV. Cet établissement n’autorise plus les banques à fournir des crédits à court terme libellés en devise étrangère aux entreprises domestiques de fabrication de produits pour export par les portes frontalières du pays.

De tels emprunts sont limités maintenant à trois cas : crédits, tous termes confondus, affectés au financement du règlement des importations des entreprises dont les rentrées sont en devises, ceux affectés au financement d’un investissement direct à l’étranger, et ceux, de court terme, affectés au règlement d’importations d’essence et de pétrole - ce qui, par définition, ne concerne qu’un faible nombre d’entreprises agréées par le ministère de l’Industrie et du Commerce.

Selon l’analyse de Bùi Quôc Dung, directeur du Département des politiques monétaires de la BEV, cette décision est conforme de manière générale à sa volonté d’éviter une «dollarisation» de l’économie nationale, préjudiciable à la monnaie nationale, et donc à l’économie vietnamienne.

Vers la stabilité du marché des devises

À présent, la dollarisation de l’économie nationale est en recul, en témoigne le taux faible volume de crédits en devises, de l’ordre de 10% de l’encours national. De même, l’épargne en devises est également en recul. Sur le long terme, la gestion des politiques en matière de devises par la BEV est de privilégier l’achat et la vente, plutôt que le crédit.

La BEV continue d’employer conjointement instruments monétaires et mesures ponctuelles afin d’assurer l’équilibre entre l’offre et la demande de devises, en étant prête, le cas échéant, à mettre en circulation des devises sur le marché.
 
Sur le plan de la politique monétaire, la BEV continuera de maintenir la stabilité du marché des devises étrangères, dont les taux de parité. Depuis le début de l’année, elle a pris nombre de mesures à cette fin et, pour les temps à venir, poursuivra sa veille, en particulier les dépôts et les mécanismes de gestion afin de maintenir la stabilité du marché des devises, dont les taux de change dans l’amplitude de variation tolérée. -CVN/VNA

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