Pour diminuer le nombre d’avortements au Vietnam

Le taux d’avortement (IVG) chez les mineurs représente 20% des cas au Vietnam. Cela fait du Vietnam le pays ayant le taux d’IVG le plus élevé en Asie du Sud-Est.

Hanoi. 12 juillet (VNA) - Le taux d’avortement (IVG) chez les mineurs représente 20% des cas au Vietnam. Cela fait du Vietnam le pays ayant le taux d’IVG le plus élevé en Asie du Sud-Est. Telle est l’information donnée par le chef de l’Office de la démographie et du planning familial, Trân Van Tri, lors du meeting pour célébrer la Journée internationale de la population (11 juillet), qui a eu lieu le 7 juillet à Hô Chi Minh-Ville.

Pour diminuer le nombre d’avortements au Vietnam ảnh 1Grâce aux efforts de la ville, le taux d'avortement chez les mineurs et celui de mortalité chez les nouveau-nés dans la grande mégapole du Sud ont diminué notablement. Photo : VNA

Ayant pour le thème «Planification familiale : donner aux populations la capacité d’agir, de contribuer au développement des pays», la Journée internationale de la population (11 juillet) de cette année vise à renforcer le planning familial et à améliorer la santé des habitants, contribuant à affirmer le rôle et les droits des femmes dans la famille.

Selon les statistiques, autrefois, de 5% à 7% des IVG au Vietnam concernaient les mineurs, notamment à l’âge de 15-19 ans. Aujourd’hui, ce taux atteint 20%, faisant du Vietnam l’une des cinq nations du monde ayant le plus recours à l’avortement. Cela représente un défi immense pour le pays en matière de santé génésique, en dépit de l’application croissante des mesures de contraception.

Causes et solutions

Pour diminuer le nombre d’avortements au Vietnam ảnh 2Renforcer le réseau d'informations est un contenu important des politiques de Hô Chi Minh-Ville, contribuant à diminuer le taux d'avortement. Photo : VNA

Qu’est-ce qui peut bien explique cette situation ? Les experts estiment que cette hausse du nombre de cas d’avortements provient du mode de vie malsain d’une partie des jeunes. Outre cela, dans les zones rurales, de nombreuses femmes se font avorter en raison d’une conception arriérée sur la nécessité d’avoir un garçon pour perpétuer la lignée. Un avortement sélectif extrêmement répandu, bien qu’interdit par la loi.

De plus, les familles rurales tendent aussi à privilégier un enfant de sexe masculin parce que dans un pays où le système de retraite et de protection sociale est peu développé, les parents comptent sur leurs fils pour leur venir en aide, alors que la fille, une fois mariée, les quitte pour la belle-famille.

À Hô Chi Minh-Ville, le taux d’avortement chez les moins de 20 ans a observé une diminution. En 2015, il était 3,5% des cas, contre 4,1% en 2011. La mortalité chez les nouveau-nés est faible, moins de 7/1.000 bébés. Et celle chez les mères est la plus basse du pays.

Selon le chef de l’Office de la démographie et et du planning familial de Hô Chi Minh-Ville, le docteur Trân Van Tri, dans les temps à venir, la ville renforcera les soins de santé en faveur des mères et des enfants, notamment les femmes travaillant en banlieue et dans les provinces avoisinantes.

 

La Journée mondiale de la population a été instaurée en 1989 par le Conseil d’administration du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), suite à l’intérêt suscité par la «Journée des cinq milliards» célébrée le 11 juillet 1987 lorsque la population du globe a atteint 5 milliards d’habitants. Par la résolution 45/216 de décembre 1990, l’Assemblée générale des Nations Unies a décidé de maintenir la Journée mondiale de la population afin de renforcer la sensibilisation aux questions de population donc, notamment leurs relations avec l’environnement et le développement. Cette Journée s’est tenue pour la première fois le 11 juillet 1990 dans plus de 90 pays. Depuis lors, un certain nombre de bureaux de pays du Fonds des Nations Unies pour la population et d’autres organisations et institutions commémorent cette Journée, en partenariat avec les gouvernements et la société civile. - CVN/VNA

   

Voir plus

Hô Chi Minh-Ville a officialisé le déploiement du dossier de santé électronique pour l’ensemble des habitants via l’application "Công dân số TPHCM". Photo: nld.com.vn

Hô Chi Minh-Ville déploie le dossier de santé électronique sur l’application du Citoyen numérique

Chaque citoyen disposera désormais d’un dossier de santé unique, associé à son numéro d’identification personnel. Cette mesure vise à garantir la fiabilité des informations et à éviter les doublons ainsi que les erreurs de données. Les antécédents médicaux seront automatiquement mis à jour à partir des établissements de santé, des programmes de dépistage et des examens périodiques, puis centralisés sur la plateforme.

L'hôpital militaire 175 innove en appliquant des techniques modernes de biopsie osseuse. Photo: Anh Tuyêt/qdnd.vn

La transformation numérique est en marche dans les hôpitaux militaires

À l’heure du numérique, le médecin militaire conserve ses valeurs fondamentales: rigueur, dévouement et disponibilité en toutes circonstances. Mais désormais, la technologie ouvre une nouvelle ère pour la médecine militaire, où rapidité, données et connectivité deviennent des éléments clés.

Le pourcentage de personnes pratiquant régulièrement une activité physique a augmenté de 10 %. Photo : Vietnamplus

Le Vietnam place le sport au cœur de sa stratégie de santé publique

Le Vietnam renforce sa stratégie de santé publique en mettant l’accent sur la prévention et la pratique sportive. Objectif : améliorer la condition physique, prolonger l’espérance de vie en bonne santé et construire une société plus dynamique, au service d’un développement durable.

"Dans une ferme de vaches laitières à Gia Lai. La fièvre aphteuse est une maladie virale très contagieuse qui touche les animaux à onglons, notamment les bovins, les porcins, les ovins, les caprins et diverses espèces sauvages. Photo: VNA

Les mesures se renforcent pour empêcher l’entrée du virus de la fièvre aphteuse

Bien que le Vietnam n’ait pas encore enregistré de cas de SAT1, les autorités mettent en garde contre un risque élevé d’introduction, notamment par le biais du commerce illégal d’animaux transfrontalier. Les vaccins nationaux existants ne protègent que contre les sérotypes O, A et Asia1, laissant le bétail vulnérable à la souche SAT1, ce qui pourrait entraîner des pertes importantes, en particulier dans les élevages de bovins et de buffles.

Un médecin de l'Hôpital pour enfants n°1 de Hô Chi Minh-Ville examine un enfant atteint du syndrome pieds-mains-bouche. Photo : VNA

Hô Chi Minh-Ville renforce la surveillance face au syndrome pieds-mains-bouche

Selon le Centre de contrôle des maladies de Hô Chi Minh-Ville (HCDC), la ville a enregistré 1.394 cas de syndrome pieds-mains-bouche entre le 6 et le 12 avril, soit une hausse de 36,8 % par rapport à la moyenne des quatre semaines précédentes. Depuis le début de l’année, la ville a recensé 11.925 cas.

Un médecin de l’Hôpital pour femmes et enfants de Dà Nang traite un enfant atteint du syndrome pieds-mains-bouche. Photo : baodanang.vn

Dà Nang renforce la prévention de la maladie pieds-mains-bouche en flambée

Selon le Centre de contrôle des maladies de Dà Nang (CDC Dà Nang), la ville a enregistré 483 cas de syndrome pieds-mains-bouche depuis le début de l’année, soit près de 1,5 fois plus qu’à la même période l’an dernier. Les enfants de moins de trois ans représentent près de 90 % des cas.