Nguyên Tiên Minh, le bronze qui vaut mieux que l’or

C’est l’histoire d’une médaille plus brillante que l’or et plus scintillante que l’argent. Nguyên Tiên Minh, 30 ans et natif de Hô Chi Minh-Ville, l’a contée aux Championnats du monde de badminton disputés du 5 au 11 août à Guangzhou (Chine).
C’est l’histoired’une médaille plus brillante que l’or et plus scintillante quel’argent. Nguyên Tiên Minh, 30 ans et natif de Hô Chi Minh-Ville, l’acontée aux Championnats du monde de badminton disputés du 5 au 11 août àGuangzhou (Chine).

Le 12 août au soir, Nguyên TiênMinh est de retour à Hô Chi Minh-Ville. Si son vol a bien atterri àl’aéroport Tân Son Nhât, lui reste la tête dans les nuages. Ses proches,évidemment, sont là pour l’accueillir, accompagnés de nombreuxsupporters, de ses amis et des représentants du Service municipal de laculture, des sports et du tourisme.

Avec cetexploit retentissant, les dirigeants du badminton de Hô Chi Minh-Villeont proposé aux instances sportives nationales de lui remettre l’Ordredu travail de 2e classe, un titre que peu de sportifs ont l’honneur derecevoir.

Enlaçant avec une joie sans bornes chaquepersonne venue l’accueillir pour le féliciter, le joueur de badmintonN°1 du pays, Nguyên Tiên Minh, est fier de lui : «En seulement deuxsemaines, j’ai dû me soumettre à trois contrôles anti-dopage en raisondes doutes qui planaient sur moi du fait de mon petit gabarit (1,69 mpour 59 kg, ndlr) et de mon âge (30 ans, le plus âgé du Top 30 mondial).Mais j’ai simplement montré de quel bois je pouvais me chauffer ! Celafait maintenant six ans que je suis professionnel, et cette médaille estle plus beau moment de ma carrière !»

Un parcours presque parfait

Le 10 août dernier, Nguyên Tiên Minh s’est hissé sans trop deproblèmes jusqu’en demi-finales du tournoi avant de tomber sur un os, leChinois et grandissime favori Lin Dan, qui remportera un peu plus tardla compétition (il est désormais quintuple champion du monde au total ensimple messieurs, ndlr). Nguyên Tiên Minh doit s’incliner 21/17 et21/15 après 49 minutes de jeu. Suffisant toutefois pour décrocher cettesuperbe médaille de bronze.

En quart de finale,Nguyên Tiên Minh a éliminé le Danois Jan O Jorgensen (9e mondial) dansune rencontre épique en trois sets (21/8, 17/21 et 22/20). Les deuxjoueurs ont notamment disputé un échange de 108 coups, qui s’est soldépar un smash rageur de Tiên Minh, après plus de deux minutes d’effort.La Fédération internationale de badminton (BWF en abréviation anglaise)est en train de vérifier la vidéo du match pour homologuer ce record.

Ce beau parcours lui a valu diverses primes de la partdes responsables de la mégapole du Sud (41 millions de dôngs), de laFédération vietnamienne de badminton et de celle de Hô Chi Minh-Ville(25 millions de dôngs), de l’État (35 millions de dôngs) et d’uneentreprise privée (20 millions de dôngs). Sans oublier une belleprogression au classement mondial (5e).

Une progression linéaire

Au Vietnam, Nguyên Tiên Minh domine sa discipline depuis de longuesd’années. La passation de pouvoir a eu lieu il y a dix ans, lorsqu’ils’est imposé en finale des Championnats nationaux face au joueur N°1 dupays de l’époque, Nguyên Phu Cuong, devenant ainsi la nouvellecoqueluche du badminton vietnamien. Sa progression a ensuite étéconstante, avec une participation aux JO de Pékin 2008 (ainsi qu’àLondres en 2012), puis une incursion dans le Top 5 au classement BWF en2009.

Tiên Minh surprend les observateurs du mondeentier de par son modeste gabarit - un handicap à ce niveau -, maisaussi en raison des infrastructures d’entraînement dont il dispose -loin des standards de certains pays -, lesquels ne l’empêchent pas defigurer parmi l’élite mondiale depuis plusieurs années.

En dehors des courts, Tiên Minh est une personne affable et discrète.Sa conception du bonheur ? «Une famille tranquille, heureuse, etpoursuivre jusqu’au bout ma passion pour le badminton».

Il pourrait savourer sa médaille, mais non. Le 13 août, il s’est misen route pour l’Inde, où il évolue sous les couleurs du club PuneVijetas, qui lui a versé 44.000 dollars pour deux semaines decompétition. Le tournoi des clubs indiens élargi est richement doté, letotal des prix s’élevant à un million de dollars. D’autres joueurs duTop 10 mondial ont aussi été «recrutés».

Ayant faitle plein de confiance, Tiên Minh s’est fixé de nouveaux objectifs :remporter un tournoi des Super Series avant de conquérir une médailled’or aux prochains SEA Games 27 au Myanmar et faire retentir l’hymnevietnamien. – VNA

Voir plus

La Résolution 80 définit une nouvelle vision pour une stratégie de développement culturel durable

La Résolution 80 définit une nouvelle vision pour une stratégie de développement culturel durable

« La Résolution n°80 a été adoptée à un moment particulièrement opportun, alors que le pays entre dans une nouvelle étape de son développement national. À l’ère de l’essor de la nation, cette résolution a posé un nouveau cadre idéologique, au sein duquel la culture est appelée à jouer de toute urgence un rôle transversal, en soutien à la science et à la technologie, à l’intégration internationale, à l’innovation, à la réforme institutionnelle, au développement de l’économie privée, ainsi qu’aux secteurs de l’éducation et de la santé.

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO lors de la 19e session du Comité intergouvernemental pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Photo diffusée par la VNA

Le Vietnam défend la mise en œuvre du traitement préférentiel pour les pays en développement

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO, a proposé de mettre l’accent sur le renforcement des capacités, le partage d’expériences, le renforcement de la coopération internationale et la mise en œuvre des recommandations adoptées en ce qui concerne l’article 16 de la Convention sur le «traitement préférentiel pour les pays en développement».

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Coutume ancienne apparue en Asie, les étrennes du Têt incarnent des vœux de paix, de chance et de prospérité pour la nouvelle année. Si les formes ont évolué avec le temps et le numérique, cette tradition demeure un symbole indissociable du Têt traditionnel vietnamien.

Des femmes khmères de la commune d’An Cư, province d’An Giang, s’emploient à préserver et à valoriser le métier traditionnel de tissage de brocart de leur communauté. Photo : VNA

An Giang : le brocart khmer, un patrimoine vivant au service du tourisme culturel

Au pied de la chaîne des Sept Monts, le village de tissage de brocart khmer de Van Giao, province d’An Giang, illustre une dynamique réussie de valorisation du patrimoine culturel associée au développement du tourisme communautaire, contribuant à créer des moyens de subsistance durables et à promouvoir l’identité culturelle des minorités ethniques du Vietnam.

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le « Têt Nguyên Dan », également connu sous le nom de fête du Nouvel An lunaire ou plus simplement « Têt », est la célébration la plus significative et la plus attendue du calendrier vietnamien. Il s’agit de la fête à ne pas manquer, où chaque détail des préparatifs est soigneusement exécuté selon des rituels transmis de génération en génération.
Le Têt symbolise le début d’une nouvelle année, et les événements qui se produisent ce jour-là sont traditionnellement considérés comme annonciateurs des fortunes et des défis pour les mois à venir.

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Pour les Vietnamiens, le Nouvel An lunaire est la plus grande et la plus attrayante de toutes les fêtes. De nombreux us et coutumes sont transmis de génération en génération.

Huynh Công Ly (chemise blanche) et sa famille perpétuent la tradition d’ériger le mât rituel depuis plus de 50 ans. Photo : CVN

Le gardien du cây nêu dans le Delta du Mékong

Dans le Delta du Mékong, la famille de Huynh Công Ly perpétue depuis plus d’un demi-siècle la tradition d’ériger le cây nêu, perche rituelle du Têt, symbole ancestral chargé de sens spirituel et culturel.