Mise en culture du coronavirus : une avancée majeure pour le Vietnam

Les chercheurs de l’Institut national d’hygiène et d’épidémiologie sont parvenus à isoler et mettre en culture la souche du nouveau coronavirus.
Mise en culture du coronavirus : une avancée majeure pour le Vietnam ảnh 1 L’isolement et la culture de la souche du virus en laboratoire ouvrent la voie à de nouvelles approches diagnostiques, thérapeutiques et prophylactiques. Photo : VNA
Hanoï (VNA) - Leschercheurs de l’Institut national d’hygiène et d’épidémiologie sont parvenus àisoler et mettre en culture la souche du nouveau coronavirus. Uneavancée majeure pour le Vietnam dans la recherche d’un vaccin et d’untraitement.

Selon l’Institutnational d’hygiène et d’épidémiologie, l’isolement et la culture de la souchedu COVID-19 en laboratoire vont permettre au Vietnam de tester des millionsd’échantillons. Ils ouvrent la voie à de nouvelles approches diagnostiques,thérapeutiques et prophylactiques.

Actuellement, lepays compte plus de 1.000 personnes rentrant de Chine. Parmi elles, près de 500ont été en contact avec des personnes infectées par le COVID-19 et sont àprésent isolées et surveillées dans l’attente des résultats des tests.

Priorité à lafabrication de kits de test

Le vice-ministrede la Santé, Nguyên Thanh Long, informe qu’actuellement, aucun pays au monden’a réussi à produire des kits de test. Avec ce premier succès, le Vietnamespère bien prévenir les vagues émergentes d’épidémies.  Lors d’une récente réunion entre le ministèredes Sciences et des  Technologies et lesexperts sur le sujet afin de discuter des mesures de prévention et de luttecontre le COVID-19, ils ont agréé de se concentrer sur la recherche et lafabrication de kits de test du coronavirus.

Concernant ledomaine juridique, les mécanismes et politiques de mise en action ainsi que lesfinancements nécessaires à cette mission, le vice-ministre des Sciences et desTechnologies, Pham Công Tac, affirme que ledit ministère créera les meilleuresconditions aux scientifiques car il s’agit d’une tâche urgente, d’uneimportance extrême.

Le Pr.-Dr. NguyênVan Kinh, président de l’Association des maladies contagieuses, anciendirecteur de l’Hôpital national des maladies tropicales, a préconisé, pour sapart, que le Vietnam pourrait produire lui-même des produits de dépistage, sansattendre les aides internationales.

Selon lui, alorsqu’il n’y avait pas d’amorce spécifique de la part de l’Organisation mondialede la santé (OMS), pour tester et clarifier le COVID-19, l’Institut nationald’hygiène et d’épidémiologie a dû utiliser des techniques de séquençagegénomique des souches afin d’étudier plus profondément les échantillons.

Il fallait alorsen général entre trois et  quatre  jours pour obtenir les résultats des tests,ce qui rendait difficile l’isolement et le traitement des patients. Cependant,depuis le 31 janvier, tandis que l’OMS fournit des amorces  spécifiques du nouveau coronavirus, lesrésultats du test sont plus rapides et sont obtenus après seulement un ou deuxjours. Notamment, l’utilisation de la technique de PCR en temps réel, uneméthode particulière de réaction en chaîne par polymérase permettant de mesurerla quantité initiale d’ADN, va permettre d’identifier le COVID-19 en cinq àneuf  heures seulement.

Face àl’évolution complexe de l’épidémie de COVID-19, la réduction du temps de testest cruciale dans le contrôle de la maladie et permettra de diagnostiquer ettraiter plus tôt les patients et libérer les cas suspects ayant une réponsenégative au test. Cela signifie également réduire le nombre de patientsconcentrés dans une même zone d’isolement pendant une longue période et allégerainsi le fardeau des établissements hospitaliers.

À la recherched’un vaccin

Le Pr.associé.-Dr. Trân Dac Phu, ancien directeur du Département de médecinepréventive (dépendant du ministère de la Santé), suggère que le ministère desSciences et des Technologies confie la recherche et la fabrication de kits detest ainsi que l’étude des caractéristiques épidémiologiques aux établissementscompétents.

Concernant laproduction du vaccin, le Dr. Dô Tuân Dat, directeur de la Sarl de vaccins etproduits biologiques N°1, estime une durée d’au moins trois mois pour confirmerla faisabilité de la fabrication d’un vaccin. Sa compagnie a contacté la partiebritannique pour lui demander son aide dans le développement du vaccin anti-COVID-19.

"En dépitdes aides internationales, les scientifiques vietnamiens doi-vent être plusénergiques dans la recherche des kits de test ainsi que les étudesépidémiologiques", souligne le vice-ministre des Sciences et desTechnologies, Pham Công Tac.

De plus, face aurisque d’explosion de l’épidémie au Vietnam, ce ministère a collecté denouvelles publications scien-tifiques internationales à propos du nouveaucoronavirus pour les mettre à disposition des médecins, du personnel médical etdes chercheurs vietnamiens.

Publiés enjanvier et février 2020, ces documents se composent de travaux de recherche,prin-cipalement théorique, sur cette maladie, d’échanges d’expé-riences enmatière de prévention et de traitement, ainsi que d’enseignements tirés desprocessus de recherche et de traitement de l’épidémie.-CVN/VNA

Voir plus

Le pourcentage de personnes pratiquant régulièrement une activité physique a augmenté de 10 %. Photo : Vietnamplus

Le Vietnam place le sport au cœur de sa stratégie de santé publique

Le Vietnam renforce sa stratégie de santé publique en mettant l’accent sur la prévention et la pratique sportive. Objectif : améliorer la condition physique, prolonger l’espérance de vie en bonne santé et construire une société plus dynamique, au service d’un développement durable.

"Dans une ferme de vaches laitières à Gia Lai. La fièvre aphteuse est une maladie virale très contagieuse qui touche les animaux à onglons, notamment les bovins, les porcins, les ovins, les caprins et diverses espèces sauvages. Photo: VNA

Les mesures se renforcent pour empêcher l’entrée du virus de la fièvre aphteuse

Bien que le Vietnam n’ait pas encore enregistré de cas de SAT1, les autorités mettent en garde contre un risque élevé d’introduction, notamment par le biais du commerce illégal d’animaux transfrontalier. Les vaccins nationaux existants ne protègent que contre les sérotypes O, A et Asia1, laissant le bétail vulnérable à la souche SAT1, ce qui pourrait entraîner des pertes importantes, en particulier dans les élevages de bovins et de buffles.

Un médecin de l'Hôpital pour enfants n°1 de Hô Chi Minh-Ville examine un enfant atteint du syndrome pieds-mains-bouche. Photo : VNA

Hô Chi Minh-Ville renforce la surveillance face au syndrome pieds-mains-bouche

Selon le Centre de contrôle des maladies de Hô Chi Minh-Ville (HCDC), la ville a enregistré 1.394 cas de syndrome pieds-mains-bouche entre le 6 et le 12 avril, soit une hausse de 36,8 % par rapport à la moyenne des quatre semaines précédentes. Depuis le début de l’année, la ville a recensé 11.925 cas.

Un médecin de l’Hôpital pour femmes et enfants de Dà Nang traite un enfant atteint du syndrome pieds-mains-bouche. Photo : baodanang.vn

Dà Nang renforce la prévention de la maladie pieds-mains-bouche en flambée

Selon le Centre de contrôle des maladies de Dà Nang (CDC Dà Nang), la ville a enregistré 483 cas de syndrome pieds-mains-bouche depuis le début de l’année, soit près de 1,5 fois plus qu’à la même période l’an dernier. Les enfants de moins de trois ans représentent près de 90 % des cas.

Le professeur associé Le Thuong Vu (à gauche) effectue une bronchoscopie avec échographie endobronchique (EBUS) à visée de biopsie. Photos: NDEL

La médecine "ne consiste pas seulement à soigner, mais aussi à préserver l’espoir"

Après plus de trente ans de carrière, le docteur Vu conserve une foi intacte dans les progrès de la médecine. Pour lui, chaque nouvelle technique représente une opportunité supplémentaire pour les patients. Ce qui le rattache à son métier reste ce moment où un patient retrouve la santé et le sourire, preuve que la médecine ne se limite pas à soigner, mais qu'elle permet aussi de préserver l’espoir.

Flavie Goutard, vétérinaire épidémiologiste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) de France. Photo : VNA

Le Vietnam reconnu pour son approche intégrée de prévention des épidémies

Plusieurs experts internationaux participant au Sommet « One Health » (Une seule santé) en cours à Lyon, en France, ont estimé que le Vietnam figurait parmi les pays pionniers dans la mise en œuvre d’une approche intersectorielle visant à contrôler les épidémies et à protéger la santé humaine, animale et environnementale.