Hanoi (VNA) – Le vice-ministre permanent de la Santé, Vu Manh Hà, a reçu et travaillé le 8 juin Patricia Ongpin, directrice du Programme commun des Nations unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) pour le Vietnam, le Laos, le Cambodge et la Malaisie.
Lors de la séance de travail, le vice-ministre Vu Manh Hà a remercié l’ONUSIDA pour son soutien actif aux efforts du Vietnam en matière de prévention et de lutte contre le VIH/sida, aidant ainsi le pays à demeurer un modèle exemplaire avec des résultats remarquables dans ce domaine.
Selon le vice-ministre de la Santé, dans un contexte de baisse de l’aide internationale destinée à la lutte contre le VIH/sida, le Vietnam doit impérativement non seulement préserver les acquis, mais aussi opérer un virage décisif vers un modèle de réponse plus durable. Cette exigence repose sur le renforcement du rôle proactif du pays, la mobilisation des ressources nationales, l’optimisation de l’efficacité de l’assurance maladie, le maintien de l’engagement communautaire et la garantie de la continuité des services essentiels.
Patricia Ongpin a affirmé que ces derniers temps, l’ONUSIDA coordonnait des efforts conjoints pour soutenir le Vietnam dans la réalisation de ses objectifs nationaux de prévention et de lutte contre le sida.
Elle a partagé des informations sur la coordination de l’Administration de prévention des maladies aux efforts visant à faire avancer la feuille de route pour l’intégration des coûts des services liés au VIH dans le système financier national — incluant l’assurance maladie, le Programme cible national de santé et de population, le Fonds de prévention et de lutte contre les maladies, ainsi que d’autres mécanismes de financement public.
La directrice de l’ONUSIDA a également souligné des enjeux clés conformes aux orientations internationales, tels que l’accent mis sur l’élaboration de la proposition de financement au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, une fondation à but non lucratif destinée à « attirer, mobiliser et investir des ressources supplémentaires pour mettre fin aux épidémies de VIH, de tuberculose et de paludisme à l’appui de la réalisation des Objectifs de développement durable établis par les Nations unies.»
Patricia Ongpin a souligné la nécessité d’intégrer les services liés au VIH dans les soins de santé primaires et la couverture sanitaire universelle, de promouvoir la contractualisation sociale pour pérenniser la prestation de services fournis par la communauté, de renforcer le rôle de la communauté et de garantir un accès équitable aux populations clés...
Au cours de la séance de travail, les parties ont mené des discussions approfondies afin de préciser davantage les tâches clés visant à accroître l’efficacité de la coordination, à réduire les coûts opérationnels, à renforcer la cohérence des composantes du programme et à s’adapter au contexte de réduction des ressources prévu pour la période à venir.
Les parties ont discuté des modalités techniques, des plans de transition, des objectifs prioritaires et des éléments spécifiques proposés pour l’élaboration de la demande de financement au titre du 8e cycle du Fonds mondial (GC8), couvrant la période 2027-2029. La réussite du GC8 sera déterminante pour pérenniser les acquis en matière de prévention et de lutte contre le VIH/sida une fois l’aide internationale arrivée à son terme.
Développement de l’autonomie et de la motivation
Dans le cadre de l’élaboration du GC8, l’ Administration de prévention des maladies a intégré des éléments relatifs à la transition et à la pérennisation, renforcé la mobilisation des ressources nationales, tiré parti du rôle de l’assurance maladie et établi une feuille de route pour la prise en charge progressive des activités et des produits de santé essentiels. Par ailleurs, des mécanismes de contractualisation sociale ont été étudiés afin de pérenniser les services impliquant la communauté à mesure que l’aide internationale diminue.
Le vice-ministre permanent de la Santé, Vu Manh Hà, a déclaré que le Vietnam accélérait actuellement la mise en œuvre de la résolution n°72-NQ/TW du Politburo sur certaines solutions de percée pour renforcer la protection, le soin et l’amélioration de la santé de la population, ainsi que d’autres politiques connexes. Le pays réoriente ses priorités du traitement vers la prévention proactive des maladies, érige la médecine préventive en pilier du système de santé et déploie des bilans de santé périodiques, avec pour objectif ultime d’offrir des dépistages gratuits à l’ensemble de la population, y compris aux personnes vivant avec le VIH.
Le Vietnam reste déterminé à atteindre l’objectif de mettre fin au sida en tant que menace de santé publique d’ici 2030, tout en cherchant à pérenniser ces acquis au-delà de cette échéance et à prévenir une résurgence de l’épidémie.
Le vice-ministre permanent Vu Manh Hà a affirmé que le Vietnam considère la prévention et la lutte contre le VIH/sida comme un élément clé de la protection, de la prise en charge et de l’amélioration de la santé publique — en les intégrant à la couverture sanitaire universelle, aux soins de santé primaires et à un accès équitable aux services — tout en veillant à ce que personne ne soit laissé pour compte.
Le ministère de la Santé a demandé à l’ONUSIDA de continuer à apporter un soutien technique au Vietnam pour la finalisation de la proposition de financement GC8, notamment en ce qui concerne les éléments stratégiques tels que l’analyse du déficit de financement, la matrice financière, le plan de transition et la feuille de route, le cofinancement, la viabilité, ainsi que le mécanisme de transition progressive vers un financement national pour les services et produits de santé essentiels.
Le vice-ministre permanent Vu Manh Hà a également demandé à l’ONUSIDA d’aider le Vietnam à examiner et à proposer des modèles de financement durables — notamment en renforçant la mobilisation des ressources budgétaires nationales, en élargissant le rôle de l’assurance maladie et en réduisant les dépenses à la charge des habitants — afin de garantir le maintien des services essentiels et d’éviter toute interruption des traitements, des mesures de prévention et du dépistage du VIH durant la période de transition.
L’ONUSIDA continue de collaborer avec le Fonds mondial, le CCM, les organes des Nations Unies et les partenaires de développement pour aider le Vietnam à dégager un consensus politique durant le processus de transition, ainsi que pour faciliter le partage d’expériences internationales — adaptées au contexte spécifique du Vietnam — concernant la transition financière, les modèles de gestion des subventions, l’intégration des services liés au VIH dans le système de santé et le maintien du rôle de la communauté. – VNA