L’espace de la culture des gongs du peuple Thô connaît une seconde jeunesse

L’ethnie minoritaire Thô dans la province de Nghê An (Centre) a longtemps préservé la tradition de la musique du gong, qui joue un rôle essentiel dans leur vie spirituelle et culturelle, faisant partie de la richesse culturelle de la communauté des ethnies du Vietnam.

Dans un des clubs de gong dans la commune de Giai Xuân, district de Tân Ky, province de Nghê An. Photo: VNA
Dans un des clubs de gong dans la commune de Giai Xuân, district de Tân Ky, province de Nghê An. Photo: VNA

Hanoi (VNA) – L’ethnie minoritaire Thô dans la province de Nghê An (Centre) a longtemps préservé la tradition de la musique du gong, qui joue un rôle essentiel dans leur vie spirituelle et culturelle, faisant partie de la richesse culturelle de la communauté des ethnies du Vietnam.

Habitant dans les districts de Tân Ky, Nghia Dan, Quy Hop et Quê Phong, les Thô célèbrent leur culture à travers des performances de gong lors de festivals, de mariages et de funérailles. Cette tradition s’est transmise de génération en génération au sein de la communauté.

Truong Thi Thông, une membre du club de gong de Long Tho de la commune de Giai Xuân, a fait savoir que chaque ensemble de gongs est dédié à des événements culturels importants.

Bien que le club ait été créé en 2022, les rassemblements pour jouer du gong, chanter, danser et tisser des hamacs font depuis longtemps partie de la vie locale. Les membres du club apprennent ensemble et partagent des mélodies traditionnelles de gong, en s’appuyant souvent sur la transmission orale et l’auto-apprentissage, a-t-elle noté.

Normalement, au début du Nouvel An lunaire, les habitants choisissent des jours fastes pour organiser des festivals de gong, dans l’espoir de chasser les mauvais esprits et de prier pour une année prospère avec une météo favorable, des récoltes abondantes et la paix dans leurs villages.

Malgré leur amour pour les gongs, il y a eu de longues périodes où les membres de la communauté n’ont pas pu jouer ou célébrer avec de la musique et de la danse. Les difficultés économiques ont conduit de nombreux ménages à vendre leurs gongs.

La restauration des mélodies anciennes de gong s’est également avérée difficile.
Traditionnellement, ces mélodies étaient transmises oralement, mais de nombreux membres âgés de la communauté sont décédés, emportant avec eux leurs connaissances et laissant derrière eux un vide dans la transmission culturelle.

Vu Ngoc Son, président du comité populaire de la commune de Giai Xuân, a déclaré que la commune compte plus de 9.000 habitants, dont près de 70% appartiennent au groupe ethnique Thô. Depuis des années, les responsables locaux cherchent des moyens de faire revivre les performances de gong parallèlement aux efforts de développement économique.

Bien que l’administration locale ait travaillé pour maintenir les clubs d’artisanat et d’art traditionnels, divers facteurs ont conduit à un déclin des valeurs culturelles. L’espace pour les pratiques culturelles des Thô s’est rétréci et les rituels traditionnels ne sont plus régulièrement observés.

La commune a donc publié un plan en 2020 pour préserver et promouvoir les aspects clés de l’identité culturelle du groupe ethnique Tho en 2020-2025. L’administration locale souhaite que chaque village ait son propre ensemble de gongs, tambours et flûtes, pour collecter et préserver les chants et danses folkloriques et pour créer des clubs culturels pour pratiquer des performances culturelles d’ici 2025.

Grâce à la passion de la communauté pour les gongs et aux efforts des autorités locales et des résidents, le mouvement de restauration des traditions culturelles du groupe ethnique a connu des résultats positifs.

Des clubs de gongs, des groupes de danse et de chant et des équipes de tissage de hamacs ont été créés, organisant des représentations régulières. Les jeunes sont encouragés à apprendre l’art du gong et à se lancer dans le chant folklorique tout en mobilisant les ressources sociales pour acheter de nouveaux gongs. Le peuple Thô de Nghê An continue de maintenir ses pratiques culturelles uniques, l’art du gong jouant un rôle sacré dans sa vie spirituelle et culturelle.

Dans les temps à venir, le district encouragera les artisans à partager activement leurs compétences avec la jeune génération, à apporter leurs connaissances dans des livres et à enregistrer des vidéos à des fins d’archivage, a indiqué le vice-président du comité populaire du district de Tân Ky, Nguyên Van Thuc. Il prévoit également d’intégrer les mélodies traditionnelles du gong dans les écoles et de les présenter aux touristes, a-t-il ajouté.

L’espace de la culture des gongs, dans les montagnes du Centre du Vietnam, englobe plusieurs provinces et dix-sept communautés ethnolinguistiques austro-asiatiques et austronésiennes. Il est inscrit en 2008 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. – VNA

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