Les drones prennent leur envol dans le monde agricole

Aujourd’hui, les professionnels de la photographie ou du cinéma ne sont plus les seuls à utiliser ce bijou de technologie qu’est le drone au profit de leur activité.
Les drones prennent leur envol dans le monde agricole ảnh 1Ces derniers temps, la scène tapageuse des "oiseaux de fer" planant au-dessus des rizières est devenue familière dans la plaine de Dông Thap Muoi. Photo: CTV/CVN

Hanoï (VNA) - Aujourd’hui, les professionnels de la photographie ou du cinéma ne sont plus les seuls à utiliser ce bijou de technologie qu’est le drone au profit de leur activité : un exploitant agricole peut lui aussi devenir pilote, pour des utilisations très diverses. Exemple dans le delta du Mékong.

La période de semailles finie, les paysans de la plaine de Dông Thap Muoi (delta du Mékong, Sud) s’affairent encore sur les rizières verdoyantes qui s’étendent à perte de vue. Dans le ciel apparaissent ici et là des objets volants qui font sans cesse des va-et-vient au-dessus des parcelles.

"Ce sont des drones  qui ont pour tâche de pulvériser des pesticides ou des  fertilisants. Ces derniers temps, cette scène tapageuse des "oiseaux de fer" -comme les paysans locaux les surnomment- planant au dessus des rizières est devenue familière dans la plaine de Dông Thap Muoi", explique Phan Van Oanh, un agriculteur de 26 ans.

Issu de la province de Dông Thap, il fait partie d’un groupe de trois pilotes de drone. "On travaille toute la journée pour  répondre aux commandes des paysans locaux", confie-t-il. Dès le petit matin, ils partent pour les champs, chacun sur sa moto. Dans leurs bagages un drone de 5 kg, une dizaine de piles rechargeables, des sacs de produits chimiques et un fût d’eau pour préparer les pesticides ou la substance fertilisante.

Les drones au service 
de l’agriculture de demain

Une fois le pesticide préparé, Oanh le verse dans un jerrycan attaché à l’engin. "Il peut contenir environ 10 litres et est relié directement aux tuyaux pulvérisateurs installés tout autour du  drone", éclaire-t-il. Il prend sa télécommande et fait décoller le drone. À une altitude de 3 m, l’oiseau de fer commence à voler le long des champs, tout en pulvérisant le pesticide. Après 2-3 km, il retourne au point de départ pour changer de pile et charger des pesticides, avant de redécoller. Ainsi de suite, jusqu’à ce que les champs définis soient tous traités.

"Le drone peut fonctionner automatiquement selon un plan programmé d’avance ou être télécommandé par un pilote. Capable de couvrir un hectare en un quart d’heure, il allège considérablement le travail des paysans", précise le pilote.
Et d’ajouter que son groupe est en mesure de traiter jusqu’à 20-30 ha par jour, soit  dix fois plus qu’avec des méthodes manuelles.  

Issu d’une famille paysanne de Dông Thap, Oanh travaillait il y a un an comme journalier pour des agriculteurs locaux. Il était chargé de pulvériser à la main des pesticides. "L’apparition des drones sur les champs m’a captivé. J’ai décidé de changer de métier !", rappelle-t-il.

Les débuts furent difficiles. Plus d’une fois son drone tomba au sol sans compter les pannes de moteur. Après une semaine d’entraînement assidu, il réussit à maîtriser son engin. Son drone fonctionne tous les jours, sur commandes de paysans locaux. 

Nguyên Công Tuong, patron de quelques hectares de rizières à Dông Thap, vient examiner le travail du drone. "C’est la troisième  récolte que je fais traiter par drone. Par ce moyen de pulvérisation moderne, le volume de pesticides ou de fertilisants nécessaire se réduit considérablement, de 20 à 30% par rapport au travail manuel", s’enthousiasme-t-il.

À cela vient s’ajouter l’économie du temps de travail: une heure avec drone, contre quatre heures par les moyens manuels. 

Les oiseaux de fer déploient leurs ailes

Lê Thanh Hiên, agriculteur de 33 ans, est le propriétaire d’une dizaine de drones fonctionnant régulièrement dans la région de la plaine de Dông Thap Muoi. "J’ai acheté mon premier drone en 2019, lorsque les trois hectares de rizières de ma famille furent touchés par une épiphytie. Et j’ai eu cette année-là une bonne récolte. Cette réussite a retenti loin, et nombre de paysans sont venus demander mon aide", raconte-t-il.

Guidé par le flair des affaires, Hiên a investi dans l’achat d’une dizaine de drones  et la  formation des pilotes. Le coût d’un drone est de 500-600 millions de dôngs.  De gros investissements certes, mais qui ont porté leurs fruits. "Aux époques d’ensemencement, d’épiage du riz, ou d’apparition des épiphyties, mes drones fonctionnent de l’aube jusqu’à minuit. Ils peuvent traiter tous les champs d’une trentaine de communes de la région", s’enorgueillit-il.  

Ces dernières années, dans le delta du Mékong, des compagnies spécialisées dans les services de drones agricoles ont vu le jour. Parmi elles, la compagnie MiSmart gérée par Pham Thanh Toan. Selon lui, si dans le delta du Mékong, les drones servent efficacement à traiter les rizières qui s’étendent à perte de vue, dans le Nord, ils ne sont profitables qu’aux champs de théiers couvrant les collines. “Dans un proche avenir, MiSmart compte mettre sur pied une flotte de drones pour les plantations de caféiers des hauts plateaux du Centre”, affirme-t-il.
La compagnie Agridrone Thiên Vu, pour sa part, a comme objectif d’utiliser prochaine-ment des mini-drones, par exemple le Dji Agra T10, qui conviendraient mieux aux rizières du Nord en raison de leur superficie plus modeste que celle du Sud.

Dans de nombreux pays, l’utilisation des drones dans le monde agricole est une pratique courante pour optimiser les rendements ou accéder à des zones compliquées d’accès. Il existe en fait deux types de drones pouvant aider les travaux des agriculteurs.

Primo, les drones capturant de précieuses données pour évaluer l’état de santé des parcelles. Toutes les données sont géoréférencées et directement utilisables par l’exploitant agricole.

Secundo, ceux effectuant des travaux d’épandage ou de pulvérisation, qui permettent de traiter les parcelles, parfois difficiles d’accès. Grâce aux progrès technologiques, l’agriculture de précision est promise à un bel avenir du Vietnam. -CVN/VNA

Voir plus

Le secrétaire général du Parti et président de la République, To Lam. Photo : VNA

Lettre du dirigeant To Lam à l'occasion de la Journée de la famille vietnamienne

À l'occasion du 25e anniversaire de la Journée de la famille vietnamienne, le secrétaire général du Parti et président de la République, To Lam, appelle à préserver les valeurs familiales, à renforcer la cohésion entre les générations et à placer la famille au cœur du développement culturel, humain et durable du Vietnam.

La vice-Première ministre Pham Thi Thanh Trà et les délégués donnent le coup d’envoi de la Campagne nationale pour créer des communes, des quartiers et des zones spéciales sans drogue. Photo : VNA

Le pays se mobilise pour créer des communes, quartiers et zones spéciales sans drogue

Les infractions liées à la drogue sont de plus en plus sophistiquées et transnationales, les organisations criminelles ayant largement recours aux technologies numériques. La lutte contre la drogue doit donc connaître une transformation profonde, tant dans les mentalités que dans les méthodes, a déclaré la vice-Première ministre Pham Thi Thanh Trà.

Une famille prend une photo de souvenir à Hanoi à l'occasion du 50e anniversaire de la libération du Sud et de la réunification du pays (30 avril 2025). Photo : VNA

La famille vietnamienne s’adapte pour préserver ses valeurs durables

Les transformations de la famille reflètent une tendance inéluctable du développement, tout en ayant un impact direct sur des fonctions essentielles telles que l’éducation, la prise en charge, la protection, la cohésion intergénérationnelle et la préservation de l’identité culturelle.

Photo d'illustration: VNA

Le numérique progresse à grands pas à Quang Ngai

Aujourd’hui, 100 % des administrations, du niveau provincial au niveau communal, sont raccordées au réseau de transmission de données spécialisé. Tous les villages de la province sont désormais couverts par les réseaux de téléphonie mobile et d’Internet.

La vice-Première ministre Pham Thi Thanh Tra prend la parole à la réunion. Photo : VNA

Accélérer la « Campagne des 500 jours et nuits » pour retrouver, rapatrier et identifier les restes des martyrs

Réunie le 25 juin à Hanoï sous la présidence de la vice-Première ministre Pham Thi Thanh Tra, la Conférence de bilan semestriel du Comité national de pilotage pour la recherche, le rapatriement et l’identification des restes des martyrs a appelé à accélérer la « Campagne des 500 jours et nuits ». Cette initiative vise à intensifier les recherches et les analyses ADN en vue du 80e anniversaire de la Journée des Invalides de guerre et des Martyrs, le 27 juillet 2027.

Équipes participant au concours «Famille talentueuse» lors de la fête de la famille de Bac Ninh 2026. Photo : VNA

Les familles comptent dans la cohésion sociale et le développement durable

Malgré des liens familiaux forts, de nombreux foyers vietnamiens vivent désormais dans des mondes séparés, façonnés par la technologie et la mondialisation. L’essor rapide du numérique met à rude épreuve l’éducation familiale traditionnelle, les enfants se tournant de plus en plus vers les sources de connaissances en ligne plutôt que vers l’enseignement de leurs parents et grands-parents.

Le Premier ministre Le Minh Hung inaugure la construction de logements locatifs et de cinq lignes de métro à Hanoï. Photo : VNA.

Le logement locatif, un pilier stratégique de la politique sociale de la capitale

Face à la flambée des prix de l’immobilier, Hanoï franchit une étape importante en lançant trois grands projets de logements locatifs. Cette initiative marque un tournant dans la politique du logement de la capitale, qui entend faire du logement abordable un pilier de sa stratégie de protection sociale et offrir davantage de solutions de résidence stable aux habitants.

L’ambassadeur Dô Hung Viêt, chef de la Mission permanente du Vietnam auprès des Nations unies. Photo: VNA

Le Vietnam réaffirme son soutien à l’égalité des genres

Le Vietnam a participé à la session annuelle du Conseil d’administration d’ONU Femmes, tenue du 23 au 25 juin au siège des Nations unies à New York. À cette occasion, le pays a salué les résultats obtenus par l’organisation en faveur de l’égalité des genres et de l’autonomisation des femmes, tout en appelant à un soutien davantage centré sur les priorités nationales et à un renforcement des ressources consacrées à ces objectifs.

La province de Tuyen Quang renforce la recherche des dépouilles des martyrs sur l’ancien champ de bataille de Vi Xuyen. Photo: qdnd.vn

Tuyen Quang renforce la recherche des dépouilles des martyrs sur l’ancien champ de bataille de Vi Xuyen

Dans le cadre de la campagne nationale de 500 jours visant à intensifier la recherche des soldats tombés au combat, les autorités de Tuyen Quang renforcent les opérations de localisation et d’exhumation des dépouilles sur l’ancien champ de bataille de Vi Xuyen. Malgré les difficultés liées au terrain et au temps écoulé, plusieurs résultats significatifs ont déjà été enregistrés grâce à la mobilisation des forces militaires, des autorités locales et des anciens combattants.

Photo d'illustration. Source: baochinhphu.vn

Le Vietnam adopte un programme national de communication sur les menaces sécuritaires non traditionnelles

Le Premier ministre vietnamien, Lê Minh Hung, a approuvé un projet national visant à renforcer la sensibilisation, la prévention et la capacité de réaction face aux menaces sécuritaires non traditionnelles à l’horizon 2030, avec une vision jusqu’en 2045. Le programme fixe des objectifs ambitieux en matière de communication, de formation, de gestion des crises informationnelles et de mobilisation de l’ensemble de la société afin de préserver la sécurité nationale et de soutenir un développement durable du pays.