Le pays s’inquiète d’une flambée de dengue et de syndrome main-pied-bouche

Les statistiques montrent que le Vietnam a enregistré 190.040 cas de dengue, soit une hausse de 28,4 % par rapport à 20 244, et 107 249 cas de syndrome main-pied-bouche, soit une augmentation de 28,9 % sur un an.

La plupart des personnes qui contractent la dengue n’ont pas de symptômes. Chez les cas symptomatiques, les manifestations les plus courantes sont une forte fièvre, des maux de tête, des courbatures, des nausées et des éruptions cutanées. Photo: VNA
La plupart des personnes qui contractent la dengue n’ont pas de symptômes. Chez les cas symptomatiques, les manifestations les plus courantes sont une forte fièvre, des maux de tête, des courbatures, des nausées et des éruptions cutanées. Photo: VNA

Hanoi (VNA) - La situation de la dengue et du syndrome pieds-mains-bouche à l’échelle nationale en 2025 est restée complexe, selon le ministère de la Santé.

Les statistiques montrent que le pays a enregistré 190.040 cas de dengue, soit une hausse de 28,4 % par rapport à 2024, et 107.249 cas de syndrome pieds-mains-bouche, soit une augmentation de 28,9% sur un an.

Bien que le nombre de cas des deux maladies ait eu tendance à diminuer au cours des derniers mois de 2025 et au début de 2026, plusieurs localités ont continué d’enregistrer de nombreux cas graves et critiques.

Le traitement s’est avéré complexe et coûteux, et comporte un risque de complications à long terme.

La principale raison est que de nombreuses personnes restent négligentes et consultent tardivement un médecin, n’étant hospitalisées que lorsque la maladie a déjà atteint un stade avancé, ce qui augmente le risque de complications.

Récemment, la situation de la dengue et du syndrome pieds-mains-bouche à Hô Chi Minh-Ville (Sud) a été particulièrement complexe. Si le nombre de cas de dengue a diminué, le nombre de cas graves est resté élevé.



Le nombre de cas de syndrome pieds-mains-bouche est également important, avec de nombreux patients présentant des formes graves et critiques.

La dengue et le syndrome pieds-mains-bouche sont endémiques au Vietnam. Ces maladies, qui se caractérisent par un nombre élevé de cas, peuvent évoluer vers une forme grave, voire mortelle, si elles ne sont pas détectées et traitées rapidement.

L’augmentation des cas de dengue est attribuée aux changements climatiques et à l’urbanisation rapide, qui ont créé de nombreux gîtes larvaires de moustiques dans les zones résidentielles, les chantiers, les pensionnats et les zones de production.

Quant au syndrome pieds-mains-bouche, la hausse des cas est liée à une hygiène personnelle insuffisante, à un assainissement environnemental et une désinfection des surfaces inadéquats, ainsi qu’à une faible sensibilisation à la prévention des maladies au sein de la population.

Afin de renforcer les efforts de prévention et de contrôle des maladies et de minimiser les infections et les décès, le Département de la prévention des maladies a publié un document officiel demandant une surveillance étroite de l’évolution de la maladie, une gestion rigoureuse des épidémies en cours et la détection rapide des nouveaux foyers épidémiques. Une surveillance renforcée est nécessaire dans les zones à risque et les foyers épidémiques les plus touchés.

Concernant la maladie main-pied-bouche en particulier, une attention particulière doit être portée à la surveillance des groupes d’enfants et des crèches afin d’assurer un dépistage précoce et une intervention rapide, et ainsi prévenir une transmission prolongée.

Parallèlement, les autorités sont invitées à intensifier les campagnes de communication sur la prévention de la dengue et de la maladie main-pied-bouche, en étroite collaboration avec les médias locaux, afin de diffuser une information publique adaptée et d’encourager l’adoption de mesures préventives individuelles et collectives. – VNA

source

Voir plus

Paiement des frais hospitaliers sans espèces. Photo: qdnd.vn

Résolution 57 : Hanoï vise un système de santé moderne et performant

L’année 2025 marque un tournant décisif pour le secteur de la santé à Hanoï, caractérisé par une modernisation profonde des infrastructures et une accélération sans précédent de la transformation numérique. Plaçant le patient au centre de ses priorités, la capitale vietnamienne s’affirme désormais comme un modèle de gestion sanitaire moderne et efficace.

Le Vietnam donnera la priorité aux bilans de santé annuels gratuits ou aux examens médicaux pour ses citoyens, mis en œuvre par groupes cibles et selon des priorités progressives, de 2026 à 2027. Photo : phunuvietnam.vn

Le MoH élabore une feuille de route pour la gratuité des soins de santé de base

Cette proposition, conçue en trois phases, s’inscrit dans un effort plus vaste visant à alléger la pression financière sur les ménages et à renforcer la protection sociale à long terme, face à la hausse continue des coûts de santé liée au vieillissement de la population et à l’évolution des profils épidémiologiques.

Les admissions de patients atteints de maladies infectieuses en hausse à l’hôpital Thông Nhât, à Hô Chi Minh-Ville. Photo : laodong.vn

Les maladies infectieuses jouent les invités indésirables des fêtes du Nouvel An

La période des fêtes de fin d’année est particulièrement délicate en matière de contrôle des maladies infectieuses, car le froid et l’humidité coïncident avec une augmentation des déplacements, des festivals et du tourisme. Ces facteurs accroissent le risque de transmission des maladies, ce qui représente un danger plus important pour les personnes âgées et les jeunes enfants.

L’Hôpital général Duc Giang et la société Vietnam Post lancent un projet pilote utilisant des drones pour transporter des échantillons biologiques et du matériel médical à Hanoï. Photo: VNA

Hanoï lance son premier essai de drones pour le transport médical

Le projet pilote de transport d’échantillons biologiques et de matériel médical par drones, lancé à Hanoi par l’Hôpital général Duc Giang et Vietnam Post, marque une première au Vietnam et ouvre de nouvelles perspectives pour l’application des technologies innovantes dans le secteur de la santé.

La doctoresse Bach Thi Chinh, directrice médicale du système de vaccination VNVC et experte en médecine préventive, a été l'une des premières personnes au Vietnam à se faire administrer le vaccin contre le VRS. Photo : Nhân Lê

Le Vietnam lance la vaccination des personnes âgées contre le VRS

Face à l’aggravation de la pollution atmosphérique et à la baisse des températures en cette fin d’année, plus de 250 centres de vaccination du système vaccination VNVC ont commencé à administrer un vaccin de nouvelle génération contre le virus respiratoire syncytial, développé par le britannique GSK.