Le delta du Mékong met le cap sur une économie maritime durable

Le delta a lancé des programmes concrets pour développer son économie maritime, qui ont abouti à des résultats certains. Mais décider d’une stratégie suprarégionale implique une coopération étroite.

Hô Chi Minh-Ville, 25 décembre (VNA) - Les succès concernant l’économie maritime ne doivent pas cacher les difficultés et défis que rencontrent les provinces du delta du Mékong : personnel peu qualifié, technologies d’exploitation et de conservation anciennes, ou encore ressources halieutiques déclinantes.

Le delta du Mékong met le cap sur une économie maritime durable ảnh 1Hà Tiên (province de Kiên Giang) est l’une des grandes destinations touristiques du delta du Mékong.   Photo : VNA

Ces dernières années, les provinces du delta du Mékong, en particulier les sept provinces possédant un littoral que sont Tiên Giang, Bên Tre, Trà Vinh, Kiên Giang, Bac Liêu, Soc Trang et Cà Mau, ont lancé des programmes concrets pour le développement d’une économie maritime, qui ont abouti à des résultats certains.

Cependant, pour bien développer l’agriculture et l’économie maritime, décider d’une stratégie au niveau suprarégional implique une coopération étroite entre ces localités.

Renforcer la coopération interrégionale

Le Docteur Truong Quang Khai, membre de l’Académie de politique de la Région IV, déclare qu’une coopération doit s’inscrire dans un espace formé par Cân Tho, Cà Mau, Kiên Giang et An Giang. Elle devra comprendre tout un ensemble d’éléments, que sont une agriculture et une économie maritime soutenues par une industrie, le respect de l’environnement, l’adaptation aux changements climatiques, la création et le développement de couloirs économiques englobant le littoral.

Ainsi, Cân Tho et Soc Trang se spécialiseront dans l’industrie de la transformation des produits agricoles et halieutiques au service de l’exportation. Rach Gia et Hà Tiên, dans l’exploitation et la transformation des produits halieutiques, la fabrication de matériaux de construction et les services. Bac Liêu, Cà Mau et Nam Can, dans l’exploitation, l’élevage et la transformation de produits halieutiques destinés à l’exportation.

En outre, les autorités provinciales devront établir conjointement des planifications afin de mieux régler les obstacles dans la poursuite des priorités du développement de l’agriculture ou de l’économie maritime. Il sera nécessaire, enfin, de mener des études détaillées sur les ressources naturelles et les autres points forts des différents littoraux : énergie éolienne, énergie marémotrice.

S’engager dans l’écologie

Concevoir des projets de développement répondant à des critères d’environnement est une priorité absolue. Il est urgent, également, de lutter contre la  pollution, de prévenir la destruction d’écosystèmes et, le cas échéant, de les restaurer, en particulier les forêts primitives et les mangroves. Le Docteur Truong Quang Khai confirme la prise de conscience en cours au regard du delta du Mékong, en conservant toujours à l’esprit les conséquences du changement climatique.

Selon les scientifiques, des politiques impliquant l’ensemble des provinces en vue de l’institution d’une économie maritime verte seraient bienvenues. Pour mener à bien leur mise en oeuvre, seuls des mécanismes juridiques clairs et ambitieux pourront approfondir la coopération entre les diverses autorités locales, outre qu’elles permettront de définir et de répartir les fonctions entre celles-ci, et donc d’éviter les empiètements de compétences et autres gaspillages en termes d’investissement.

C’est aussi l’idée du professeur agrégé Lê Anh Tuân, vice-recteur de l’Institut de recherche sur le changement climatique de l’Université de Cân Tho : «Pour exploiter les potentiels marins en tenant compte des effets du changement climatique, il faut prendre des mesures appropriées et pérennes».

Les autorités gouvernementales et locales se doivent de réexaminer leurs politiques peu efficaces ainsi que leur réglementation qui n’est pas claire. Les acteurs sur le terrain devraient également coopérer avec les scientifiques afin d’exploiter les expériences traditionnelles et acquérir ou d’actualiser davantage de connaissances scientifiques, au profit d’une nouvelle économie maritime.

Toujours d’après Lê Anh Tuân, dans cette ouverture constante qu’est l’intégration au monde, l’État doit encourager davantage tous les programmes et projets de coopération d’envergure régionale et internationale afin de bénéficier de l’assistance de tous les partenaires étrangers dans des domaines précis comme la conservation des produits de la mer, le pétrole et le gaz, l’énergie hydraulique.

Le développement d’une économie maritime verte dans le delta du Mékong est une évidence, laquelle pose des exigences pratiques. Cela permettra au Vietnam de réaliser ses engagements pris en décembre 2015 lors de la Conférence de Paris sur le climat. – CVN/VNA

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