Avec plus de 54% de sapopulation d’ethnies minoritaires, ces dernières années, la province deKon Tum, dans les hauts-plateaux du Centre, a mis l’accent sur laformation, le développement et l’amélioration de la qualité desressources humaines, notamment chez les ethniques minoritaires.
Considérant l’éducation comme un secteur important dans ses politiquesde développement socioéconomique, la province de Kon Tum a investi dansla construction, l’élargissement des écoles et salles de classes afinde réduire pas à pas les écarts en termes d’éducation entre ethnies etlocalités.
Acutuellement, la province compte 108écoles maternelles, 134 écoles primaires, 96 collèges, un internat deniveau provincial, 8 de niveau du district, 7 centres de formationcontinue... En outre, le secteur éducatif de la province renouvelle pas àpas ses méthodes d’enseignement, cherche à rédure l’absentéismescolaire, à rehausser les compétences des enseignants, applique despolitiques prioritaires en faveur des enseignants issus de ethniesminoritaires .
Le taux d’élèves ethniquesminoritaires est passé de 30% en 1991 à 60% en 2011. Actuellement, à lamaternelle, le taux d’élèves d’ethnies minoritaires est de 60% et auprimaire, de 65%... La province a atteint les normes de généralisationde l’enseignement secondaire de base. Et un habitant d’ethniesminoritaires sur trois est scolarisé.
En outre, lenombre d’élèves issus d’ethnies minoritaires dans les écoles deformation professionnelle ne cesse de croître. Parallèlement audéveloppement de l’enseignement général, Kon Tum met l’accent aussi surl’enseignement des métiers. De 2003 à 2011, 1.233 élèves d’ethniesminoritaires ont bénéficié de cours de ce genre.
Selon Nguyên Sy Thu, directeur du Service provincial de l’éducation etde la formation, ces résultats ne doivent pas occulter le fait que laformation pour les ethnies minoritaires présente encore certaineslacunes : le taux d’abandon scolaire demeure encore élevé ;l’enseignement général et la formation professionnelle manquent decoordination ; les activités d’orientation professionnelle ne font guèrel’objet de préoccupations.
La province de Kon Tumconsidère l’éducation et la formation comme la clé de voûte de sondéveloppement socio-économique. D’après M. Thu, «il faut mettre l’accentsur la qualité de la généralisation de l’enseignement pour les élèvesd’ethnies minoritaires. En outre, il est nécessaire d’enseigner deuxséances par jour, de renforcer l’enseignement du Vietnamien pour lesethnies minoritaires».
Les politiques prioritairesdoivent être réservées aux ethnies les plus minoritaires telles que RoMâm et Brâu. Les IUT doivent aussi changer leurs méthodes de formationpour s'adapter aux élèves d’ethnies minoritaires. La formationprofessionnelle doit se conformer aux besoins du marché du travail, etêtre accompagnée de politiques d’embauche pour les ethnies minoritaires.– AVI
Deux personnes recherchées pour entraves à la mise en œuvre des politiques de solidarité
Les fugitifs, Di (également connu sous le nom de Siu Di), né en 1941, et Dinh Yum (également connu sous les noms de Dinh Jum ou Ba Koih), né en 1963, issu de l’ethnie minoritaire Ba Na de la province de Gia Lai et sont de nationalité vietnamienne. Ils sont inculpés en vertu de l’article 116, paragraphe 1, du Code pénal pour entraves à la mise en œuvre des politiques de solidarité.