Hoàng Tuân Cuong ou le son d’un violon envoûté

Hoàng Tuân Cuong, un jeune violoniste vietnamien virtuose, a remporté de prestigieux prix lors de concours internationaux. Il a aussi eu l’honneur de participer au concert de musique classique Toyota
Hoàng Tuân Cuong ou le son d’un violon envoûté ảnh 1Le jeune violoniste vietnamien Hoàng Tuân Cuong. Photo : CVN
 

Hanoi (VNA) - Hoàng Tuân Cuong, un jeune violoniste vietnamien virtuose, a remporté de prestigieux prix lors de concours internationaux. Il a aussi eu l’honneur de participer au concert de musique classique Toyota 2015.

Le concert de musique classique Toyota 2015 (Toyota Classics 2015), organisé à la fin du mois d’octobre dernier à l’Opéra de Hanoi, avait pour vedette le violoniste Hoàng Tuân Cuong qui a joué avec les musiciens réputés du Théâtre de l’Opérette de Budapest (Hongrie).

Hoàng Tuân Cuong est né en 1979 à Hô Chi Minh-Ville dans une famille de musiciens traditionnels. Son père est Hoàng Cuong, ancien directeur du Conservatoire de musique de Hô Chi Minh-Ville. Cuong a commencé l’étude du violon à 5 ans.
À l’âge 11 ans, il a remporté le 1er prix du Concours national de musique d’automne, en 1990 à Hanoi. À 14 ans, il a reçu le prix spécial du Concours international Louis Spohr pour les jeunes violonistes et une bourse de la Fondation Pfluger, de Fribourg en Allemagne. Deux années plus tard, il remportait le premier prix du Concours international de musique de chambre Max Reger.

Une passion pour la musique classique

En tant qu’étudiant au Conservatoire de Fribourg, Cuong a reçu l’enseignement du Professeur Rainer Kussmaul, violoniste de l’Orchestre philharmonique de Berlin, puis a remporté le Young Artist Award du Concours international de violon Leopold Mozart, du Land de Rhénanie en Westphalie du Nord.

Depuis 2004, Cuong est le premier violoniste de la section «cordes» de l’Orchestre philharmonique du Land de Hambourg. Ces dernières années, il a envoûté le public dans plusieurs pays comme l’Allemagne, la Pologne, la Croatie, l’Italie...

«En fait, je n’ai pas eu trop l’occasion de me produire au Vietnam. J’ai participé à deux éditions des concerts Mélodies d’automne, organisés par l’Opéra-ballet de Hô Chi Minh-Ville, en 2005 et en 2006. À cette époque-là, il s’agissait d’un nouveau programme. Cette fois, j’ai été invité à me produire au concert classique Toyota à Hanoi, c’était parfait pour me faire rappeler des amateurs de musique de la capitale», a exprimé Cuong.

Et d’ajouter: «C’était la première fois que je participais à ce concert. Auparavant, je savais seulement qu’il était organisé chaque année à Hanoi».

«Mon rêve devient réalité»

Lors de ce Toyota 2015, Cuong a interprété la Romance N°2, Opus 50, in fa majeur de Ludwig van Beethoven avec le théâtre de Budapest. «Lorsque j’étais étudiant, je rêvais de jouer cette pièce. J’adore Beethoven dont la musique est triste et romantique. Techniquement, elle n’est pas trop difficile, mais elle nécessite de profonds sentiments dans le jeu. C’est le plus important».

Durant sa carrière d’interprète, Tuân Cuong a travaillé avec des orchestres comme le Max Burch Pilharmonie, l’Orchestre de chambre Oratorio del Gonfalone Roma, Saigon Symphonie Orchester, ou encore le HBSO.

«Chaque musicien poursuit sa propre carrière, certains, de solistes, d’autres, de professeurs. Mon rêve de jouer dans un orchestre est devenu réalité quand l’orchestre de Hambourg m’a recruté. Je pense que c’est mon destin, parce que je ne suis pas un prodige. J’ai postulé à une place dans cet orchestre et des près de 20 candidats, c’est finalement moi qui a été retenu», a confié Cuong. 

L’orchestre de Hambourg est l’un des grands orchestres d’Allemagne spécialisés dans l’opéra, mais son répertoire comprend aussi d’autres genres comme la symphonie.

Le concert Toyota Classics

Organisé chaque année depuis 1998 par la compagnie Toyota Vietnam, le Fonds Toyota Vietnam et le Département des arts et des performances du ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme, le concert Toyota classics a pour objet de soutenir l’Orchestre symphonique du Vietnam dans l’amélioration de son niveau de représentation artistique. Au fil de ses éditions, ce programme annuel est devenu l’un des événements musicaux les plus attendus des amoureux de musique classique. L’édition 2015 a été organisée dans sept pays d’Asie : Brunei, Philippines, Malaisie, Vietnam, Thaïlande, Laos et Cambodge.​​​​-CVN/VNA

Voir plus

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le « Têt Nguyên Dan », également connu sous le nom de fête du Nouvel An lunaire ou plus simplement « Têt », est la célébration la plus significative et la plus attendue du calendrier vietnamien. Il s’agit de la fête à ne pas manquer, où chaque détail des préparatifs est soigneusement exécuté selon des rituels transmis de génération en génération.
Le Têt symbolise le début d’une nouvelle année, et les événements qui se produisent ce jour-là sont traditionnellement considérés comme annonciateurs des fortunes et des défis pour les mois à venir.

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Pour les Vietnamiens, le Nouvel An lunaire est la plus grande et la plus attrayante de toutes les fêtes. De nombreux us et coutumes sont transmis de génération en génération.

Huynh Công Ly (chemise blanche) et sa famille perpétuent la tradition d’ériger le mât rituel depuis plus de 50 ans. Photo : CVN

Le gardien du cây nêu dans le Delta du Mékong

Dans le Delta du Mékong, la famille de Huynh Công Ly perpétue depuis plus d’un demi-siècle la tradition d’ériger le cây nêu, perche rituelle du Têt, symbole ancestral chargé de sens spirituel et culturel.

Parmi les nombreux symboles qui incarnent le Nouvel An lunaire au Vietnam, le "bánh chưng" – gâteau traditionnel de riz gluant du Têt – s’impose comme une empreinte mémorielle profondément ancrée dans la conscience collective. Photo : VNA

Le "bánh chưng" – L'âme intégrale du Têt vietnamien

Au cœur du panthéon symbolique du Têt, le banh chung transcende sa nature de mets traditionnel pour s’ériger en véritable socle de l'identité vietnamienne, une empreinte indélébile gravée dans la mémoire collective de tout un peuple.

À l'approche du Nouvel An lunaire, les vidéos expliquant comment préparer les festins traditionnels du Têt reçoivent de plus en plus de « j'aime » et de commentaires. Photo : tienphong.vn

Le Têt et la vague du « retour au village natal »

Des millions de vues pour les vidéos de confiseries traditionnelles, des dizaines de milliers de partages pour les vlogs sur le Têt au village : autant de contenus qui ont inspiré de nombreux jeunes à prolonger leur séjour à la maison, à apprendre à cuisiner les plats de leur grand-mère ou de leur mère, à consigner les souvenirs familiaux et à les partager en ligne. De là est née une vague discrète mais profonde : le phénomène du « retour au village natal ».

L'art ancestral de l'emballage du "bánh chưng" : un rituel du Têt vietnamien

L'art ancestral de l'emballage du "bánh chưng" : un rituel du Têt vietnamien

Avec l'évolution de la société, de nombreuses coutumes liées au Têt se sont peu à peu estompées. Cependant, la préparation du "bánh chưng" (gâteau de riz gluant) demeure une tradition culturelle emblématique du peuple vietnamien, perpétuée chaque année par de nombreuses familles. À l’approche du Têt, les générations de descendants se rassemblent pour préparer le "bánh chưng", choisissant soigneusement les plus beaux gâteaux à déposer sur l’autel des ancêtres en hommage et en respect des traditions.

Plats traditionnels incontournables sur les tables du Têt au Nord

Plats traditionnels incontournables sur les tables du Têt au Nord

Le Têt permet de se retrouver en famille. Plus les plateaux sont riches, plus cela exprime le respect envers les ancêtres. Les plateaux traditionnels du Nouvel An lunaire se composent de nombreux mets et symbolisent tous divers souhaits et vœux de chaque famille pour la nouvelle année. Les plateaux du Têt sont également très colorés : le vert du banh chung mélangé au rouge du riz gluant en passant par le jaune des pousses de bambou...

Les couleurs de l’ancienne capitale impériale Huê au cœur de la Foire du Printemps 2026

Les couleurs de l’ancienne capitale impériale Huê au cœur de la Foire du Printemps 2026

A la Foire du Printemps 2026, le pavillon de Huê s’est imposé comme l’un des espaces les plus attractifs, captivant un très nombreux public grâce à une scénographie profondément imprégnée de l’âme et de l’identité culturelle de l’ancienne capitale impériale. Les produits emblématiques de Huê y sont présentés avec soin : áo dài aux lignes gracieuses, chapeaux coniques en herbe cỏ bàng, bâtons d’encens au bois d’agar aux parfums envoûtants, fleurs en papier de Thanh Tiên… Sans oublier les objets artisanaux typiques et les spécialités culinaires qui font la renommée de la région.
L’ensemble crée une expérience immersive et authentique : les visiteurs déambulent dans un univers où se mêlent élégance royale, savoir-faire ancestral et douceur du quotidien huéen, redécouvrant ainsi, le temps d’une visite, la quintessence raffinée de l’ancienne capitale impériale.

Phung Thi Hông Tham remporte la médaille d'or dans la catégorie amateur féminine des 63 kg aux Championnats du monde de Kun Khmer 2026. Photo : nld.com.vn

Le Vietnam brille aux Championnats du monde de Kun Khmer

Ces résultats placent provisoirement le Vietnam en tête du classement des médailles avec quatre médailles d’or et une d’argent. Ce classement pourrait toutefois évoluer, car une vingtaine de finales supplémentaires, dans les catégories seniors, juniors et jeunes talents, sont prévues le 12 février.

Cérémonie d'ouverture de la 46e édition du Festival floral du Printemps à Hô Chi Minh-Ville. Photo: VNA

De multiples activités festives pour célébrer le Têt traditionnel 2026

À Hô Chi Minh-Ville, le Comité populaire municipal a inauguré dans la soirée, au parc Tao Dan, la 46e édition du Festival floral du Printemps. Organisé sur une superficie de près de 9,6 hectares, l’événement se tient jusqu’au 22 février (6e jour du Têt), perpétuant une tradition culturelle emblématique de la métropole méridionale depuis près d’un demi-siècle.