Hanoï et ses quatre saisons de fleurs

S’il faut attendre le moment approprié pour visiter les rizières en terrasses des montagnes du Nord du Vietnam, Hanoï vous attend avec ses quatre saisons fleuris s’étalant sur toute l’année.
Hanoï et ses quatre saisons de fleurs ảnh 1Des vendeurs avec leurs vieux vélos chargés pleins de fleurs à Hanoï. Photo: VNA

Hanoï (VNA) – S’il faut attendre le moment approprié pour visiter les rizières en terrasses des montagnes du Nord du Vietnam, Hanoï vous attend avec ses quatre saisons fleuris s’étalant sur toute l’année.

Pendant le Têt, les Hanoïens aiment ressentir l’arrivée du printemps et rien de mieux pour cela que d’admirer les fleurs. Dans la nature, dans les marchés ou dans les villages horticoles, ils ont l’embarras du choix. Dans le bien nommée «capitale verte», les fleurs rythment le passage des saisons.

Les Hanoïens vous le dirons, à chaque saison sa fleur. Le printemps est marqué par la beauté radieuse de la fleur de pêcher.

À l’arrivée du Têt traditionnel (Nouvel An lunaire), le village horticole de Nhât Tân voit fleurir violettes, glaïeuls et autres dahlias. Mais ce sont les pêchers qui ont le plus la cote. Ils attirent des foules de jeunes, qui n’ont qu’une idée en tête : se faire photographier auprès d’un pêcher en fleurs. Car au Nord, cet arbre, avec sa floraison précoce, est le messager du printemps. Au Sud, c’est l’abricotier qui a droit à ce privilège.

Hanoï et ses quatre saisons de fleurs ảnh 2
Fleurs de pêcher. Photo: VNA

Au Nouvel An lunaire, qui marque traditionnellement le passage de l’hiver au printemps, il est de tradition de décorer sa maison d’un pied ou d’une branche de pêcher, en fleurs bien sûr. Un gage de chance et de prospérité pour l’année qui débute. Contrairement au jaune vif de la fleur d’abricotier, la fleur de pêcher arbore un modeste rose foncé, qui s’apparente «à la beauté douce et charmante d’une jeune fille», disent les poètes. La fleur de pêcher a un avantage sur ses concurrentes, dans la mesure où elle peut fleurir même pendant les hivers rigoureux.

Depuis peu, la floraison des bauhinies égaient certaines rues de Hanoï, notamment la rue Bac Son. Dans la province de Diên Biên (Nord), la bauhinie blanche est la messagère du printemps. Chaque année, au deuxième mois lunaire, les bauhinies fleurissent dans toutes les montagnes du Nord-Ouest, marquant la fin de cinq mois d’hiver.

Hanoï et ses quatre saisons de fleurs ảnh 3Fleurs de bauhinie. Photo: VNA

Chaque week-end des mois de mai et juin, à la floraison des lotus, de nombreux jeunes Hanoïens affluent vers les derniers marais du lac de l’Ouest pour se photographier auprès de cette fleur élue emblème national. Des pontons ont même été aménagés pour pénétrer au plus profond des zones humides sans se salir. Beaucoup de jeunes filles arborent la tunique traditionnelle, l’ao dài.

Les Hanoïens l’assurent : l’automne est la plus belle saison dans la capitale. Pas de pluie, températures clémentes, soleil généreux et agréable même au zénith. Le soir, le parfum des «fleurs de lait» (hoa sua) se répand dans toutes les rues. Cette fleur discrète est l’une des plus typiques de Hanoï. Elle provient de l’alstonia (Alstonia scholaris), un arbre planté un peu partout dans la ville, surtout dans les rues Nguyên Du, Quang Trung, Trân Hung Dao, Bà Triêu, Hàng Dâu, Thanh Niên, etc. Elle a inspiré des générations de poètes.

Autre fleur d’automne, le chrysanthème, qui signifie étymologiquement «fleur d’or». Elle est très appréciée car elle est censée porter chance et prospérité. Ici au Vietnam, elle embellit salons et balcons. La marguerite (cuc hoa mi), de la même famille que le chrysanthème, est une fleur plutôt rare. Chaque week-end, de nombreux Hanoïens se rendent dans les jardins de marguerites pour prendre de belles photos.

Hanoï et ses quatre saisons de fleurs ảnh 4Un jardin de chrysanthèmes à Hanoï. Photo: VNA

En hiver, le climat, souvent rigoureux, n’empêche pas les Hanoïens de partir à la découverte des fleurs hivernales, surtout les tournesols sauvages en novembre à Ba Vi et en décembre à Gia Lâm (en banlieue de la capitale).

À la différence de Hô Chi Minh-Ville, la mégapole du Sud, Hanoï a des saisons bien marquées. Avec ses 40.000 arbres de 100 espèces, Hanoï mérite vraiment son surnom de « capitale verte». Tous les Vietnamiens de la diaspora originaires de Hanoï ont dans un coin de leur mémoire des souvenirs liés aux fleurs rythmant les saisons. Un parfum de nostalgie pour beaucoup. –VNA

Voir plus

Plus de 30 variétés de fleurs différentes sont plantées dans la zone écotouristique de Thung Nham dans la province de Ninh Binh. Photo : VNA

À Ninh Binh, au gré du vent et des fleurs sauvages

Outre sa renommée pour ses paysages grandioses et son patrimoine culturel unique, l’ancienne capitale de Ninh Binh devient d’autant plus séduisante que ses fleurs éclosent à l’unisson, ornant le tableau touristique local d’une vitalité vibrante.

Rivière Ngu Ha. Photo : huengaynay.vn

Tourisme fluvial : Hue redonne vie à l'historique rivière Ngu Ha

Naviguer au cœur de l'ancienne capitale impériale sera de nouveau possible. Les autorités de Hue viennent de donner leur feu vert (décision n° 1015/QD-UBND) pour relancer la navigation sur la rivière Ngu Ha. L'ambition est de réveiller les canaux intra-muros pour en faire un nouveau moteur du tourisme et de l'économie locale.

Les produits touristiques axés sur la nature ont rencontré un vif succès. Photo: VNA

Tourisme intérieur post-Têt : la demande reste soutenue et diversifiée

Depuis fin février, les destinations de tourisme spirituel et d'écotourisme du Nord, des Hauts Plateaux du Centre et du littoral central continuent d'attirer les visiteurs. La demande pour les pèlerinages, les fêtes du printemps et les courts séjours en famille a fortement augmenté, tandis que les taux d'occupation pendant les week-ends restent élevés malgré la baisse d’affluence après les vacances de haute saison.

Les pèlerins en route pour Tây Yên Tu. Photo : VNA

Les festivals traditionnels, un levier stratégique pour le développement du tourisme au Vietnam

De plus en plus attractifs, les festivals traditionnels vietnamiens ne se limitent plus à leur dimension culturelle et spirituelle. Grâce à des efforts d’innovation et de valorisation du patrimoine, ils s’imposent désormais comme un moteur essentiel du tourisme, contribuant activement à la croissance économique locale tout en posant de nouveaux défis en matière de qualité et de durabilité.

La télécabine au-dessus de la mer le plus long au monde à Phu Quoc. Photo: VNA

An Giang intensifie le développement du tourisme dans la perspective de l'APEC 2027

Selon Bui Quoc Thai, directeur du Service provincial du tourisme d’An Giang, Phu Quoc s’affirme désormais comme une "marque" forte, capable de rivaliser avec des destinations régionales, jouant un rôle de levier de croissance et contribuant à l’amélioration globale de la qualité des services touristiques. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte d’intégration internationale accrue, à l’approche de l’APEC 2027, prévu dans la zone spéciale de Phu Quoc.