Favoriser l’accès des séropositifs à l’assurance santé

Faute de financement au niveau international, les médicaments antirétroviraux (ARV) ne seront plus distribués gratuitement. Pour aider les malades, les dépenses seront remboursées par l’assurance santé.

Hanoi (VNA) - Faute de financement au niveau international, les médicaments antirétroviraux (ARV) ne seront plus distribués gratuitement. Pour aider les malades, les dépenses seront remboursées par l’assurance santé. Et pourtant, peu d’entre eux sont titulaires d’une carte d’assurance, par manque d’argent mais aussi par peur d’être rejetés par la société. 

Favoriser l’accès des séropositifs à l’assurance santé ảnh 1Les séropositifs sont encouragés à acheter l'assurance santé. Photo : Duong Ngoc/VNA/CVN

Selon les estimations, la distribution gratuite des médicaments ARV a contribué à baisser près de 150.000 cas mortels pendant la période 2001-2015. Ces médicaments ont également diminué les risques de transmission du VIH. Actuellement, le Vietnam compte environ 100.000 séropositifs, dont 40% sont traités avec des médicaments ARV. Mais avec une prochaine diminution du soutien financier international, les patients vont devoir bientôt financer leurs soins.

Pour palier au problème, le traitement antirétroviral sera remboursé par l’assurance santé, a annoncé Hoàng Dinh Canh, directeur adjoint du Département de la prévention et de la lutte contre le Sida du ministère de la Santé. Aujourd’hui, peu de séropositifs ont accès au service. Le département a décidé de recenser le nombre de patients titulaires de la carte d’assurance santé, avec pour optique de trouver des solutions adéquates pour favoriser le traitement par les médicaments ARV.

«Lors de nos missions dans les provinces comme An Giang, Dông Thap (Sud), Thanh Hoa (Centre), Hai Duong (Nord), nous constatons que de nombreux séropositifs se montrent inquiets face à la pénurie de financements internationaux», a souligné Hoàng Dinh Canh. Et d’ajouter que plusieurs d’entre eux ont affirmé vouloir arrêter la prise des médicaments quand ils deviendront payants. «Ils n’ont pas d’argent», a affirmé le directeur adjoint. 

Pourquoi autant de malades n’ont pas de carte d’assurance santé ? Selon la nouvelle réglementation, elle est vendue sous la forme d’une offre combinée pour tous les membres de la famille. Faute d’argent, ils doivent renoncer à ce service. En réalité, même les personnes assurées n’osent pas faire les démarches par peur de discrimination, et préfèrent cacher leur maladie et leur identité en payant directement de leur poche.

Pour que 100% des porteurs du VIH deviennent propriétaires des cartes d’assurance santé, les cadres du Centre de la prévention et de la lutte contre le Sida de la province de Dông Thap les ont encouragés à s’y inscrire. Pourtant, seuls 35% d’entre eux l’ont fait. Face à cette situation, le Service provincial de la santé a proposé au Comité populaire provincial la solution de réviser la liste des personnes n’ayant pas de carte d’assurance santé pour déterminer les mesures concrètes. Le Service provincial a également suggéré que ces personnes puissent acheter les cartes d’assurance santé de manière individuelle.

Pour sa part, Nguyên Thê Anh, directeur adjoint du Centre de la prévention et de la lutte contre le VIH/Sida de la province de Hai Duong a avancé la solution de remettre en mains propres les cartes d’assurance santé aux séropositifs, leur permettant de cacher au minimum leur identité. Il a également souligné que le gouvernement subventionnerait la souscription à l’assurance santé en faveur de tous les séropositifs. -CVN/VNA

Voir plus

Des grappes de graines de ginseng Ngoc Linh à maturité. Photo : Do Truong/VNA

Da Nang : le berceau du meilleur ginseng au monde

Situé entre 1.500 et 2.000 mètres d'altitude, sous la canopée de la forêt primaire du mont Ngoc Linh, dans la commune de Tra Linh (ville de Da Nang), s'étend le terroir naturel du ginseng Ngoc Linh. Réputé pour sa richesse exceptionnelle en 52 composés de saponines, ce ginseng endémique à forte valeur économique est appelé à devenir une culture médicinale stratégique. La ville de Da Nang entend développer cette filière en misant sur une culture planifiée et une industrie de transformation à forte valeur ajoutée.

Le nombre de touristes étrangers visitant Hô Chi Minh-Ville pour des séjours touristiques combinés à des soins médicaux est en hausse. Photo : VNA

Le Vietnam fait du tourisme médical le nouveau fer de lance de sa stratégie nationale

Le Vietnam dispose de tous les leviers nécessaires pour devenir un segment à haute valeur ajoutée de l'industrie touristique mondiale. La stabilité politique du pays, combinée à un environnement sécurisé et à un réseau aérien en pleine expansion et de diverses attractions touristiques attrayantes, offre un socle idéal pour le déploiement de soins de santé de classe mondiale.

Différentes variétés de soja sont présentées lors de la conférence. Photo fournie par les organisateurs

L’alimentation à base de plantes réduit le risque de maladies non transmissibles

Il est prouvé que la consommation de jusqu’à 800 grammes de fruits et légumes par jour peut réduire le risque de maladies cardiovasculaires de 20 à 32%. Par ailleurs, les personnes consommant le plus de céréales complètes présentent un risque de développer un diabète de type 2 inférieur d’environ 30% à celui des groupes à faible consommation.

Un mois après le lancement du programme municipal de bilans de santé périodiques, plus de 108.000 habitants de Hô Chi Minh-Ville ont déjà été examinés. Photo: VNA

Hô Chi Minh-Ville accélère son programme de bilans de santé pour toute la population

Un mois après le lancement du programme municipal de bilans de santé périodiques, plus de 108.000 habitants de Hô Chi Minh-Ville ont déjà été examinés. Les autorités intensifient désormais les efforts afin d'atteindre l'objectif de couvrir l'ensemble de la population dès 2026 et de mettre en place un système de suivi sanitaire continu pour tous les citoyens.

Le vice-Premier ministre nguyên Van Thang s'exprime lors de la cérémonie. Photo: VNA

Santé publique : Inauguration officielle du deuxième établissement de l’hôpital Bach Mai à Ninh Binh

L’inauguration du nouvel établissement de l’hôpital Bach Mai à Ninh Binh marque une étape majeure dans la stratégie du Vietnam visant à renforcer les capacités des hôpitaux de dernier recours, à désengorger les établissements centraux et à élargir l’accès de la population à des soins médicaux de haute qualité dans le Sud du delta du fleuve Rouge et le Centre-Nord.

Des habitants de la commune de Phu Long, province de Ninh Binh, bénéficient d'examens médicaux. Photo : VNA

Des examens médicaux annuels gratuits pour les seniors dès 2026

Le nouveau texte législatif marque une étape majeure dans la politique sociale du pays en élargissant le champ d'action du programme, passant d'une simple approche de « soins de santé » à une « prise en charge » globale et intégrée de la population vieillissante.

Cérémonie de signature. Photo: VNA

Le Vietnam et le Japon renforcent leur coopération médicale

La signature d’un protocole d’accord entre l’Hôpital militaire central 108 du Vietnam et la Faculté de médecine de l’Université Toho du Japon ouvre de nouvelles perspectives de coopération dans la formation, la recherche et le transfert de technologies médicales de pointe.

Dengue : une épidémie de plus en plus difficile à prévoir

Dengue : une épidémie de plus en plus difficile à prévoir

Le Vietnam fait face à une recrudescence préoccupante de la dengue. Avec plus de 50 000 cas recensés depuis le début de l’année, une saison épidémique plus précoce et des schémas de transmission devenus moins prévisibles, les autorités sanitaires appellent la population à renforcer les mesures de prévention et à rester vigilante.