Excursion dans le village des marionnettes sur l’eau de Dào Thuc

Tous les villageois de Dào Thuc, en banlieue de Hanoï, ont un amour profond pour l’art des marionnettes sur l’eau, qui se transmet depuis près de 400 ans
Excursion dans le village des marionnettes sur l’eau de Dào Thuc ảnh 1Les marionnettes de Dào Thuc racontent la vie des villages d’antan. Photo: CVN

Hanoï (VNA) - Tous les villageois de Dào Thuc, en banlieue de Hanoï, ont un amour profond pour l’art des marionnettes sur l’eau, qui se transmet depuis près de 400 ans

Dans l’ambiance joyeuse du printemps, de la musique et des chants passionnés s’élèvent de la maison commune. De nombreux villageois de Dào Thuc sont regroupés autour de marionnettes sur l’eau pour admirer le monde coloré et féerique d’un des types artistiques les plus populaires du Vietnam, avec l’espoir d’une nouvelle année de joie et de bonheur.

Niché dans une campagne tranquille de la banlieue de Hanoï, le village de Dào Thuc, commune de Thuy Lâm, district de Dông Anh, est depuis longtemps renommé dans l’art traditionnel des marionnettes sur l’eau.

Le monde de ces figurines de Dào Thuc est très varié, avec une centaine de personnages joués dans des dizaines de numéros, dont des chanteurs du culte des Déesses-Mères, des paysans, le jeune clown Têu, de jeunes pâtres, des mandarins… Des personnages représentant toutes les couches sociales d’autrefois, et dont la vie quotidienne a été imaginée par les artisans locaux.

Un monde coloré et féérique

Les marionnettes de Dào Thuc sont différentes de celles utilisées dans d’autres troupes du Vietnam. "Plus rudimentaires, elles n’ont pas la belle apparence de celles des autres troupes. Autrefois, elles étaient élaborées par des paysans, et nous voulons préserver leurs caractéristiques", souligne Nguyên Van Phi, qui est dans le village l’unique artisan spécialisé dans la confection de marionnettes, les autres étant engagés dans les spectacles.

Pour le succès des représentations, la qualité des marionnettes est importante. Celles de Dào Thuc sont toutes en figuier, un bois léger et qui flotte bien. Comme l’explique M. Phi, "sung", le nom vietnamien de ce bois, signifie également "prospérité". La fabrication d’une marionnette prend en général de sept à dix jours. Dans la première étape, l’artisan découpe les contours du personnage. Après, chaque détail est taillée. Enfin, la marionnette est séchée puis peinte. Il s’agit là de l’étape la plus longue parce que l’artisan doit appliquer au moins trois couches de peinture.

La démarche la plus difficile dans la fabrication, c’est la restitution des traits distinctifs sur le visage. "Lorsque j’ai commencé à fabriquer des marionnettes, j’ai rencontré bien des difficultés pour exprimer l’âme des personnages. Parfois, j’étais déçu et j’avais l’intention d’abandonner ce métier. Mais, comme tous les villageois de Dào Thuc, l’amour pour l’artisanat était tel que j’ai persévéré. Aujourd’hui, je peux faire des marionnettes qui ressemblent à 70-80% à celles réalisées autrefois", confie Nguyên Van Phi.

Efforts pour transmettre l’art

L’art des marionnettes de Dào Thuc remonte à il y a près de 400 ans, plus exactement à l’époque de la dynastie des Lê postérieurs. Dào Thuc (autrefois village de Dào Xa, district de Yên Phong, province de Bac Ninh) est le village natal du général Dào Dang Khiêm. Passionné par les marionnettes sur l’eau, ce dernier déploya tous ses efforts pour transmettre cet art. Après sa mort, pour commémorer ses contributions, les villageois demandèrent à la cour de le promouvoir au grade des génies et d’ériger une stèle à son honneur, ce qui fut fait en 1735 sous le règne de Lê Ý Tông.

Chaque année, lors de l’anniversaire de sa mort, au 24e  jour du 2e mois lunaire, les villageois organisent une cérémonie cultuelle. "À travers le temps, l’art des marionnettes sur l’eau de notre village a traversé bien des vicissitudes. Depuis 1984, des représentations de la troupe locale sont organisées régulièrement, accueillant beaucoup de spectateurs, vietnamiens et étrangers", informe M. Phi.

De nos jours, de nouveaux numéros sont composés, mais généralement ce sont les anciens qui ont le plus la cote. Ils sont un peu considérés comme "la racine, la tradition à préserver". Grâce aux mains habiles des artisans, les marionnettes inanimées racontent la vie des villages d’antan.

Mais malgré l’applaudissement des spectateurs, les artistes sont confrontés à bien des difficultés. À part des "salaires" de misère, ils doivent s’entraîner régulièrement pour avoir une bonne santé, notamment lors des spectacles hivernaux. "Rester longtemps debout les pieds dans l’eau exige à la fois une bonne résistance et de la passion", affirme Nguyên Thi Thuân, une artiste de la troupe locale. - CVN/VNA
source

Voir plus

Le président de l’Assemblée nationale Tran Thanh Man et son épouse, aux côtés du personnel de l’ambassade et de la communauté vietnamienne en Turquie. Photo : VNA

Vietnam–Turquie : la communauté vietnamienne mobilisée et soutenue

le président de l’Assemblée nationale Tran Thanh Man a exprimé le souhait que la communauté vietnamienne en Turquie reste solidaire, s’entraide, s’intègre pleinement dans la société d’accueil, respecte la législation locale et contribue à promouvoir une image positive du Vietnam.

Lors du programme éducatif international Aerokos tenu le 16 avril à Hanoï. Photo : baoquocte

Aerokos inspire les aspirations spatiales des jeunes vietnamiens et russes

Leprogramme éducatif international «Aerokos» vise à renforcer la coopération et à connecter les potentiels scientifiques et technologiques des deux pays, tout en construisant un environnement d’apprentissage avancé où les élèves peuvent accéder aux connaissances modernes, nourrir leur passion pour la recherche et développer progressivement une solide expertise technique.

La vice-présidente du Groupe de la Banque mondiale pour les Ressources humaines, Radi Anguelova, remet le titre à l’ambassadeur du Vietnam aux États-Unis, Nguyên Quôc Dung. Photo : VNA

La BM loue le Vietnam pour son développement et son utilisation du capital humain

La reconnaissance accordée au titre de l’Indice de capital humain plus (HCI+) 2026 confirme les efforts déployés par le Vietnam pour placer l’humain au cœur de sa stratégie de développement, améliorer la qualité de l’éducation et des soins de santé, renforcer les liens entre la formation et le marché du travail et promouvoir une croissance inclusive et durable.

La vice-Première ministre Pham Thi Thanh Trà présente un souvenir au PDG du groupe japonais Erex, Honna Hitoshi. Photo : VGP

La vice-PM Pham Thi Thanh Trà reçoit le PDG du groupe japonais Erex

Selon la vice-Première ministre Pham Thi Thanh Trà, des programmes de coopération internationale concrets, tels que celui mené avec le groupe Erex, ont contribué à améliorer la qualité de la main-d’œuvre et à répondre aux exigences de développement dans la nouvelle ère.