De nouvelles avancées dans la production de vaccins "made in Vietnam"

Le Vietnam compte quatre usines de vaccins qui fabriquent dix des douze vaccins du Programme de vaccination élargi. Il ambitionne de produire tous les vaccins contre les maladies contagieuses.
Hanoi (VNA) - Le Vietnam compte aujourd’hui quatre usines de vaccins dotées d’équipements aux normes internationales qui fabriquent dix des douze vaccins du Programme de vaccination élargi. Il ambitionne de produire tous les vaccins contre les maladies contagieuses.
De nouvelles avancées dans la production de vaccins "made in Vietnam" ảnh 1Le Programme de vaccination élargi contribue à la surveillance et aux contrôles des maladies contagieuses. Photo : CVN

Selon le ministère de la Santé, en 1962, le Vietnam a produit son premier vaccin, contre la poliomyélite. Depuis, ce secteur n’a cessé de se développer. Le pays fabrique désormais de nombreux vaccins contre tuberculose, diphtérie, coqueluche, tétanos, rougeole, poliomyélite, hépatite B, pneumonie/méningite purulente causée par Hib, encéphalite japonaise B, choléra et typhoïde.

Depuis avril dernier, le vaccin contre la rougeole et la rubéole (MRVAC), produit par le Centre de recherche et de production de vaccins et de biologie (POLYVAC), figure dans le Programme de vaccination élargi. Plus de 50.000 enfants de 18 à 24 mois de 19 villes et provinces en ont bénéficié, sans effets secondaires.

En outre, d’ici la fin de l’année, trois nouveaux vaccins, contre la grippe saisonnière, l’encéphalite japonaise cellulaire et la poliomyélite inactivée, seront mis en vente sur le marché.

De nombreuses recherches en cours

L’Institut des vaccins et des produits pharmaceutiques est chargé de réaliser le projet "Études et production du vaccin contre la grippe saisonnière pour la période 2015-2019". Ce vaccin pourrait prévenir trois virus grippaux, ceux des grippes A (H1N1), A (H3N2) et B. Les résultats d’expertise de qualité et d’études précliniques sur les animaux  montrent que ce vaccin répond aux critères en termes de qualité et de sûreté.

Ce projet, réceptionné en mai 2018, attend maintenant l’aval des ministères de la Santé, des Sciences et Technologies. Selon les prévisions, ce vaccin sera mis en vente sur le marché début 2019.
Par ailleurs, ledit institut a mis en œuvre le projet "Études et production du vaccin mixte 5 en 1 contre diphtérie, coqueluche, tétanos, hépatite B et pneumonie/méningite purulente causée par Hib".                       
                                                                                                             
Pour sa part, le projet "Études et production du vaccin contre la poliomyélite inactivée" a été mis en œuvre par le POLYVAC pendant trois ans (2015-2018).  Ce vaccin a été expérimenté chez 30 adultes et enfants à partir de deux mois en bonne santé. Les résultats ne montrent aucun effet secondaire.

Le projet "Étude et production du vaccin contre l’encéphalite japonaise préparé sur cellules Vero" est, quant à lui, pris en charge par la Compagnie de vaccins et de produits phar-maceutiques N°1 (Vabiotech) pour la période 2015-2019.  L’examen clinique a conclu à sa fiabilité et Vabiotech se prépare à demander son écoulement sur le marché vietnamien.

Selon le Dr.-Pr. Dang Duc Anh, directeur de l’Institut national d’hygiène et d’épidémiologie, "après une trentaine d’années, le Programme de vaccination élargi a obtenu de grandes réalisations, contribuant à la surveillance et aux contrôles des maladies contagieuses. Le pays a ainsi éradiqué la polio en 2000 et le tétanos infantile en 2005".

Il a fait savoir que la vaccination permettait de réduire le taux d’enfants hospitalisés, contribuant à décharger les hôpitaux d’échelons central et provincial. Environ 96% des enfants vietnamiens sont vaccinés contre la diphtérie, la coqueluche et la tétanos, soit un taux équivalent à celui des pays développés. Par ailleurs, le Vietnam a aussi enregistré des succès dans la protection et l’amélioration de la santé des enfants. Ces deux dernières décennies, le taux d’enfants sous-alimentés a ainsi nettement baissé.

Devenir un pays exportateur de vaccins
De nouvelles avancées dans la production de vaccins "made in Vietnam" ảnh 2Le Vietnam peut produire dix des douze vaccins du Programme de vaccination élargi. Photo : CVN

Actuellement, le Programme national de vaccination élargi fournit gratuitement 12 vaccins aux enfants de l’ensemble du pays. Il s’agit de l’un des grands efforts du gouvernement afin de réduire le taux de mortalité et celui d’enfants touchés par les maladies contagieuses. Ce programme a contribué à protéger six millions d’enfants et à prévenir 40.000 décès ces deux dernières décennies. Le Premier ministre Nguyên Xuân Phuc a récemment approuvé le budget réservé à la vaccination d’ici 2020.

D’après le vice-ministre de la Santé, Nguyên Thanh Long, le Vietnam est l’un des 42 pays à pouvoir produire des vaccins dont la plupart pour son Programme de vaccination élargi. Il est aussi l’un des 39 pays reconnus par l’OMS à gérer les vaccins aux normes internationales, ce qui leur ouvre les portes pour une éventuelle exportation.

Pour arriver à produire, dans les temps à venir, tous les vaccins, à assurer leur fiabilité et leur sécurité, le ministère de la Santé a élaboré un plan d’ici 2020 selon lequel le Vietnam disposera d’au moins sept types de vaccins répondant aux demandes du Programme national de vaccination élargi, remplaçant ceux importés et s’orientant vers l’exportation. La priorité sera réservée à la production de vaccins "cinq en un" ou "six en un". Cela passera par la nécessaire modernisation des technologies  de production de vaccins mixtes. – CVN/VNA


Voir plus

Le pourcentage de personnes pratiquant régulièrement une activité physique a augmenté de 10 %. Photo : Vietnamplus

Le Vietnam place le sport au cœur de sa stratégie de santé publique

Le Vietnam renforce sa stratégie de santé publique en mettant l’accent sur la prévention et la pratique sportive. Objectif : améliorer la condition physique, prolonger l’espérance de vie en bonne santé et construire une société plus dynamique, au service d’un développement durable.

"Dans une ferme de vaches laitières à Gia Lai. La fièvre aphteuse est une maladie virale très contagieuse qui touche les animaux à onglons, notamment les bovins, les porcins, les ovins, les caprins et diverses espèces sauvages. Photo: VNA

Les mesures se renforcent pour empêcher l’entrée du virus de la fièvre aphteuse

Bien que le Vietnam n’ait pas encore enregistré de cas de SAT1, les autorités mettent en garde contre un risque élevé d’introduction, notamment par le biais du commerce illégal d’animaux transfrontalier. Les vaccins nationaux existants ne protègent que contre les sérotypes O, A et Asia1, laissant le bétail vulnérable à la souche SAT1, ce qui pourrait entraîner des pertes importantes, en particulier dans les élevages de bovins et de buffles.

Un médecin de l'Hôpital pour enfants n°1 de Hô Chi Minh-Ville examine un enfant atteint du syndrome pieds-mains-bouche. Photo : VNA

Hô Chi Minh-Ville renforce la surveillance face au syndrome pieds-mains-bouche

Selon le Centre de contrôle des maladies de Hô Chi Minh-Ville (HCDC), la ville a enregistré 1.394 cas de syndrome pieds-mains-bouche entre le 6 et le 12 avril, soit une hausse de 36,8 % par rapport à la moyenne des quatre semaines précédentes. Depuis le début de l’année, la ville a recensé 11.925 cas.

Un médecin de l’Hôpital pour femmes et enfants de Dà Nang traite un enfant atteint du syndrome pieds-mains-bouche. Photo : baodanang.vn

Dà Nang renforce la prévention de la maladie pieds-mains-bouche en flambée

Selon le Centre de contrôle des maladies de Dà Nang (CDC Dà Nang), la ville a enregistré 483 cas de syndrome pieds-mains-bouche depuis le début de l’année, soit près de 1,5 fois plus qu’à la même période l’an dernier. Les enfants de moins de trois ans représentent près de 90 % des cas.

Le professeur associé Le Thuong Vu (à gauche) effectue une bronchoscopie avec échographie endobronchique (EBUS) à visée de biopsie. Photos: NDEL

La médecine "ne consiste pas seulement à soigner, mais aussi à préserver l’espoir"

Après plus de trente ans de carrière, le docteur Vu conserve une foi intacte dans les progrès de la médecine. Pour lui, chaque nouvelle technique représente une opportunité supplémentaire pour les patients. Ce qui le rattache à son métier reste ce moment où un patient retrouve la santé et le sourire, preuve que la médecine ne se limite pas à soigner, mais qu'elle permet aussi de préserver l’espoir.

Flavie Goutard, vétérinaire épidémiologiste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) de France. Photo : VNA

Le Vietnam reconnu pour son approche intégrée de prévention des épidémies

Plusieurs experts internationaux participant au Sommet « One Health » (Une seule santé) en cours à Lyon, en France, ont estimé que le Vietnam figurait parmi les pays pionniers dans la mise en œuvre d’une approche intersectorielle visant à contrôler les épidémies et à protéger la santé humaine, animale et environnementale.

e séquençage du génome consiste à lire et à décrypter l’intégralité de l’ADN d’un individu, afin de repérer d’éventuelles variations pouvant expliquer sa maladie. Photo: pngtree.com

Des scientifiques vietnamiens identifient les mutations génétiques de maladies rares

Le professeur-Docteur Nguyên Huy Hoàng, directeur adjoint de l’Institut de biologie de l’Académie vietnamienne des sciences et technologies, et son équipe de recherche ont mené un projet intitulé « Analyse des mutations génétiques chez des patients vietnamiens atteints de maladies rares sélectionnées à l’aide de la technologie de séquençage de l’exome entier ». Ce projet, réalisé de 2022 à 2024, vise à élucider les causes génétiques de ces maladies au sein de la population vietnamienne.

Une équipe de santé de la commune de Dat Do effectue des consultations médicales à domicile pour les habitants. Photo : VNA.

Ho Chi Minh-Ville déploie un modèle de soins de santé continus de proximité

Ce programme novateur, fondé sur les principes de la médecine familiale, ambitionne d’instaurer un suivi médical continu, proactif et global pour chaque citoyen. Ces équipes mobiles se rendent désormais directement au domicile des habitants, en accordant une attention prioritaire aux personnes âgées, aux malades chroniques, aux personnes en situation de handicap ainsi qu’aux populations les plus vulnérables.