De la nécessité de fournir des services de soins psychologiques

Selon l’UNICEF, plus de 3 millions d’enfants vietnamiens ont besoin de services de santé mentale. La pénurie de psychiatres, de centres adaptés et d’accès aux soins provoquent de réels problèmes sociaux.
Hanoi (VNA) – Selon l’UNICEF, plus de 3 millions d’enfants vietnamiens ont besoin de services de santé mentale. Un chiffre considérable. La pénurie de psychiatres, de centres adaptés, ainsi que d’accès aux services de soins provoquent de réels problèmes sociaux.
De la nécessité de fournir des services de soins psychologiques ảnh 1Les ressources humaines en pédopsychiatrie demeurent modestes au Vietnam. Photo: CTV/CVN

La fourniture des services de soins des troubles mentaux relève du ministère de la Santé, de celui du Travail, des Invalides et des Affaires sociales et de celui de l’Éducation et de la Formation. Chacun a une manière différente de résoudre les problèmes de bien-être psychologique et de santé mentale.

Mission des ministères

Concrètement, le ministère du Travail, des Invalides et des Affaires sociales soutient la prise en charge des aliénations graves à travers l’ouverture de centres spécialisés, mais aussi de centres de travaux sociaux pour les cas plus légers.

Les services relevant du ministère du Travail, des Invalides et des Affaires sociales comprennent des centres de patronage social, des centres de travaux sociaux et des lignes téléphoniques rouges.

Actuellement, 45 centres de patronage social proposent des services de soins, de réhabilitation et de formation professionnelle pour les patients psychiatriques. Le numéro de téléphone de la ligne rouge est le 111. Son bureau compte 20 cadres et dix collaborateurs. Cette ligne est ouverte 24 heures sur 24 tous les jours depuis décembre 2017.

Pour sa part, le ministère de l’Éducation et de la Formation a promulgué en décembre 2017 une circulaire guidant la mise en œuvre de travaux de consultation psychologique destinés aux élèves dans les écoles. Son objectif est d’intervenir auprès de ceux qui rencontrent des difficultés psychologiques dans leur étude et leur vie, afin de trouver des solutions et diminuer les impacts négatifs, favoriser un environnement éducatif sain et amical. Aussi, enseigner aux élèves le savoir-vivre et renforcer leur confiance en soi est quelque chose de très important.

Dans les écoles, un service spécialisé dans la santé mentale et le bien-être psychologique des élèves a été mis en place. Dans les grandes villes comme Hanoï ou Hô Chi Minh-Ville, les écoles organisent des formations destinées aux parents pour les sensibiliser à la question. "La plupart des enseignants écoutent leurs élèves, ils jouent aussi le rôle de psychologues", a partagé une jeune fille, 16 ans, dans la mégalopole du Sud.

Parlons du ministère de la Santé. À Hanoï, les services de soins de santé mentale sont fournis dans certains hôpitaux comme l’Institut national de la santé mentale, l’Hôpital central psychiatrique 1, l’Hôpital psychiatrique de Hanoï. À Hô Chi Minh, les services relatifs à la santé mentale sont donnés à l’Hôpital pédiatrique 1 de Hô Chi Minh-Ville.
De la nécessité de fournir des services de soins psychologiques ảnh 2Le Vietnam a fait des progrès dans la mise en œuvre des politiques et programmes en faveur des enfants. Photo: CTV/CVN
 
Dans la province de Diên Biên, ces services sont fournis dans deux hôpitaux de la ville de Diên Biên Phu: l’Hôpital général de Diên Biên (la clinique psychologique) et l’Hôpital psychiatrique. Malgré un grand nombre de cabinets médicaux et de professionnels, la province manque encore de services de soins en la matière. "Les cas les plus graves sont envoyés dans des établissements de traitement. Il est nécessaire de renforcer la sensibilisation de la population à ces questions pour que les proches des enfants concernés puissent agir plus facilement", a indiqué un cadre du Service du travail, des invalides de guerre et des affaires sociales de la province de Diên Biên Phu.

Le nombre d’ONG s’occupant de la santé mentale des enfants augmente de plus en plus dans les grandes villes. On peut citer par exemple le Centre de recherche et de formation du développement de la communauté (RTCCD), BasicNeeds, l’Institut de la population, de la santé et du développement (PHAD) du Vietnam et WeLink.

Les défis à relever

Nul doute que le Vietnam a fait des progrès dans la mise en œuvre des politiques et programmes de soutien aux populations vulnérables. Il faut citer entre autres le Programme 1215 sur l’assistance sociale et la réintégration des personnes atteintes de troubles mentaux dans la société. Pourtant, le manque de ressources humaines de qualité dans ce secteur (conseillers, travailleurs sociaux, psychologues…) est flagrant. Le nombre d’étudiants spécialisés dans la santé mentale est encore limité.

"Les ressources humaines en pédopsychiatrie demeurent modestes au Vietnam. On ne met pas assez l’accent sur ce problème", a remarqué un cadre du Département de gestion des consultations et des traitements médicaux du ministère de la Santé.

Les professionnels doivent faire face à un haut niveau de pression du fait du manque de ressources humaines et de matériel. Selon eux, le secteur de la santé mentale est moins attractif que les autres. En outre, les infrastructures sont souvent obsolètes. Quelques provinces n’ont même pas d’hôpitaux psychiatriques. De plus, la collaboration entre les ministères et branches concernées laisse à désirer. – CVN/VNA

Voir plus

Paiement des frais hospitaliers sans espèces. Photo: qdnd.vn

Résolution 57 : Hanoï vise un système de santé moderne et performant

L’année 2025 marque un tournant décisif pour le secteur de la santé à Hanoï, caractérisé par une modernisation profonde des infrastructures et une accélération sans précédent de la transformation numérique. Plaçant le patient au centre de ses priorités, la capitale vietnamienne s’affirme désormais comme un modèle de gestion sanitaire moderne et efficace.

Le Vietnam donnera la priorité aux bilans de santé annuels gratuits ou aux examens médicaux pour ses citoyens, mis en œuvre par groupes cibles et selon des priorités progressives, de 2026 à 2027. Photo : phunuvietnam.vn

Le MoH élabore une feuille de route pour la gratuité des soins de santé de base

Cette proposition, conçue en trois phases, s’inscrit dans un effort plus vaste visant à alléger la pression financière sur les ménages et à renforcer la protection sociale à long terme, face à la hausse continue des coûts de santé liée au vieillissement de la population et à l’évolution des profils épidémiologiques.

Les admissions de patients atteints de maladies infectieuses en hausse à l’hôpital Thông Nhât, à Hô Chi Minh-Ville. Photo : laodong.vn

Les maladies infectieuses jouent les invités indésirables des fêtes du Nouvel An

La période des fêtes de fin d’année est particulièrement délicate en matière de contrôle des maladies infectieuses, car le froid et l’humidité coïncident avec une augmentation des déplacements, des festivals et du tourisme. Ces facteurs accroissent le risque de transmission des maladies, ce qui représente un danger plus important pour les personnes âgées et les jeunes enfants.

L’Hôpital général Duc Giang et la société Vietnam Post lancent un projet pilote utilisant des drones pour transporter des échantillons biologiques et du matériel médical à Hanoï. Photo: VNA

Hanoï lance son premier essai de drones pour le transport médical

Le projet pilote de transport d’échantillons biologiques et de matériel médical par drones, lancé à Hanoi par l’Hôpital général Duc Giang et Vietnam Post, marque une première au Vietnam et ouvre de nouvelles perspectives pour l’application des technologies innovantes dans le secteur de la santé.

La doctoresse Bach Thi Chinh, directrice médicale du système de vaccination VNVC et experte en médecine préventive, a été l'une des premières personnes au Vietnam à se faire administrer le vaccin contre le VRS. Photo : Nhân Lê

Le Vietnam lance la vaccination des personnes âgées contre le VRS

Face à l’aggravation de la pollution atmosphérique et à la baisse des températures en cette fin d’année, plus de 250 centres de vaccination du système vaccination VNVC ont commencé à administrer un vaccin de nouvelle génération contre le virus respiratoire syncytial, développé par le britannique GSK.