La coopération internationale essentielle pour améliorer le système de santé du Vietnam

Dans un monde de plus en plus interconnecté, une coopération plus étroite permet au Vietnam de suivre le rythme des progrès médicaux rapides tout en renforçant sa capacité à répondre aux épidémies émergentes, aux changements climatiques et aux autres menaces sanitaires mondiales.

Des spécialistes de Medrix (États-Unis) partagent leur expertise avec des infirmières de l’Hôpital central de Huê. Photo : VNA
Des spécialistes de Medrix (États-Unis) partagent leur expertise avec des infirmières de l’Hôpital central de Huê. Photo : VNA

Hanoi (VNA) – Face à l’intensification de la mondialisation et à la complexification croissante des enjeux sanitaires, la coopération internationale est devenue un pilier de la modernisation du système de santé vietnamien. Plus qu’une simple orientation politique, elle constitue un levier stratégique pour améliorer la qualité des soins, renforcer l’engagement international et rehausser le prestige du Vietnam sur la scène mondiale.

Le vice-ministre de la Santé, Dô Xuân Tuyên, a déclaré à un journal local que la coopération internationale demeure un facteur essentiel pour améliorer la qualité des services et développer les capacités du secteur de la santé à relever les nouveaux défis.

Dans un monde de plus en plus interconnecté, a-t-il ajouté, une coopération renforcée permet au Vietnam de suivre le rythme des progrès médicaux rapides tout en renforçant sa capacité à réagir aux épidémies émergentes, au changement climatique et aux autres menaces sanitaires mondiales.

S’appuyer sur l’expertise mondiale

Les partenariats internationaux offrent au Vietnam de précieuses opportunités de s’inspirer des systèmes de santé les plus performants au monde. Grâce à des formations conjointes, des transferts de technologie et des recherches collaboratives, les médecins et le personnel médical vietnamiens accèdent à des méthodes de traitement et des modèles de gestion modernes, contribuant ainsi à rehausser les normes professionnelles et la qualité des soins aux patients.

On trouve des exemples de cette collaboration dans tout le pays. Le partenariat de l’Hôpital Cho Rây avec le Japon en matière de transplantation d’organes a permis des avancées significatives. La coopération de l’Hôpital Bach Mai avec la France et l’Allemagne a permis de perfectionner la formation des spécialistes, tandis que l’Institut Pasteur de Hô Chi Minh-Ville a collaboré étroitement avec des partenaires américains et sud-coréens sur la recherche vaccinale. Ces efforts conjoints illustrent les avantages concrets de l’intégration médicale mondiale.

Le professeur associé Tang Chi Thuong, directeur du Département de la santé de Hô Chi Minh-Ville, a déclaré que les partenariats avec les hôpitaux étrangers apportent non seulement des avantages professionnels, mais aussi des bénéfices stratégiques.

«Une telle coopération permet à nos hôpitaux d’accéder à des technologies de pointe, d’adopter des processus de gestion modernes et d’appliquer de nouvelles techniques de traitement», a-t-il affirmé. «Cela améliore en fin de compte la qualité des soins et les résultats des traitements.»

Renforcement de la recherche et de la résilience

La collaboration internationale joue un rôle essentiel dans le renforcement des capacités de recherche du Vietnam et de sa capacité à répondre aux crises sanitaires. À titre d’exemple, citons le partenariat entre l’Hôpital des maladies tropicales de Hô Chi Minh-Ville et l’Université d’Oxford (Royaume-Uni), via l’Unité de recherche clinique de l’Université d’Oxford (OUCRU).

Comptant parmi les plus importants centres de recherche sur les maladies infectieuses en Asie, l’OUCRU a réalisé des centaines d’études reconnues internationalement, contribuant ainsi à l’avancement des connaissances médicales mondiales et renforçant la préparation du Vietnam en matière de prévention et de contrôle des maladies.

Au-delà du partage des connaissances, les projets de coopération en matière de production de vaccins, de produits biopharmaceutiques et de transfert de technologies pour le traitement du cancer contribuent à renforcer l’autonomie du Vietnam en matière de soins de santé. Ces initiatives sont considérées comme essentielles pour réduire la dépendance aux importations et répondre à la demande intérieure croissante de services médicaux de haute qualité.

Face aux défis croissants auxquels le monde est confronté, tels que les épidémies émergentes, le changement climatique et le vieillissement de la population, le Vietnam joue un rôle actif au sein des forums et initiatives multilatéraux de santé. Sa participation à ces plateformes lui permet d’échanger des expériences, de bénéficier d’un soutien technique et de coordonner des actions conjointes avec ses partenaires internationaux – des facteurs clés pour renforcer la sécurité et la résilience de son système de santé national.

Le Vietnam entretient aujourd’hui des partenariats médicaux avec environ 80 pays et territoires, ainsi que des liens avec plus de 20 organisations internationales, 200 organisations non gouvernementales étrangères, des institutions financières internationales, des universités et des instituts de recherche. Le secteur de la santé vietnamien contribue également activement aux cadres multilatéraux et aux forums mondiaux dirigés par l’OMS, l’UNICEF, l’UNFPA et l’ONUSIDA.

Pour l’avenir, le vice-ministre Dô Xuân Tuyên a déclaré que le ministère de la Santé continuera de considérer l’intégration internationale comme un pilier essentiel du développement des soins de santé, tant en matière de normes professionnelles que de technologies. «C’est également un moyen efficace de mobiliser des ressources, notamment compte tenu des limites des financements publics», a-t-il souligné.

La coopération internationale ne se limite pas à l’apprentissage mutuel, mais vise aussi à contribuer aux progrès de la santé mondiale. En misant sur les partenariats et l’innovation, le Vietnam ambitionne de bâtir un système de santé moderne, résilient et autonome, au service de sa population, tout en affirmant son rôle de membre proactif et responsable de la communauté mondiale de la santé, a-t-il encore indiqué. - VNA

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