Culture Muong, dans la lumière de son 1er musée privé

À l’âge de 35 ans, Vu Duc Hiêu a réalisé son rêve : ouvrir un musée privé sur la culture Muong dans la province de Hoà Binh (Nord). Son ouvrage s’est vu attribuer le prix Phan Châu Trinh 2012.
À l’âge de 35 ans, VuDuc Hiêu a réalisé son rêve : ouvrir un musée privé sur la culture Muongdans la province de Hoà Binh (Nord). Son ouvrage s’est vu attribuer leprix Phan Châu Trinh 2012.

Vu Duc Hiêu, surnommé «Hiêu Muong»,est né à Hanoi mais a grandi à Hoà Binh, «pays» de l’ethnie minoritaireMuong. Il est diplômé de l’École des beaux-arts appliqués et de l’Écoledes beaux-arts de Hanoi. À l’âge de 35 ans, après plusieurs années deva-et-vient entre Hanoi et Hoa Binh et divers métiers (journaliste,peintre, commerçant, patron de café, fermier...), Hiêu a décidé de seconsacrer à la construction d’un musée privé sur l’ethnie Muong, sagrande passion.

Après 10 ans de collecte et plus d’un an deconstruction, Vu Duc Hiêu a réalisé son rêve. En décembre 2007, ce muséeprivé sur la culture Muong, premier du genre, a été inauguré. 

Situé à 7 km du centre-ville de Hoà Binh, le musée de Hiêu est niché dans une petite vallée, sur un terrain de plus de 4 ha.

Quatremaisons sur pilotis appartenant à quatre catégories sociales sontexposées. La société Muong était autrefois très hiérarchisée. La maisonLang était celle des chefs de la communauté. La maison âu, celle desserveurs de ces derniers. Le peuple habitait la maison Noc, et les plusen bas de l’échelle sociale la maison Noc Troi.

Selon Vu DucHiêu, la maison Lang, vieille de plus d’un siècle, est la plus anciennede Hoà Binh. Elle est originaire de la région de Muong Châm dans ledistrict de Tân Lac (province de Hoà Binh) et appartenait autrefois à lafamille Hà Công. Selon le registre généalogique, 156 membres y ontvécu. M. Hiêu a consacré beaucoup de temps pour la restaurer.Maintenant, autour du feu qui brûle d’un éclat très vif, les visiteurset le patron du musée lèvent ensemble leur verre en écoutant des airsfolkloriques. 

Les objets sont présentés par thème. Plus de3.000 au total, liés étroitement à la vie quotidienne des Muong, dontplusieurs de grande valeur (gongs, brûle-parfums en cuivre...). On ytrouve aussi une bibliothèque de 3.000 ouvrages de toutes sortes. Cemusée appelle aussi les habitants locaux à participer. Certains d’entreeux vivent même dans les maisons exposées! Pas étonnant donc que lemusée de Vu Duc Hiêu soit considéré comme un «musée vivant».

Le musée de l’espace culturel de l’ethnie Muong est devenu la deuxièmehabitation de Vu Duc Hiêu. Pour sa passion, il a sacrifié beaucoup deses intérêts. Récemment il a mêne mobilisé sa femme et ses deux enfantsqui habitaient à Hanoi pour s’occuper du musée. Selon lui, chaque année,700 à 800 millions de dôngs sont investis, une somme non négligeablepour un musée privé. C’est pourquoi il aimerait recevoir des aides del’État ou des collectivités territoriales.

«Ce musée permetaux visiteurs de bien s’imaginer cette culture autochtone vieille de10.000 ans et sa place dans la société vietnamienne», a estimé leFonds pour la culture Phan Châu Trinh.

L’ouvrage de Hiêu s’est vu attribuer le prix Phan Châu Trinh 2012, un prix pour l’oeuvre de la culture et de l’éducation. - VNA

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Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

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L'art ancestral de l'emballage du "bánh chưng" : un rituel du Têt vietnamien

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Plats traditionnels incontournables sur les tables du Têt au Nord

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Les couleurs de l’ancienne capitale impériale Huê au cœur de la Foire du Printemps 2026

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L’ensemble crée une expérience immersive et authentique : les visiteurs déambulent dans un univers où se mêlent élégance royale, savoir-faire ancestral et douceur du quotidien huéen, redécouvrant ainsi, le temps d’une visite, la quintessence raffinée de l’ancienne capitale impériale.

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