COVID-19 : les blouses au centre de l’épidémie

Travailler 24 heures sur 24 et ce sans interruptions ni vacances afin d’être prêt à répondre à tous moments aux situations urgences.

Hanoi (VNA) - Travailler 24 heures sur 24 et ce sans interruptions ni vacances afin d’être prêt à répondre à tous moments aux situations urgences. Telles sont les lourdes tâches des équipes médicales et médecins à tous échelons du Vietnam, en cette période de lutte contre l’épidémie de pneumonie virale causée par le nouveau coronavirus COVID-19.
COVID-19 : les blouses au centre de l’épidémie ảnh 1Contrôle de l’état de santé d'un suspect du COVID-19 dans la province de Vinh Phuc. Photo : VNA


Depuis le début de l’épidémie de pneumonie virale au Vietnam, l'hôpital central des maladies tropicales à Hanoï a été désigné comme "le premier lieu d’accueil" des patients atteints de COVID-19.

Les deux derniers cas contaminés au COVID-19, traités dans cet établissement ont récemment été guéris. Tenant un bouquet de fleurs offert par ses médecins, Mme Y, une patiente de 55 ans, est incapable de cacher ses larmes et sa joie à l’idée de pouvoir sortir de l'hôpital.

Mme Y a été transférée à l'hôpital central des maladies tropicales le 9 février, après plusieurs jours de traitement à la clinique générale de Quang Hà, district de Binh Xuyên, province de Vinh Phuc. Elle a vraisemblablement était contaminée par N.T.D, voisin et personne contaminée par le virus. Cette dernière était membre d’un groupe de huit ouvriers envoyés en Chine par la société Nihon Plast implantée dans la zone industrielle de Binh Xuyên, province de Vinh Phuc, pour une cours de formation à Wuhan, épicentre de l’épidémie.

Au premier jour de son entrée à l'hôpital, Mme Y avait 39,7°C de fièvre et souffrait de tremblements. "Les médecins et les infirmières prennent grand soin des patients. Nous sommes très touchés", a confié Mme Y en essuyant ses larmes.

Une victoire à chaque guérison


L'hôpital central pour les maladies tropicales a traité avec succès un total de cinq patients depuis le début de l'épidémie.

"Nous traitons systématiquement les symptômes comprenant la fièvre, les maux de gorge, toux et aidons les patients à améliorer leurs endurances physiques. Pendant ce processus, la chose la plus importante est de créer des zones d’isolement et de traitement spécifiques pour les personnes contaminées. Nous nous efforçons d'éviter la propagation d’infection aux agents médicaux et celle des germes pathogènes à l'extérieur. L'hôpital respecte strictement le schéma thérapeutique du ministère de la Santé", a déclaré le docteur Nguyên Trung Câp, chef du service des urgences de cet hôpital.

"Ces derniers jours ont été extrêmement pénibles avec une charge de travail conséquente, mon sommeil est complètement désordonné. Mais, les médecins et les personnels médicaux travaillent sans relâche pour détecter et isoler les cas suspects. Nous sommes heureux quand les patients guérissent et sortent de l'hôpital" a partagé une infirmière lors de la campagne de lutte contre le COVID-19.

"Dès mes débuts en médecine, mes collègues et moi étions pleinement conscients des dangers que notre métier représentait. Cependant, nous essayons toujours de surmonter ces difficultés pour assumer nos responsabilités professionnelles vis-à-vis des patients et de la communauté" a-t- elle ajouté.

Des médecins en première ligne à Son Lôi

Depuis plusieurs semaines, la province de Vinh Phuc (Nord), localité la plus touchée par l’épidémie du pays avec un grand nombre de cas positifs, est contrainte d’imposer des mesures préventives drastiques contre l’épidémie du nouveau coronavirus. Le ministère de la Santé a notamment envoyé des produits désinfectants, du matériel et des fournitures ainsi qu’une équipe de travail spéciale travaillant 24h/24 et 7jours/7 pour soutenir la province dans la prévention et la lutte contre l'endémie.

La commune de Son Lôi de 10.600 d’habitants, dans le district de Binh Xuyên, le centre épidémique, est depuis en quarantaine. La température corporelle et l’état de santé de tous les villageois à Son Lôi sont quotidiennement contrôlés.

"Nous avons pris de nombreuses mesures urgentes. Ici nous sommes tous déterminés à nous battre jusqu’à la fin de l’épidémie du COVID-19", a déclaré le Professeur délégué, Docteur Trân Nhu Duong, directeur adjoint de l’Institut national d'hygiène et d'épidémiologie de Hanoï, chef de la délégation du ministre de Santé envoyée à Son Lôi.

Présent dans le village d'Ai Van, commune de Son Lôi, un médecin a déclaré : "Ici, les gens sont inquiets, mais la vie reprend doucement son cours grâce aux conseils utiles des médecins en ce qui concerne la prévention et la lutte contre l'épidémie".

La dernière bonne nouvelle en date : les deux patients contaminés par le COVID-19 ont été guéris au district de Binh Xuyên. Nguyên Trong Khoa, directeur adjoint du Département de gestion des examens et des traitements médicaux du ministère de la Santé, a reconnu que ce résultat était dû au dévouement des médecins et des infirmières du centre médical du district de Binh Xuyên, ainsi que du soutien des équipes de travail spéciale de l'hôpital Bach Mai (Hanoï) et des experts.

L’ensemble du corps médical, les médecins, les infirmières, les aides-soignants, les gardes-malades, tous démontrent leur courage et leur abnégation extraordinaire face au combat contre l’épidémie du COVID-19 au Vietnam.

Grâce aux efforts persistants des équipes médicales et des médecins, on espère à une fin de l'épidémie dans un futur proche ainsi qu’une situation sous contrôle dans les différents points chauds du virus à travers le pays. Ces succès des médecins vietnamiens contribuent activement à la lutte contre le COVID-19 à l'échelle mondiale.- CVN/VNA

Voir plus

Le prof. associé-Dr Trân Quang Nam, chef du service d’endocrinologie du Centre médical universitaire de Hô Chi Minh-Ville. Photo : S.X.

Près de 20% des Vietnamiens souffrent de surpoids

D’après un récent rapport publié par l’agence d’études de marché Decision Lab, parmi plus de 1.000 Vietnamiens interrogés, 83% reconnaissent l’obésité comme une maladie pouvant entraîner de nombreuses affections chroniques. Pourtant, la prise en charge précoce est freinée par la sédentarité généralisée, les conséquences sanitaires tardives et des croyances culturelles profondément ancrées.

Un patient atteint de cancer subit une résection hépatique par chirurgie robotique avancée à l’hôpital K. Photo : NDEL

Le secteur de la santé accélère sa transformation numérique

Le système national d’examens et de traitements médicaux se concentrera sur l’amélioration de la qualité et de l’efficacité afin de réduire la surpopulation dans les hôpitaux tertiaires et de renforcer le rôle des soins de santé primaires, a déclaré la ministre de la Santé, Dào Hông Lan.

Photo : journal Nhan Dan

Pour un accès équitable aux soins des maladies rares

L’Administration des services médicaux, sous l’égide du ministère de la Santé, a organisé le 28 février un événement national marquant la Journée internationale des maladies rares, ainsi qu’un atelier sur l’élaboration d’une liste nationale des maladies rares et les solutions de financement pour les médicaments orphelins au Vietnam.

Personnes subissant un examen médical au centre de santé communal de Phu Rieng, province de Dong Nai. Photo: VNA

Journée des médecins vietnamiens (27 février) : Vers une approche globale des soins de santé maternelle et infantile

Malgré un contexte difficile, le Vietnam enregistre des avancées notables en matière de santé maternelle et infantile, avec des indicateurs en nette amélioration et un cadre juridique renforcé. Les autorités entendent désormais réduire les inégalités régionales et consolider les soins primaires à travers un nouveau programme national pour 2026-2035, afin de garantir à toutes les mères et à tous les enfants un accès équitable à des services de santé de qualité.

Le Dr Vu Xuân Thành examine un patient et guide les étudiants en médecine lors d’une séance de pratique clinique. Photos : suckhoedoisong.vn

Le médecin Vu Xuân Thành, la musique adoucit les mœurs

Avec plus de 20 ans d’expérience dans le domaine médical, le Dr Vu Xuân Thành canalise les pressions et les émotions de la vie hospitalière en chansons, offrant un aperçu rare du côté humain des soins de santé au-delà de la blouse blanche.

Transplantation pulmonaire à l’Hôpital national du poumon. Photo : gracieuseté de l’Hôpital national du poumon

La transplantation pulmonaire en voie de devenir une procédure courante au Vietnam

L’intégration de la transplantation pulmonaire dans les pratiques courantes confirme la position de l’hôpital comme établissement de référence dans le traitement des maladies pulmonaires et de la tuberculose, tout en offrant de nouvelles perspectives de survie aux patients souffrant d’insuffisance respiratoire terminale et en contribuant au développement de la médecine de transplantation au Vietnam.