Coopération entre trois grands hôpitaux pour des greffes d’organes

Les jeunes patients doivent être prioritaires en cas de dons d’organes à partir de donneur en mort cérébrale et/ou en arrêt cardiaque.
Coopération entre trois grands hôpitaux pour des greffes d’organes ảnh 1Signature d’accords de coopération entre trois hôpitaux à Hô Chi Minh-Ville pour la mise en oeuvre du projet. Photo : CVN
Hô Chi Minh-Ville (VNA) - Les jeunes patients doivent être prioritaires en cas de dons d’organes à partir de donneur en mort cérébrale et/ou en arrêt cardiaque. C’est l’un des contenus importants du projet "Réseau de coordination multi hospitalière sur le don et la transplantation d’organes entre les hôpitaux Cho Rây et Thông Nhât et l’Hôpital pédiatrique numéro 2 qui est mis en oeuvre depuis le 16 octobre. 

Trinh Huu Tùng, directeur de l'Hôpital pédiatrique numéro 2 a déclaré qu'au cours de 14 ans de transplantation d’organes au profit des enfants, l'hôpital n'avait effectué que 16 greffes de rein et 12 greffes de foie. C’est un résultat très faible pour les provinces du sud. Selon lui, c’est en raison de la pénurie d'organes et de donneurs. De plus la majorité des organes donnés proviennent des parents et/ou des proches des enfants.

D’ailleurs, à ce jour, le prélèvement d’organes chez des enfants en mort d’arrêt cérébrale et/ou d’arrêt cardiaque n’est pas possible en raison de la loi interdisant le prélèvement d’organes sur des donneurs mineurs. Par conséquent, le directeur a témoigné: "Avec cette signature de coopération, les hôpitaux Cho Rây et Thông Nhât partageront les ressources de don d'organes provenant de personnes en mort cérébrale et/ou en arrêt cardiaque avec notre hôpital au profit de la vie des très jeunes patients".

Le professeur Trân Dông A, conseiller en transplantation d'organes de l’Hôpital pédiatrique numéro 2, a déclaré qu'actuellement, de nombreux enfants n’ont pas pu être sauvés ou survivre en raison de la loi citée plus haut. Selon ce professeur, interdire les donneurs de moins de 18 ans est tout à fait correct, mais dans le cas  d’un enfant en mort cérébrale et/ou en arrêt respiratoire, le don d'organes ne devrait pas être interdit, parce que les organes d’enfants seront davantage compatibles pour un jeune patient comparé à un don d’organe d’un adulte bien évidemment.
Coopération entre trois grands hôpitaux pour des greffes d’organes ảnh 2Un cas de greffe d’organes réalisé à l'hôpital Cho Rây. Photo : CVN


En tant qu’unité de pointe dans le secteur de la transplantation d’organes dans le Sud, l’hôpital Cho Rây a procédé chaque année à des dizaines de greffes d’organes provenant de donneurs vivants, en mort cérébrale et/ou en arrêt cardiaque. 

Le Professeur agrégé Nguyên Truong Son, directeur de l'hôpital Cho Rây, a indiqué que dans le contexte d'une demande croissante de transplantations d'organes, cette coopération a pour objectif de relier les unités hospitalières de transplantation d'organes de Hô Chi Minh-Ville. Elle vise aussi à augmenter l’efficacité de coordination des ressources d’organes, ainsi que de constituer une unité chargée de greffes dans tous les hôpitaux de la mégapole. "Dans ce partenariat, nous nous sommes concentrés sur la priorité des dons d’organes au profit des enfants", a souligné Nguyên Truong Son.

Le Professeur Trinh Hông Son, directeur du Centre national de coordination sur les greffes d’organes humains, a déclaré que le Vietnam comptait actuellement 18 unités aptes à pratiquer des greffes d'organes. Plus tard, il y aura d'autres unités supplémentaires pour miser sur la survie des plus jeunes.-CVN/VNA

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