Cependant, il reste des inquiétudes sur l'instabilité de ce secteur qui joue une rôle important dans l'économie nationale.
Lors d'un séminaire consacré à l'impact de l'adhésion du Vietnam àl'Organisation mondiale du Commerce (OMC) sur le secteur aquicole, tenujeudi à Hanoi, le ministère de l'Agriculture et du Développement rural(MADR) a annoncé que depuis 2001, le Vietnam figure dans le "Top ten"des exportateurs mondiaux de produits aquatiques et, en 2006, il étaitle 6e exportateur, le 3e producteur aquicole et le 13e exploiteur deressources marines du monde.
En deux ans à l'OMC, ce secteur a connu une forte croissance avec,en 2007, une production de 4,2 millions de tonnes et 3,8 milliards dedollars de chiffre d'affaires d'exportation, et en 2008, 4,6 millionsde tonnes et 4,6 milliards de dollars.
Selon l'Association de transformation et d'exportation desproduits aquatiques du Vietnam (VASEP), les produits vietnamiens sontprésents dans plus de 160 pays et territoires, avec une qualité qui necesse de croître. Ainsi, plus de 300 entreprises répondent auxstandards de l'Union européenne (UE) pour les produits d'importation,et plus de 400 sont fournisseurs des marchés des Etats-Unis, de laChine, de la République de Corée et d'autres.
Le secteur aquicole se taille une position importante dansl'économie nationale, en contribuant à environ 7,3% de la valeurd'exportation nationale en 2008, employant plus de 4 millions detravailleurs et créant des sources de revenus directs ou indirects pourenviron 10% de la population. Ces 15 dernières années, ce secteur acontribué à hauteur de plus de 5% au PIB national.
Sur le marché intérieur, les produits aquatiques sont des alimentstraditionnels des Vietnamiens, particulièrement les produits frais. Enmoyenne, chaque Vietnamien en consomme annuellement 36 kg.
Cependant, la grande vitesse de développement de ce secteur entermes de production et d'exportation provoque une inquiétudecroissante sur sa durabilité.
Ces derniers temps en effet, le développement du secteur aquicolea été trop rapide et manquait de durabilité tant d'un point de vueéconomique, environnemental que social, a estimé Nguyen Huu Dung,vice-président de la VASEP.
Outre les dégâts qu'ils causent sur l'environnement ou la menaced'épuisement des ressources, les producteurs vietnamiens n'ont pasencore établi de marques commerciales pour leurs produits, et doiventles vendre sous des labels d'importateurs ou de réseaux de distributionétrangers.
En outre, selon la VASEP, la promotion des produits aquatiques duVietnam sur le marché mondial est limitée par une structure du prix derevient irrationnelle dans laquelle les frais pour les matièrespremières représentent de 70% du coût total, et ceux liés auxtransports, aux transactions et au marketing, seulement 1%.
Les officiels du Département de la coopération internationale duMADR se sont déclarés inquiets par "une mission impossible" selon euxd'exécuter une série d'engagements envers l'OMC d'ici au 1er octobre2010, dont l'origine des produits et la gestion des bateaux de pêche.
Le séminaire organisé jeudi dernier a permis de recueillir lessuggestions des experts et des responsables des localités concernéespour compléter et promulguer un Plan d'action national sur ledéveloppement durable du secteur aquicole pour la période 2010-2012. -AVI
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