Acte chirurgical réussi face à la maladie de Marfan

L'Université de médecine et de pharmacie de Hô Chi Minh-Ville a effectué avec succès une opération chirurgicale sur une femme atteinte d'une dissection aortique aiguë dans sa 33e semaine de grossesse.
Acte chirurgical réussi face à la maladie de Marfan ảnh 1 L’équipe des médecins de l'UHMP-HCM a effectué avec succès une intervention chirurgicale pour un cas  de syndrome de Marfan.  Photo : CVN

Hô Chi Minh-Ville (VNA) - Récemment, l'Université de médecine et de pharmacie de Hô Chi Minh-Ville (UHMP-HCM) a effectué avec succès une opération chirurgicale sur une femme atteinte d'une dissection aortique aiguë dans sa 33e semaine de grossesse. Tout cela a été fait en urgence face à une maladie rare et difficile à traiter.

Le parturiente âgée de 33 ans et domiciliée dans le 7e arrondissement a été donc hospitalisée en urgence à l’UHMP-HCM. Les médecins lui ont diagnostiqué "une dissection aortique thoracique de type A", anévrisme de l'aorte - valve sévère de l'aorte aortique - syndrome de Marfan - 33 semaines de grossesse, 5 jours en croissance lente. Avant l’hospitalisation, cette patiente avait des symptômes de type dyspnée, avec de fréquents évanouissements. 

Après examens complémentaires, les médecins ont déclaré qu'il s'agissait d'un cas très difficile. La question pour l'équipe médicale était de choisir de sauver la mère et donc l'enfant. Pour cette future maman, l’opération était nécessaire pour éviter tous risques aggravants.

En termes d'obstétrique, le docteur Trân Nhât Thang, chef du Département d'obstétrique et de gynécologie, a estimé: "Il s'agit d'un cas où la grossesse se développe mal et trop lentement pouvant entraîner de graves conséquences pour le bébé. Mais compte tenu de l'état de la mère, si aucune césarienne n'est pratiquée, les complications de la dissection aortique peuvent mettre en danger la vie de la mère et ne seront pas sans danger pour le fœtus".

Après des discussions d’experts, les médecins ont décidé de commencer par une césarienne, puis une opération aortique pour la mère. "La césarienne comporte des dangers, car au cours de l'opération, son impact sur la mère sera majeur, la pression artérielle peut varier, l'aorte peut se briser pendant l'opération. Nous avons donc préparé nos équipes, dans le cas d'un vaisseau sanguin maternel rompu lors de la prise du bébé, l'opération chirurgicale de la mère serait effectuée immédiatement", a déclaré le Dr. Nguyên Hoang Dinh.

Le 29 juin 2019, l’équipe obstétrique et gynécologique a réalisé une césarienne pour cette parturiente dans la salle de chirurgie cardiaque avec un groupe de spécialistes en cardiologie pour effectuer une chirurgie cardiaque à tout moment. Heureusement, le processus de césarienne était bon, une petite fille pesée de 1,8kg est née en bonne santé.

Après la césarienne, la parturiente a passé une journée en réanimation. Le 1er juillet 2019, le professeur agrégé Nguyên Hoàng Dinh et l’équipe du centre cardiaque ont effectué une opération majeure pour cette mère afin de remplacer la racine aortique et poser un stent sur l’aorte. Cette opération a été menée remarquablement,  cette patiente et son bébé sont en bonne santé.

Le professeur agrégé Nguyen Hoàng Dinh a témoigné: "Les patients atteints d’une dilatation aortique due au syndrome de Marfan en étant en grossesse est un facteur de motivation, provoquant des complications, dont la déchirure des vaisseaux sanguins faibles. De nombreux cas de femmes enceintes ne souffrent pas du syndrome de Marfan avant d'être enceinte, mais pendant leur grossesse, l’aorte ne se détend pas et est touchée par une dissection aortique. Par conséquent, les femmes enceintes doivent faire preuve de vigilance face aux symptômes de douleur thoracique ou de douleur abdominale aiguë et soudaine".-CVN/VNA

Voir plus

Le pourcentage de personnes pratiquant régulièrement une activité physique a augmenté de 10 %. Photo : Vietnamplus

Le Vietnam place le sport au cœur de sa stratégie de santé publique

Le Vietnam renforce sa stratégie de santé publique en mettant l’accent sur la prévention et la pratique sportive. Objectif : améliorer la condition physique, prolonger l’espérance de vie en bonne santé et construire une société plus dynamique, au service d’un développement durable.

"Dans une ferme de vaches laitières à Gia Lai. La fièvre aphteuse est une maladie virale très contagieuse qui touche les animaux à onglons, notamment les bovins, les porcins, les ovins, les caprins et diverses espèces sauvages. Photo: VNA

Les mesures se renforcent pour empêcher l’entrée du virus de la fièvre aphteuse

Bien que le Vietnam n’ait pas encore enregistré de cas de SAT1, les autorités mettent en garde contre un risque élevé d’introduction, notamment par le biais du commerce illégal d’animaux transfrontalier. Les vaccins nationaux existants ne protègent que contre les sérotypes O, A et Asia1, laissant le bétail vulnérable à la souche SAT1, ce qui pourrait entraîner des pertes importantes, en particulier dans les élevages de bovins et de buffles.

Un médecin de l'Hôpital pour enfants n°1 de Hô Chi Minh-Ville examine un enfant atteint du syndrome pieds-mains-bouche. Photo : VNA

Hô Chi Minh-Ville renforce la surveillance face au syndrome pieds-mains-bouche

Selon le Centre de contrôle des maladies de Hô Chi Minh-Ville (HCDC), la ville a enregistré 1.394 cas de syndrome pieds-mains-bouche entre le 6 et le 12 avril, soit une hausse de 36,8 % par rapport à la moyenne des quatre semaines précédentes. Depuis le début de l’année, la ville a recensé 11.925 cas.

Un médecin de l’Hôpital pour femmes et enfants de Dà Nang traite un enfant atteint du syndrome pieds-mains-bouche. Photo : baodanang.vn

Dà Nang renforce la prévention de la maladie pieds-mains-bouche en flambée

Selon le Centre de contrôle des maladies de Dà Nang (CDC Dà Nang), la ville a enregistré 483 cas de syndrome pieds-mains-bouche depuis le début de l’année, soit près de 1,5 fois plus qu’à la même période l’an dernier. Les enfants de moins de trois ans représentent près de 90 % des cas.

Le professeur associé Le Thuong Vu (à gauche) effectue une bronchoscopie avec échographie endobronchique (EBUS) à visée de biopsie. Photos: NDEL

La médecine "ne consiste pas seulement à soigner, mais aussi à préserver l’espoir"

Après plus de trente ans de carrière, le docteur Vu conserve une foi intacte dans les progrès de la médecine. Pour lui, chaque nouvelle technique représente une opportunité supplémentaire pour les patients. Ce qui le rattache à son métier reste ce moment où un patient retrouve la santé et le sourire, preuve que la médecine ne se limite pas à soigner, mais qu'elle permet aussi de préserver l’espoir.

Flavie Goutard, vétérinaire épidémiologiste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) de France. Photo : VNA

Le Vietnam reconnu pour son approche intégrée de prévention des épidémies

Plusieurs experts internationaux participant au Sommet « One Health » (Une seule santé) en cours à Lyon, en France, ont estimé que le Vietnam figurait parmi les pays pionniers dans la mise en œuvre d’une approche intersectorielle visant à contrôler les épidémies et à protéger la santé humaine, animale et environnementale.

e séquençage du génome consiste à lire et à décrypter l’intégralité de l’ADN d’un individu, afin de repérer d’éventuelles variations pouvant expliquer sa maladie. Photo: pngtree.com

Des scientifiques vietnamiens identifient les mutations génétiques de maladies rares

Le professeur-Docteur Nguyên Huy Hoàng, directeur adjoint de l’Institut de biologie de l’Académie vietnamienne des sciences et technologies, et son équipe de recherche ont mené un projet intitulé « Analyse des mutations génétiques chez des patients vietnamiens atteints de maladies rares sélectionnées à l’aide de la technologie de séquençage de l’exome entier ». Ce projet, réalisé de 2022 à 2024, vise à élucider les causes génétiques de ces maladies au sein de la population vietnamienne.

Une équipe de santé de la commune de Dat Do effectue des consultations médicales à domicile pour les habitants. Photo : VNA.

Ho Chi Minh-Ville déploie un modèle de soins de santé continus de proximité

Ce programme novateur, fondé sur les principes de la médecine familiale, ambitionne d’instaurer un suivi médical continu, proactif et global pour chaque citoyen. Ces équipes mobiles se rendent désormais directement au domicile des habitants, en accordant une attention prioritaire aux personnes âgées, aux malades chroniques, aux personnes en situation de handicap ainsi qu’aux populations les plus vulnérables.