Hanoï (VNA) - Au-delà du potentiel de développement des échanges commerciaux et des exportations de produits agricoles, le Vietnam s’impose également comme une destination touristique de plus en plus prisée par les Néo-Zélandais.
Une dynamique soutenue des exportations
Bien que les échanges restent d’un volume encore modeste, les exportations vietnamiennes vers la Nouvelle-Zélande connaissent une progression soutenue. Selon les données des Douanes vietnamiennes, au premier semestre 2026, les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint 844 millions de dollars, dont 399,7 millions de dollars d’exportations vietnamiennes, en hausse de 18,8 % sur un an, contre 444 millions de dollars d’importations.
Les principaux produits exportés restent les téléphones et leurs composants, les ordinateurs, les produits électroniques, le textile-habillement et les produits agricoles. Les téléphones et leurs composants ont généré 98 millions de dollars, en hausse de 7 %, tandis que les ordinateurs, produits électroniques et leurs composants ont atteint 47,6 millions de dollars (+17,8 %). Les exportations de textile-habillement se sont élevées à 31,6 millions de dollars (+14,9 %) et celles de machines, équipements et pièces détachées à 29,6 millions de dollars (+19,8 %).
Selon l’Association vietnamienne des producteurs et exportateurs de produits aquatiques (VASEP), bien que le marché néo-zélandais soit encore relativement modeste, il présente un potentiel important pour diversifier les débouchés. Les exigences en matière de contrôle et de garantie de la qualité des produits aquatiques importés du Vietnam y sont toutefois assez strictes, avec des normes d’hygiène et de sécurité sanitaire comparables à celles de l’Union européenne (UE). À compter de février 2027, un dispositif de contrôle renforcé s’appliquera à certains groupes de produits aquatiques importés. Certains produits phares du Vietnam, tels que les crevettes, les homards et les crabes prêts à consommer, devront notamment obligatoirement faire l’objet d’analyses visant à détecter la présence de Listeria monocytogenes et de Salmonella.
La VASEP estime que les entreprises vietnamiennes disposent encore de temps pour renforcer leurs systèmes de contrôle de qualité et se conformer aux normes requises. Une meilleure exploitation des accords commerciaux et le respect des exigences sanitaires pourraient, selon elle, permettre d’accélérer davantage les exportations vers ce marché.
Le secteur de la noix de cajou partage cette analyse. Bien que les volumes achetés par la Nouvelle-Zélande restent modestes, les prix y sont relativement élevés, le marché privilégiant les produits de qualité et les segments à forte valeur ajoutée. Au premier semestre, le prix moyen des noix de cajou vietnamiennes exportées vers ce pays a atteint 7 255 dollars la tonne, contre environ 7 100 dollars en moyenne.
Le Vietnam séduit de plus en plus les touristes néo-zélandais
Le potentiel de la relation bilatérale ne se limite pas au commerce. Selon une enquête menée auprès de 2 300 Néo-Zélandais par l’Asia New Zealand Foundation, 39 % des personnes interrogées souhaitent visiter le Vietnam, derrière le Japon (66 %), Singapour (44 %) et la Thaïlande (43 %), mais devant plusieurs autres destinations asiatiques.
Le nombre de touristes néo-zélandais au Vietnam a progressé de 19,4 % sur un an en 2026, tandis qu’il a augmenté de 22,4 % en juillet. L’Autorité nationale du tourisme du Vietnam considère l’Australie et la Nouvelle-Zélande comme des marchés long-courriers à fort potentiel, avec pour objectif d’attirer non seulement davantage de visiteurs, mais aussi des touristes dépensant davantage et séjournant plus longtemps.
Selon l’agence de voyages néo-zélandaise House of Travel, les réservations de séjours à Hanoï ont bondi de 130 % en 2025, contre 32 % pour Bali et 11 % pour Tokyo. Cette tendance témoigne de l’intérêt croissant des familles néo-zélandaises pour le Vietnam, notamment en raison de son bon rapport qualité-prix et de la possibilité de combiner hébergement, gastronomie, excursions et déplacements intérieurs.
Compte tenu de l’éloignement géographique, les visiteurs néo-zélandais privilégient souvent des séjours de 10 à 21 jours. Leur arrivée peut également contribuer à mieux répartir les flux touristiques tout au long de l’année, les périodes de vacances hivernales dans l’hémisphère Sud ne coïncidant pas avec les saisons creuses des principaux marchés de l’hémisphère Nord. Les liaisons aériennes et les politiques vietnamiennes en matière de visas devraient encore faciliter l’accès à cette clientèle à fort potentiel. -VNA