Une fillette surdouée pour les chants giao duyên

Yên Nhi a sept ans et habite à Hô Chi Minh-Ville. Elle est devenue célèbre grâce à sa voix unique, appropriée pour l’interprétation de chants giao duyên, un genre musical qui oscille entre le don ca tài tu (chant des amateurs du Sud) et les chansons folkloriques vietnamiennes.
Yên Nhi asept ans et habite à Hô Chi Minh-Ville. Elle est devenue célèbre grâce àsa voix unique, appropriée pour l’interprétation de chants giao duyên,un genre musical qui oscille entre le don ca tài tu (chant des amateursdu Sud) et les chansons folkloriques vietnamiennes.

Lesvidéos de la petite Yên Nhi ont rapidement atteint les 50.000 vues surYoutube. Et le nombre d’internautes qui souhaitent avoir ses coordonnéesainsi que des informations la concernant ne cesse d’augmenter. Uneréalité qui se vérifie facilement : tapez les mots «Yên Nhi tân cô giaoduyên» sur Google et en 0,22 seconde, 2.780.000 résultats apparaissent.Yên Nhi chante remarquablement bien pour son âge. Surtout qu’elle n’estpas issue d’une famille de chanteurs. Elle s’intéresse particulièrementau don ca tài tu, un art reconnu par l’UNESCO comme patrimoineimmatériel du monde et à priori réservé aux adultes.

Une surprise pour le milieu artistique

Ellecompte déjà un bon répertoire à son actif. Grâce à sa voix prodigieuse,Yên Nhi n’a aucun problème à reprendre de grands classiques. Parexemple la chanson Cho moi (Nouveau marché) du compositeur TrongNguyên, souvent interprétée avec succès par les artistes Thanh Kim Huêet Trong Huu, ou Cô gai ban sâu riêng (La vendeuse de durian), ducompositeur Viên Châu, interprétée par l’artiste Lê Thuy, et encore Embé quê (La jeune fille campagnarde) de Quê Chi, interprétée par lesartistes Minh Vuong et Thanh Kim Huê.

Sa voix est appréciéepar les artistes confirmés du cai luong (théâtre rénové), notammentl’humoriste Van Huong. «Personne de son âge n’égale ses performances.Elle respecte parfaitement les rythmes et les standards en vigueur»,estime Van Huong. Ngoc Mai, artiste et membre du jury du Prix Bông luavàng (Épi de riz d’or) de la Radio de Hô Chi Minh-Ville, l’a largementcomplimentée. Elle aimerait que cette enfant prodige la rejoigne enprovince pour se produire lors de spectacles donnés en faveurd’activités humanitaires.

Nguyên Công Son, chef du comitéde direction du théâtre Sen Hông, a également fait l’éloge de latalentueuse Yên Nhi. Tout comme l’animateur Thanh Bach. «C’est la plusjeune artiste qui participe à la cérémonie en hommage à la Journée decommémoration des ancêtres du théâtre 2014», souligne ce dernier.L’artiste Thanh Kim Huê, qui chante en duo avec Yên Nhi, affirme que sontalent est «rare, en particulier ses aptitudes pour le +tân cô giaoduyên+(la combinaison des extraits du cai luong, la musique moderne etle don ca tài tu). Ce genre de théâtre est très exigeant, même pour desartistes chevronnés. À son âge, je ne pouvais pas chanter aussi bienqu’elle. Si elle s’entraîne dur, elle deviendra sans aucun doute unebrillante chanteuse».

En admiration devant sa voix,l’artiste Thanh Kim Huê a composé pour Yên Nhi une chanson intitulée Duacon vào lop (Emmener mon enfant à l’école). Les deux artistes l’ontinterprétée ensemble lors d’un programme retransmis en direct à laTélévision de Long An (Sud).

Un agenda bien rempli

Sononcle a soumis un dossier à l’organisme compétent pour la défense de lapropriété intellectuelle de Yên Nhi. Ses chansons pourraient servir demusique d’attente téléphonique afin de sensibiliser les jeunes aurespect de leurs parents et les inciter à la recherche dans leursétudes. Deux mois après son apparition au Théâtre de l’armée du Sud, YênNhi a continué à se produire dans de grands théâtres de Hô ChiMinh-Ville : aux Théâtres Sen Hông et Bên Thành, au studio Nam Quang, età la foire de l’agriculture au parc Lê Van Tam…

De plus,elle a été invitée à des expositions à Cân Tho, Soc Trang (Sud), lors dela cérémonie d’inauguration de l’usine de séchage des produitsagricoles Ecofarm, à Long An (Sud), ainsi que dans le cadre dereprésentations artistiques pour les ouvriers à Dông Nai. Le 14 novembredernier, Yên Nhi a participé à un spectacle spécial au Théâtre 126, uncentre réunissant des vedettes vietnamiennes. Sa voix a fait «mouche»sur la plupart des spectateurs. À chaque fois qu’elle descendait oumontait d’un ton, des applaudissements nourris s’élevaient de la salle.Lê Thi Hang a partagé son admiration après le spectacle diffusé sur lachaîne de la Télévision de Long An, où Yên Nhi était présente : «Je suispartie de Câu Voi pour venir écouter et découvrir cette surdouée !»

Àl’heure actuelle, le Centre culturel de la ville étudie son dossierafin de lui accorder une bourse consacrée aux jeunes talentueux, remisepar l’Union des jeunes communistes Hô Chi Minh. -CVN/VNA

Voir plus

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO lors de la 19e session du Comité intergouvernemental pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Photo diffusée par la VNA

Le Vietnam défend la mise en œuvre du traitement préférentiel pour les pays en développement

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO, a proposé de mettre l’accent sur le renforcement des capacités, le partage d’expériences, le renforcement de la coopération internationale et la mise en œuvre des recommandations adoptées en ce qui concerne l’article 16 de la Convention sur le «traitement préférentiel pour les pays en développement».

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Coutume ancienne apparue en Asie, les étrennes du Têt incarnent des vœux de paix, de chance et de prospérité pour la nouvelle année. Si les formes ont évolué avec le temps et le numérique, cette tradition demeure un symbole indissociable du Têt traditionnel vietnamien.

Des femmes khmères de la commune d’An Cư, province d’An Giang, s’emploient à préserver et à valoriser le métier traditionnel de tissage de brocart de leur communauté. Photo : VNA

An Giang : le brocart khmer, un patrimoine vivant au service du tourisme culturel

Au pied de la chaîne des Sept Monts, le village de tissage de brocart khmer de Van Giao, province d’An Giang, illustre une dynamique réussie de valorisation du patrimoine culturel associée au développement du tourisme communautaire, contribuant à créer des moyens de subsistance durables et à promouvoir l’identité culturelle des minorités ethniques du Vietnam.

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le « Têt Nguyên Dan », également connu sous le nom de fête du Nouvel An lunaire ou plus simplement « Têt », est la célébration la plus significative et la plus attendue du calendrier vietnamien. Il s’agit de la fête à ne pas manquer, où chaque détail des préparatifs est soigneusement exécuté selon des rituels transmis de génération en génération.
Le Têt symbolise le début d’une nouvelle année, et les événements qui se produisent ce jour-là sont traditionnellement considérés comme annonciateurs des fortunes et des défis pour les mois à venir.

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Pour les Vietnamiens, le Nouvel An lunaire est la plus grande et la plus attrayante de toutes les fêtes. De nombreux us et coutumes sont transmis de génération en génération.

Huynh Công Ly (chemise blanche) et sa famille perpétuent la tradition d’ériger le mât rituel depuis plus de 50 ans. Photo : CVN

Le gardien du cây nêu dans le Delta du Mékong

Dans le Delta du Mékong, la famille de Huynh Công Ly perpétue depuis plus d’un demi-siècle la tradition d’ériger le cây nêu, perche rituelle du Têt, symbole ancestral chargé de sens spirituel et culturel.